AccueilACTUALITESViticultureLouis Bréchard : une vie pour le vignoble beaujolais !

Louis Bréchard : une vie pour le vignoble beaujolais !

Louis Bréchard aura été l'une des grandes figures du Beaujolais que le monde viticole n'est pas prêt d'oublier.
Louis Bréchard : une vie pour le vignoble beaujolais !

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Né à Chamelet le 21 mars 1904, orphelin de père - disparu en 1915 - très jeune, il a dû gérer avec sa mère l'exploitation viticole et agricole avec comme seul bagage son Certificat d'études primaires. En quelques années, il double la superficie.Ardent défenseur du vignoble et de toutes ses appellations, toujours aux côtés des vignerons, c'est un homme qui a toujours préféré "le terrain" et la conquête des marchés internationaux.

Son intérêt pour la viticulture ne fait alors que de s'accentuer. Parallèlement, il se dévoue au bien public et devient conseiller municipal à Chamelet (1935), puis adjoint (1943) pour assurer ensuite les fonctions de maire (de 1945 à 1989) et de député du Rhône (de 1958 à 1962).

C'est dès 1945 qu'il rentre au bureau de l'Union viticole du Beaujolais pour en devenir le président en 1963, et ce jusqu'en 1984 ! Autant dire qu'il prend cette responsabilité très à cœur, plaidant sans cesse pour l'unité de la profession.

Pour une bonne conduite du vignoble

En Beaujolais, la superficie du vignoble passe de 14 000 hectares (1950) à 23 000 hectares (au début des années 2000). Il a fallu replanter car il y avait de la demande. Mais ensuite, l'enthousiasme a du être freiné.

En 1965, Louis Bréchard impose un quota : soit un demi-hectare en plantation nouvelle pour chaque exploitation. Son combat pour la recherche de la qualité et de l'innovation le mène à créer la SICAREX (Société d'intérêt collectif agricole de recherche expérimentale).

La profession doit à Louis Bréchard plusieurs lignes de conduite : il déconseillait notamment aux vignerons de choisir des plants à gros rendement pour préserver la qualité.

Selon Marcel Laplanche, il est difficile d'attribuer à un seul homme le succès du beaujolais nouveau dans le monde entier, et ce dès la fin des années 60. Louis Bréchard y aura en tout cas très fortement contribué. Il en a fait un vin de qualité et accessible à tous.

Du Beaujolais aux vignobles des pays étrangers

Mais si son engagement pour le Beaujolais est total, il s'intéresse à d'autres vignobles de nombreux pays. Il va à la rencontre de vignerons en Californie, en Argentine, dans les Balkans, au Chili, vantant en même temps les vins du Beaujolais.

Entre temps, il crée le CIBAS (Centre interprofessionnel beaujolais d'analyses sensorielles). Il est apprécié et très demandé. Au début des années 90, des journalistes d'Europe de l'Est viennent le voir dans sa modeste maison de Chamelet.

Ce dévouement pour la cause du vin lui valut le surnom de Papa Bréchard, titre aussi du récit de vie qu'il publia en 1977 (Stock, éditeur), avec la complicité du journaliste Jean-Pierre Richardot.

Décédé le 18 septembre 2000, une chose est sûre, il aura passé sa vie à défendre le vin de son pays natal.

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