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FCVB/Maxime Jasse : "je ne pensais pas que ça me ferait autant de bien"

Si la fin de l’aventure de Maxime Jasse au FCVB a pu étonner beaucoup de monde cet été, l'ancien capitaine caladois est ravi de son nouveau nid trouvé à Mâcon (R1).
FCVB/Maxime Jasse : "je ne pensais pas que ça me ferait autant de bien"
DR/UF MACONNAIS - Maxime Jasse, à l'entraînement sous ses nouvelles couleurs mâconnaises, a découvert, cet été, un autre univers, après dix ans passés en Calade.

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A l'instant de quitter Villefranche cet été, là où il aurait voulu poursuive dans un rôle plus en retrait, toujours dans le domaine sportif, Maxime Jasse n'avait pas encore ouvert de parenthèse sur son nouveau repère, à Mâcon, à 40 km de cette Calade où il a tout connu. Alors, à l'heure de vivre son premier derby Bourg-Villefranche comme observateur au stade Verchère, l'une des figures du FCVB de ces dernières années s'est confiée sur son nouveau cadre d'expression, l'UF Mâconnais, auprès d'un jeune coach prometteur (Romain Paturel) qui devra composer avec un effectif aux CV bien garnis (Perradin, Azraine, Farras, Garcia, Dunand, Messaoudi). L'occasion, aussi, d'évoquer le derby d'ouverture du National ce vendredi à Bourg où Villefranche n'aura pas les faveurs des pronostics, comme souvent. Entretien d'un milieu simplement heureux de retrouver le terrain. Même loin de cette Calade qui ne l'oublie pas.

A quoi ressemble cette reprise avec votre nouveau club, l'UF Mâconnais ?

"Elle est assez bonne. C'est comme je l'espérais dans un club à la fois ambitieux et un minimum pro, sans être non plus trop loin du monde amateur. Mais tu sais comment ça fonctionne, ce sont les résultats qui feront le reste. Je suis content de mon choix, aujourd'hui."

Ce projet mâconnais en R1, il se nourrit de quoi ?

"J'ai toujours préféré, à chaque moment de ma carrière, descendre plus bas et me sentir désiré. Je l'ai fait d'Auxerre à Villefranche, là c'est du FCVB à Mâcon. Je suis dans un club où les choses sont faites correctement avec les moyens d'une bonne R1. Le président (NDRL : Alain Griezmann, père du champion du monde français) est présent tous les jours et tu sens qu'ils veulent construire un projet solide."

Avec le recrutement opéré à ce niveau vous allez être très attendus…


"Forcément, en R1 Bourgogne, mais ça fait partie du jeu. Au risque de sortir une phrase bateau, ce n'est pas avec des noms que l'on fait une équipe mais avec des résultats. Il va falloir être performant. On ne va pas se le cacher, l'ambition du club sera de monter en N3 puis rapidement en N2. Ils ont fait le recrutement pour ça."

A 33 ans, la motivation est activée par quoi ? L'amour du jeu toujours ?

"Toujours par cette même envie, oui ! A la base je n'étais pas content de quitter Villefranche mais au final ça me fait du bien de voir autre-chose. Je vais retrouver mon poste au milieu, je suis motivé pour gagner encore et vivre de nouveau une montée. Une accession, que ce soit en National ou en R1, ce sont les mêmes émotions. Je suis excité par ça. En plus on est dans un rythme d'entraînement, avec une séance par jour, qui me convient, ce qui n'est pas mal pour une R1. La prépa' se passe bien. Je continue d'avoir ma vie dans le foot. C'est important."

"Après Alain Pochat, en arrivant au FCVB, Hervé Della Maggiore a fait preuve d'intelligence"

La page Villefranche a été tournée cet été. Vous en garderez quoi ?

"On n'en gardera que des bons souvenirs, le reste... Dix ans dans un club, ça fait quelque-chose. C'est comme quand je suis parti d'Auxerre. C'est beaucoup dans un club. J'ai vu passer des entraîneurs, des dirigeants. Tu as tes habitudes, des affinités. J'étais ancré dans ce club. Je suis plutôt fier de ce que j'ai réalisé là-bas. Je suis vraiment heureux d'avoir participé, humblement, à la progression du club, pendant ces dix saisons. En tant que Caladois de naissance, c'est toujours jouissif de jouer pour ce maillot."

De ces années en Calade, quel coach vous a marqué ?

