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Pierres dorées : les bons pères de famille cultivaient du cannabis

Les deux amis avaient pour habitude de "fumer un pétard"... comme ils auraient bu un verre ensemble.
Pierres dorées : les bons pères de famille cultivaient du cannabis
Béatrice VINCENT-MARTRAY

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Ce sont deux hommes qui étaient jugés pour une affaire de stupéfiants mardi au tribunal correctionnel de Villefranche : C.A. pour détention et usage illicite de stupéfiants et D.A. pour les mêmes faits, mais également offre ou cession de stupéfiants et détention d'une carabine 22 long rifle.

C'est sur le signalement de son ex-compagne que D.A. est placé en garde à vue après que les forces de l'ordre aient trouvé à son domicile six plants de cannabis, quelques grammes de cannabis, une carabine et des cartouches.

"EN PLUS, VOUS PRODUISEZ !"

"Non seulement vous consommez, mais en plus vous produisez, observe le juge. De plus vous consommez en présence de votre fille ! Vous n'avez plus 16 ans et savez que c'est interdit."

Reconnaissant les faits, D.A. assure que la perquisition l'a marqué : "Depuis la garde à vue, j'ai compris et j'ai arrêté de consommer".Quant à l'arme, héritage de son grand-père, l'homme ignorait qu'il fallait la déclarer en préfecture. "C'était votre devoir de vous renseigner", assène le juge.

Quant à C.A., il avoue avoir commencé à consommer chez son ami D.A. et avoir conscience qu'il n'avait pas à le faire. "J'avais quatre graines qui traînaient, je les ai plantées ! Mais depuis que j'ai arrêté je me sens bien mieux." "Vous avez perdu des années, des neurones et donné un mauvais exemple à vos enfants", souligne le juge.

USAGE RÉCRÉATIF

Le ministère public s'étonne que ces hommes mûrs, pères de famille, travailleurs, aient pu banaliser ainsi la culture et consommation de cannabis. Il demande six mois de prison avec sursis mise à l'épreuve de deux ans, une obligation de soins et une amende de 2 000 euros à l'encore de D.A. et 100 jours amende à 7 euros pour C.A.

Pour la défense, l'avocat de C.A, on a affaire à un usage "récréatif". "Il n'avait pas conscience de ce qu'il faisait." Pour l'avocat de D.A., "heureusement il arrive un jour où la justice vient et met un coup d'arrêt à cette consommation, et c'est une bonne chose".

Le tribunal, tenant compte de la prise de conscience des deux hommes, condamne C.A. à 100 jours amende à 7 euros et D.A. à 4 mois avec sursis mise à l'épreuve de deux ans, une obligation de soins, une amende de 500 euros et l'interdiction de porter ou de détenir une arme.

Jacqueline FABRE

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