Fermer la publicité
Journal d'annonces légales et d'informations locales et régionales pour le département du Rhône

Nouvelle voix/Tracy De Sa : "Ma musique reflète ma vie"

le - - Côté spectacles

Nouvelle voix/Tracy De Sa : "Ma musique reflète ma vie"
Leah Cold

Le hip-hop sera à l'honneur vendredi au café du Théâtre de Villefranche pour les Nouvelles voix avec Tracy De Sa, une petite bombe de 24 ans qui n'hésite pas à casser les codes.

Tracy, comment avez-vous découvert le hip-hop ?

"Par mon frère. J'ai fini par connaître plein de chansons par cœur et par m'identifier à ces textes qui revendiquaient des choses qui me tenaient à cœur. Le rap donne la parole à ceux qui ne l'ont pas et ça me touche forcément."

Mais vous avez d'abord commencé le hip-hop à travers la danse…

"C'est vrai. Je m'étais inscrite à un court avant d'intégrer des crews avec qui j'ai fait des battles, des concours… Et lorsque je suis arrivée en France en 2011, j'ai commencé à traîner avec des rappeurs qui m'ont dit d'essayer de chanter. Comme à l'époque j'écrivais déjà, je me suis mise à m'entraîner sur mes flows. Mais c'est vraiment avec la danse que j'ai compris le rythme."

Quelles ont été vos influences musicales ?

"Lorsque j'étais en Espagne, j'écoutais beaucoup de musiques différentes. Du flamenco, du reggeaton, des choses qui venaient d'Amérique latine. Et ensuite ça a été du hip-hop des années 90 comme Biggy, Salt and pepper, Lauryn Hill, Eminem… J'aimais beaucoup le côté dansant de ces artistes qui n'existait pas chez les rappeurs français."

Vous aimez aussi mélanger les genres. Ça vient de votre parcours personnel, puisque vous avez vécu en Inde et en Espagne avant d'arriver en France ?

"Oui mais c'est surtout parce que j'aime innover, même si je ne peux pas nier que j'ai été influencée par quelqu'un comme MIA. On me compare beaucoup à elle (NDLR : MIA est une rappeuse originaire du Sri Lanka, Tracy est née en Inde). Mais j'essaie surtout de créer mon style à moi. C'est pour ça que j'ai mon flow un peu débité. J'aime être unique."

Ce qui vous caractérise c'est aussi ce féminisme assumé. Dans le rap ça n'est pas courant.

"C'est quelque chose que je revendique. Pour moi le féminisme c'est la lutte pour l'égalité entre les sexes. Grandir en tant que femme c'est encore très dur dans le monde d'aujourd'hui."

Mais le milieu est assez macho. On vous a reproché votre engagement ?

"Le hip-hop n'est pas la seule musique qui peut être misogyne. Et c'est aussi un reflet de la société. Alors si je peux jouer le rôle de contrepoids, c'est tant mieux. Mais je ne parle pas que de ça dans mes textes."

Votre inspiration elle vient comment ?

"C'est surtout des choses que je vis au quotidien. Ça peut aller de sujet très militant comme l'immigration à des trucs plus légers comme le son que j'ai fait sur les problèmes de batterie que je rencontre avec mon téléphone. Ma musique reflète ma vie."

La scène, c'est important pour vous ?

"Complètement. J'adore ça. C'est ma manière de tester des sons. Si le public ne kiffe pas trop un morceau, je peux le modifier."

Propos recueillis par Tony Fonteneau

A partir de 19h au café du Théâtre. Gratuit. A partir de 20h30 au Théâtre, Juicy, Flèche love et Angèle. Plus de place disponible.




Tony FONTENEAU
Journaliste

Ses derniers articles

Abonnez-vous à l'offre Papier + Numérique

Le Patriote Beaujolais Journal d'annonces légales et d'informations locales et régionales pour le département du Rhône

  • ›   Pour plus de contenu, papier + web
  • ›   l’accès aux annonces légales,
  • ›   l’accès aux ventes aux enchères.
Je m'abonne

À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide


Fermer
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies et de technologies similaires par notre société ainsi que par des tiers, afin de réaliser des statistiques d'audiences et de vous proposer des services éditoriaux et la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux. En savoir plus / paramétrer