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Les caves de Bel-Air et Fleurie ne fusionneront pas !

le - - Viticulture

Les caves de Bel-Air et Fleurie ne fusionneront pas !
(D.R.)

Il y a moins d'un mois, l'un des responsables de la Cave de Bel-Air annonçait dans Le Patriote l'imminence de la fusion avec celle de Fleurie.

Une opération d'ampleur susceptible de modifier en profondeur le paysage de la coopération viticole en Beaujolais.
Mais voilà qu'aujourd'hui la même Cave de Bel-Air prend les devants pour annoncer la fin des tractations, l'abandon du projet, faisant entre les lignes porter la responsabilité de cet échec sur les épaules de Fleurie (lire par ailleurs).
Pour bien comprendre, il est utile de revoir le film à l'envers. Née il y a un an à l'occasion d'un déjeuner entre le directeur de la Cave de Bel-Air et le responsable commercial de celle de Fleurie, l'idée avait de prime abord plutôt emballé les viticulteurs à la tête des deux entités. Passée une première prise de contact encourageante en novembre 2012, plus d'une dizaine de réunions se sont enchaînées en 2013. Objectif : travailler sur le fond et bâtir ensemble les fondations de la possible future structure. "Mettre en commun les hommes, les moyens et les compétences dans le but de maintenir et même développer les revenus de nos coopérateurs", indique Didier Vermorel, président de la Cave de Fleurie.

"Pas assez de garanties"

Une belle idée sur le papier, devenue peu à peu un casse-tête pour Fleurie. Pour le président Vermorel, trop de clignotants ont viré au rouge. "Bel-Air réclamait une fusion rétroactive au 1er août 2013 quand nous visions pour notre part août 2014. Notre cave, c'est sept salariés, trois cents sociétaires, le conseil d'administration ne voulait pas faire les choses à la va-vite. Nous n'avions pas de garanties sur la gouvernance, nous avions un peu peur de perdre notre identité."
Comme toute fusion est soumise au vote de l'ensemble des coopérants à la règle de la majorité, l'affaire ne serait sans doute pas passée comme une lettre à la Poste à Fleurie. "On nous a mis la pression. Mais à cette vitesse-là, on allait droit dans le mur", confie le président, qui pointe également du doigt un problème de capital social. "Les parts à l'hectare valent 2?200 euros l'hectare à Bel-Air, 500 euros chez nous. Ils n'ont pas voulu décapitaliser pour arriver à l'équilibre nécessaire. De notre côté, les coopérateurs fleuriatons auraient dû pour beaucoup verser des sommes très importantes pour abonder au capital", explique M. Vermorel. Un frein de plus pour une cave des grands vins qui déclare disposer d'assez de forces pour décider elle-même de son avenir. "Il n'était pas question de négocier cette fusion pieds et poings liés. Nous n'avions pas besoin d'être absorbés. Nous avons stabilisé notre surface de vignes à 300 hectares, nous avons des atouts", assure Didier Vermorel.
"C'est un échec, admet-il, lié d'un côté à trop d'impatience et de l'autre à des peurs. Fondées ou pas, l'avenir le dira."

Julien Verchère




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