"C'est difficile de n'en citer qu'un seul. Ils ont tous compté. J'ai toujours suivi mon coach, même si parfois on a pu me le reprocher. Pour moi un coach, c'est un patron. Tu as le droit de ne pas être tout le temps d'accord avec lui mais tu peux lui en parler. Tous m'ont apporté des choses, dans des domaines différents. Avec Alain Pochat, j'ai vécu des choses extraordinaires. Il m'a convaincu de ne pas arrêter le foot quand il est arrivé à Villefranche, en 2017. C'était un moment où l'envie d'arrêter était présente, même si j'étais encore jeune. J'ai beaucoup discuté avec lui, il m'a fait confiance. Il a amené un jeu qui me plaisait. Avec lui, on a pris énormément de plaisir. On a vécu une montée en National puis une aventure incroyable en coupe de France. C'est ce qui a de plus récent, ce qui vient à l'esprit. Il y a eu d'autres entraîneurs marquants comme Stéphane d'Urbano et Landry Ndzana avec qui j'ai passé trois saisons enrichissantes en CFA (N2). Il y avait un côté humain intéressant. J'ai tiré du bon de tous les entraîneurs."

Vous avez quitté le FCVB sur une dernière saison où vous avez tout vécu, entre blessure, suspension, changement de coach, situation critique en National puis ces barrages pour l'accession en Ligue 2. Quels étaient les ressorts de ce groupe caladois pour accomplir un tel parcours ?

"C'est l'état d'esprit des joueurs qui a pesé parce qu'on a vécu de véritables galères. Il y avait des mecs avec du caractère dans ce groupe. On se regardait les yeux dans les yeux dans le vestiaire. Quand ça n'allait pas, on se disait les choses. C'était ça notre force. On a perdu un coach que l'on ne voulait pas perdre (Alain Pochat) en cours de saison. On l'a sauvé après la trêve en allant le chercher chez lui et après il a été remercié alors que nous n'étions pas d'accord. Derrière, un autre coach est arrivé (Hervé Della Maggiore). On a su mettre notre fierté et notre souffrance de côté pour continuer la remontée au classement. Tout ça, n'aurait pas été possible si nous n'avions pas des bons mecs dans cette équipe. Avec ces gars-là, j'ai sans doute connu le meilleur groupe de ma carrière."

En quoi l'arrivée d'Hervé Della Maggiore a-t-elle tempérée les esprits en février au FCVB ?

"Il a fait preuve d'intelligence en arrivant sur la pointe des pieds en nous disant que ce que nous faisons était positif tout en soulignant le travail extraordinaire d'Alain Pochat. Il a amené sa touche personnelle. Je le répète il a eu cette intelligence-là. Beaucoup de coaches auraient fait à leur manière et basta ! Je le remercie pour ça. Il est tombé quand même sur un groupe qui savait prendre ses responsabilités."

C'était une douleur de quitter ce groupe ?

"Oui, forcément. Mais avec ceux dont j'étais le plus proche, on se côtoie tous les jours via les réseaux sociaux. Je ne les ai pas vraiment quittés. Mais c'est vrai que dans la vie au quotidien, ça fait bizarre de ne plus les voir. Je reconstruis des choses à Mâcon, avec d'autres bons mecs où je vis une autre aventure. Je ne pensais pas que ça me ferait autant de bien."

"La clé, dans un derby, on le dira toujours, c'est l'engagement"

Dans le derby à venir en National entre Villefranche et Bourg, quel sera votre pronostic ?

"Je l'ai dit aux gars des deux équipes que je connais, je vois Bourg gagner. Entre la dynamique des matches amicaux et l'équipe qu'ils ont montée, je les sens mieux armés. Mais on ne peut jamais rien avancer sur un match. Je serai dans les tribunes, en tout cas, pour voir ça et vivre l'ambiance de ce derby comme premier match de la saison !"

Tactiquement, les deux entraîneurs maîtrisent le 3-5-2. Quel peut être la clé d'un tel face-à-face ?

"C'est difficile de le dire. On est dans un premier match de championnat où personne n'est vraiment prêt. Il y aura des incertitudes des deux côtés, ce qui peut enlever la saveur d'un derby. Mais la clé, dans ce genre de rencontre, on le dira toujours, c'est l'engagement. J'aurais tendance à penser que c'est l'équipe la mieux armée physiquement qui l'emportera."

A Villefranche, en terme d'engagement, vous voyez Jimmy Nirlo, l'ancien bressan, comme un héritier à Villefranche ?

"On a le même vécu. On nous a souvent comparé pour ça. J'espère qu'il ne se trompera surtout pas de maillot vendredi ! (rires)".

Le départ de Maxime Blanc à Bourg où il a retrouvé Alain Pochat était-il déjà écrit en fin de saison dernière ?

"Alain (Pochat) a joué un rôle dans sa venue à Bourg mais il était à un moment de sa carrière où il avait envie de bouger. Il marche à l'affect. Et sachant que ses potes très proches ne jouaient plus à Villefranche (Ertel, Lacour, Benedick), tu sentais qu'il aimait le FCVB encore mais qu'il avait besoin d'un autre challenge. A Bourg, il est en forme, il va se régaler et en plus il porte toujours un maillot bleu…"

Ralph NEPLAZ

Correspondant local de presse



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