AccueilACTUALITESLiaison A6-A89 : le Beaujolais Val de Saône en ligne de mire !

Liaison A6-A89 : le Beaujolais Val de Saône en ligne de mire !

Dans le jargon, on appelle ça un dossier épineux.

ACTUALITES Publié le ,

Depuis plus de quinze ans, la question de la jonction entre A6 et A89 (dernier chaînon manquant sur la liaison autoroutière Genève-Bordeaux) suscite tensions et crispations. Dans la ligne de mire au tournant des années 2000, le sud du Beaujolais Val de Saône semblait tiré d'affaire, l'Etat proposant un tracé plus au sud, tout proche de l'agglomération lyonnaise. Une nouvelle enquête publique vient d'ailleurs d'être lancée à propos d'un sillon reliant La Tour-de-Salvagny à Lissieu via Limonest et Dardilly. Ouverte jusqu'au 20 décembre, elle cristallise les oppositions. Les élus des quatre communes concernées par le tracé actuel sont vent debout contre le projet.

Un front commun contre le projet

Une lettre co-signée par Gilles Pillon (La Tour-de-Salvagny), Michèle Vullien (Dardilly), Max Vincent (Limonest) et Jean-Louis Schuk (Lissieu) a été adressée le 16 octobre dernier au préfet Carenco. Elle pointe du doigt les incohérences du projet actuel et propose sans néanmoins le dire… un raccordement via le Beaujolais. "Les maires des quatre communes considèrent qu'il convient de surseoir au dossier tel qu'il est présenté actuellement pour (…) attendre la présentation des études sur le tracé plus au nord au droit de l'A46 nord et comparer les faisabilités environnementales, techniques et financières des deux projets concurrents (liaison au nord et liaison au sud)" peut-on lire dans le courrier adressé au préfet de région. A travers l'action des associations locales, la population de ces communes du nord de Lyon semble sur une ligne identique (voir ci-contre). Le Conseil général et Le Grand Lyon se montrent également hostiles à un tracé que seul l'Etat semble proposer.

La menace se précise ?

Rien n'interdit de penser que cette opposition franche et massive pourrait amener l'Etat à revoir ses plans. D'autant plus que celui-ci dit avoir relancé des études en 26 juin 2013 pour étudier une option "nord", à travers le sud beaujolais. L'hypothèse d'une jonction au niveau de l'aire des Chères ressurgit donc, à l'endroit même où s'achèvera le barreau A?46 nord/A6 actuellement en construction (voir page 5).
Si la menace sur le territoire et ses paysages semble se rapprocher (NDLR : on n'attend que peu de bénéfices "directs" pour la région), peu de voix s'élèvent encore parmi les élus et la population du Beaujolais Val de Saône. Seuls les maires les plus directement concernés réagissent publiquement aux propos de leurs homologues du nord Lyonnais. Ainsi, les élus d'Ambérieux-d'Azergues et des Chères ont déjà tiré la sonnette d'alarme. C'est encore bien peu face à la fronde qui s'organise quelques kilomètres plus au sud.

Julien Verchère

Partager :
Envoyer à un ami
Connexion
Mot de passe oublié ?