AccueilBEAUJOLAISCoteaux du BeaujolaisMontessori en Beaujolais : prison avec sursis pour les éducatrices violentes de l'école de Villié-Morgon

Montessori en Beaujolais : prison avec sursis pour les éducatrices violentes de l'école de Villié-Morgon

Violence à l'école Montessori de Villié-Morgon, le tribunal s'est montré plus sévère que les réquisitions réclamées par le ministère public.
Montessori en Beaujolais : prison avec sursis pour les éducatrices violentes de l'école de Villié-Morgon
Le Patriote - L'entrée de l'école Montessori en Beaujolais, sur les hauteurs de Villié-Morgon.

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La directrice et une éducatrice de l'école Montessori en Beaujolais, située à Villié-Morgon, qui ont comparu lundi 23 avril dernier au tribunal de Villefranche, n'étaient pas présentes à la barre pour entendre le jugement les concernant ce vendredi 22 juin.

Douze enfants ont été reconnus victimes : soit de l'une, soit de l'autre, soit des deux.

La directrice Camille T. a été reconnue coupable des faits de violences et condamnée à douze mois de prison avec sursis et interdiction d'exercer une activité en lien avec des mineurs pendant cinq ans. Quant à l'éducatrice, Béatrice B., elle a écopé de six mois de prison avec sursis et également d'une interdiction d'exercer pendant cinq ans.

Plusieurs familles qui se sont portées partie civile ont été dédommagées à hauteur de 1 600 euros.

"Un climat de violence générale"

Pour rappel, les deux femmes comparaissaient pour "violences sans incapacité sur mineur de moins de 15 ans par personne ayant autorité sur la victime".

Cette affaire avait éclaté en décembre 2017, notamment suite aux auditions d'élèves et d'adultes faisant émerger l'image "d'un climat général de violence dans l'école".

En effet, la liste est longue des mauvais traitements qu'ont subis certains enfants : coups donnés sur les jambes avec divers objets, isolements répétés, élèves saisis par le cou, tirés avec force par le bras, secoués…

A la barre ce jour-là, les éducatrices avaient nié en bloc l'ensemble des faits, ne concédant même pas l'esquisse du moindre geste d'énervement. Leurs avocats respectifs, Me Sauvayre et Me Hilbert-Thomasson, avaient insisté sur le manque de preuves matérielles et notamment l'absence de certificats médicaux.

"Leur absence, un signe de mépris"

"C'est une décision juste, qui correspond au dossier et qui est équilibrée", souligne Me Collomb, avocat de l'association Enfance et partage, au sortir de l'audience du vendredi 22 juin.

Du côté des parents, qui jugent l'absence des deux prévenues comme un signe de mépris, c'est la satisfaction : "Nos enfants sont reconnus victimes, c'était notre but. Le principal c'est qu'ils aillent de l'avant et qu'ils se remettent", témoigne une maman.

"Cela fait plusieurs mois que ma vie est suspendue à un fil et je suis ravi de savoir que la justice a fait son travail et l'a bien fait", souligne un papa.

Jacqueline FABRE

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