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Législatives / Reconquête : "Nous sommes le seul parti de droite"

Séduite par le discours d'Éric Zemmour lors de la présidentielle, l'ancienne sympathisante frontiste Claire de Guernon représentera Reconquête dans la 9e circonscription. Elle compte sur un socle grandissant d'adhérents pour tirer son épingle du jeu.
Législatives / Reconquête : "Nous sommes le seul parti de droite"
© David DUVERNAY

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C'est une tendance massive qui s'est observée dans la 9e circonscription du Rhône : les pontes locaux du Rassemblement national ont presque tous rejoint le parti d'Éric Zemmour, Reconquête, à l'occasion de l'élection présidentielle. Si elle n'est pas la plus connue et qu'elle n'était pas encartée, Claire de Guernon, qui a été colistière du frontiste Julien Rochedy lors des municipales de 2014 à Montélimar, a suivi ce mouvement. "Quand j'ai entendu Éric Zemmour citer Danton à Villepinte et sa phrase "Une nation se sauve, elle ne se venge pas", j'ai eu un élan au cœur, raconte la candidate du parti d'extrême-droite. J'ai été déçue de Marine Le Pen qui n'est plus dans une politique de droite. Sur les questions d'immigration, elle est revenue sur le droit du sol là où Reconquête veut rester ferme. Nous sommes le seul parti de droite."

Mère de deux enfants et habitante d'Odenas depuis un an et demi, la jeune femme de 30 ans n'était pas forcément attendue en tête de liste. Le maire de Jullié, Jérémy Thien, a longtemps été pressenti. "Il me soutient profondément, assure Claire de Guernon. Tout comme le maire de Fleurie, Frédéric Miguet. C'est mon nom qui a été retenu mais ils sont à mes côtés." Bien que récente dans la commune qui jouxte le mont Brouilly, la Drômoise bénéficie d'un suppléant bien implanté, le Caladois Florian Oriol, ancien conseiller municipal et transfuge du RN, mais aussi de l'ancrage territorial de son mari, originaire du Beaujolais. Le couple a également vécu à Montmelas et Arnas auparavant. Il possède un hectare de vignes familiales à Quincié-en-Beaujolais qu'il vendange et fait vinifier chez Fernand Loron.

Ruralité, insécurité et pouvoir d'achat

C'est d'ailleurs en défenseuse de la ruralité et de la viticulture que Claire de Guernon pose sa candidature : prime de naissance de 10 000 € en milieu rural, allègement des démarches administratives pour les agriculteurs ou encore facilitation des transmissions. "Les exploitants sont en forte souffrance et ça me tient à cœur de porter leur voix dans de plus hautes sphères pour soulager leur quotidien", argumente-t-elle.

Malgré son militantisme au sein du très droitier syndicat étudiant de l'Uni à Lyon 3 et son expérience de campagne municipale, celle qui exerce dans le domaine du social, au sein de la Carsat à Villefranche, fait encore figure de novice dans l'exercice. Les fiches contenant les idées qu'elle compte défendre ne sont jamais très loin. Parmi ces idées, celles liées à l'immigration et à l'insécurité demeurent dominantes dans le programme du mouvement d'Éric Zemmour. "On voit que le visage de Villefranche change avec un vote majoritaire pour la gauche, juge-t-elle. Il y a une insécurité grandissante. Je suis bien placée pour le savoir en tant que femme de 30 ans et par mon métier et les personnes qu'on accompagne."

Bien que travaillant dans le domaine de l'assurance maladie, la question sociale ne fait pas partie des priorités de Reconquête. Questionnée à ce sujet, Claire de Guernon reconnaît un programme "moins détaillé", mais plaide pour "l'accompagnement" plutôt que "l'assistanat". Centrale dans la campagne actuelle, la question du pouvoir d'achat est prise en compte par la candidate, qui prône l'augmentation du Smic et la réduction de la différence entre salaires brut et net. "Les Français gagneront 100 € de plus par mois", assure-t-elle.

Campagne itinérante

Sur un territoire où la concurrence est rude entre d'un côté l'incarnation locale du duo Portier-Perrut chez LR et le parachutage du candidat de la majorité Ambroise Méjean, bien plus porté sur la dimension nationale du scrutin, l'Odenassienne ne souhaite pas positionner sa candidature en fonction de ses adversaires. "Je n'irai pas en guerre contre mes concurrents, assure-t-elle. Ce n'est pas ma façon de faire. Je préfère sillonner le Beaujolais et rencontrer les habitants." La candidate, qui n'est pas favorable aux réunions publiques et qui a posé des congés pour la campagne, continuera jusqu'à vendredi à se montrer sur les marchés pour convaincre les Beaujolais. Selon elle, la circonscription compte aujourd'hui plus de 700 adhérents et sympathisants.

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