AccueilACTUALITESLigne de train Lyon-Mâcon : le coup de gueule des usagers

Ligne de train Lyon-Mâcon : le coup de gueule des usagers

Les lignes de trains desservant les gares du Beaujolais sont en difficulté depuis déjà plusieurs années. Les utilisateurs, tout autant en colère que désespérés, ont choisi de témoigner pour Le Patriote.
Le nombre d'utilisateurs à grimpé entre 20 et 30 % depuis le début de la crise énergétique.
©Alexandre Bonnet - Le nombre d'utilisateurs à grimpé entre 20 et 30 % depuis le début de la crise énergétique.

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Ils sont fatigués et cela n'a pas l'air de vouloir s'arranger. Les utilisateurs des lignes de train Lyon-Mâcon, Lyon-Dijon ou encore Vienne-Villefranche sont à bout de souffle depuis déjà plusieurs années. Vétusté du réseau, surcharge des rames, retards et insécurité font partis du quotidien auquel les usagers sont confrontés, et cela, dans les deux sens de circulation.

La galère des usagers…

7 h 07 un jour de semaine, il ne faut pas longtemps aux clients de la SNCF pour se rendre compte que le trajet risque encore une fois d'être compliqué. Le quai de la gare de Villefranche est déjà bondé, celui d'Anse le sera également et ceci jusqu'à ce que le TER arrive enfin à Lyon.

Ce TER à destination de Vienne arrive en gare et les passagers s'agglutinent au niveau des portes d'accès, espérant trouver une place assise ou au moins de quoi effectuer le trajet qui les séparent de la métropole lyonnaise. "Je suis arrivé au point où je prends un train une heure plus tôt pour être sûre d'arriver à l'heure à mon travail, détaille Alexiane Baloche, utilisatrice quotidienne de la ligne Villefranche-Lyon. Nous sommes à chaque fois debout, matin et soir, serrés dans les rames comme du bétail. Alors oui, ils donnent des excuses : grève, manque de personnel, oubli d'ajout de rame… Pour autant si certains contextes semblent justifiés, les billets restent hors de prix pour le service ! "

Sur Twitter, les usagers expriment leur colère.

Des trajets compliqués comme celui-ci ne se limitent pas qu'à la semaine. Le dimanche soir, moment fatidique durant lequel les étudiants redescendent en ville pour suivre leurs cursus, l'histoire est quasiment équivalente. À tel point qu'il n'y a même pas de place pour monter dans un des wagons affrété par la société ferroviaire.

Antonin Dumont, étudiant en marketing digital à Lyon et qui a déjà vécu cette expérience désagréable plusieurs fois raconte : "Je me suis retrouvé sur le quai de la gare de Belleville un dimanche soir vers 18 h, avec plusieurs dizaines de personnes qui attendaient comme moi le train (NDLR : ligne Dijon-Lyon).

On nous annonçait sur l'application SNCF un retard de 40 minutes et une forte affluence sur ce trajet. Une fois le train à quai, on s'est rendu compte qu'il était blindé et que l'on ne pouvait pas monter dedans, commente l'étudiant. Dans ces trains il n'y a pas de contrôleurs et si quelqu'un fait un malaise en termes de sécurité cela me parait compliqué".

Une situation inquiétante pour le jeune homme qui essaye de trouver de nouvelles alternatives pour arriver chaque semaine jusqu'à son domicile. "Si on doit prendre notre voiture, d'un point de vue écologique ce n'est pas top. J'essaye donc de prendre d'autres trains à d'autres horaires", souffle-t-il.

Avec sa mère, il a écrit à la Région Auvergne-Rhône-Alpes à plusieurs reprises pour évoquer ces problèmes. Pour l'instant, il n'a pas reçu de réponse précise de la part de la collectivité. Contacté à ce sujet, la SNCF n'a pas non plus donné suite à nos questions au moment où nous bouclons cette édition.

©DR En semaine mais aussi le week-end, les wagons sont parfois surchargés.

Vers une diminution de l'offre ?

Ce véritable casse-tête, un collectif sur Twitter "TER Lyon-Mâcon" essaye de l'atténuer. Sur leur fil d'actualité participatif, les internautes partagent les retards, la capacité des trains et l'état du trafic en temps réel.

Selon les informations que le Patriote a récolté auprès de la Fédération nationale des associations d'usagers des transports, FNAUT, le contexte déjà difficile pourrait bien empirer dans les mois ou années à venir. Effectivement, la Région Bourgogne-Franche-Comté souhaiterait raccourcir le temps de trajet entre Dijon et Lyon.

Pour ce faire, il faudrait supprimer des gares sur le parcours. Une diminution de l'offre de transport alors que le nombre d'utilisateurs à grimpé entre 20 et 30 % depuis le début de la crise énergétique.

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