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Les Fatals Picards pour la première journée des Vendanges musicales à Charnay

Le groupe de rock déjanté sera une des têtes d'affiche des Vendanges musicales ce week-end à Charnay. Et ça tombe, c'est en concert que le guitariste Laurent Honel et ses potes se découvrent le mieux.
Les Fatals Picards pour la première journée des Vendanges musicales à Charnay
Nathanaël Masson

LOISIRSCôté spectacles Publié le ,

Pour ceux qui ne connaissent pas encore les Fatals Picards, pouvez-vous vous présenter ?

"Pour faire simple, on est un groupe de quatre personnes avec comme cahier des charges l'humour, la dérision, le décalage et le rock. Une de nos marques de fabrique c'est de traiter des sujets de société dans nos chansons. L'actualité et la société dans laquelle on vit sont nos principales sources d'inspiration."

Et sur scène, les Fatals Picards ça donne quoi ?

"On s'est construit en concert et c'est là que l'on est les plus représentatifs de nous-même. A chaque fois, c'est un mélange d'énergie et de bonne humeur où on joue un florilège de nos cinq-six derniers albums."

En 2007, le très grand public vous avait découvert pour l'Eurovision où vous aviez représenté la France. Quel souvenir gardez-vous de cette expérience ?

"Très bon, même s'il a parfois fallu batailler derrière pour redresser la barre de l'image de marque du groupe. On voulait montrer qu'on n'était pas que ça. Mais participer aux Jeux olympiques de la chanson ça reste quand même un super moment, un peu hors-norme."

En 2009, on a aussi beaucoup parlé de vous pour votre chanson "Le jour de la mort de Johnny". Et en décembre dernier, c'est arrivé… Vous la jouez toujours sur scène ?

"Déjà, ça n'a jamais été une chanson racoleuse. On l'avait beaucoup joué depuis 2009 parce que le public la réclamait et là on avait un peu arrêté depuis quelque temps. Mais peut-être qu'elle reviendra un jour. Le fait que Johnny soit mort ne change rien à ça."

Vous le dites, votre inspiration vient de sujets de société. Et musicalement, vous regardez où ?

"C'est difficile à dire puisque ce qui a construit le groupe c'est le texte. Donc nos inspirations sont plus à chercher chez Desproges, les Monthy Piton, dans la BD avec Franquin, Uderzo et Goscinny… Musicalement, on aime tout. Ça va de la musique africaine au punk-métal en passant par la variété, le flamenco ou le classique. Maintenant si on devait choisir quelqu'un ça serait Renaud."

En mars, vous allez sortir un neuvième album. Et comme pour le précédent, vous avez misé sur un financement participatif. Pourquoi ?

"A l'origine, c'était un moyen d'être indépendant, d'avoir des finances à l'équilibre avec notre petit label. Et ça faisait appel aux seules personnes sur qui on a toujours pu compter, notre public. Ensuite, on s'est aperçu que ça créait une dynamique un peu plus intéressante que dans des processus plus classiques d'écriture, enregistrement et sortie en magasin."

On retrouvera quoi dans ce prochain album ?

"Il sera fidèle à la tradition des Fatals avec des sujets de société, de l'humour et du rock. On aura notamment un morceau qui s'appelle "Sucer des cailloux" où on parle des interdits alimentaires et la façon dont ils sont rentrés dans nos vies. On a une chanson sur l'affaire Lafarge en Syrie, "Béton armé". Et d'autres sur Angela Merkel ou sur le suicide paysan."

Vendredi vous serez à Charnay. Vous connaissez bien le Beaujolais ?

"Forcément. On aime bien tout ce qui se boit et ce qui se mange en France donc le Beaujolais nous convient bien (rires)."

Propos recueillis par Tony Fonteneau

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