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Législatives : Bernard Perrut s'efface derrière Alexandre Portier

Comme pressenti, Bernard Perrut ne sera pas candidat à sa réélection dans la 9e circonscription. Mais il partira comme suppléant d'Alexandre Portier, adjoint à Villefranche et à l'Agglo, pour représenter la droite et le centre.
Législatives : Bernard Perrut s'efface derrière Alexandre Portier
© David DUVERNAY

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Une affaire de "passation" et une "volonté de renouvellement". En se présentant dans les locaux du Patriote ce mercredi en présence d'Alexandre Portier, Bernard Perrut n'a pas laissé beaucoup de doutes sur ses intentions vis-à-vis des législatives dans la 9e circonscription du Rhône. Comme les rumeurs le laissaient à penser, le député sortant ne briguera pas de nouveau mandat. Il laisse la place à l'actuel adjoint à la sécurité de Villefranche et aux transports de l'Agglo, dont il sera le suppléant. "Alexandre m'a demandé de l'être, ce qui serait original parce que je ne crois pas qu'il existe de député avec autant d'années derrière lui qui ait fait ce choix", assure Bernard Perrut qui n'a pas caché une "certaine émotion" lors de son annonce, après 25 ans de mandat en Beaujolais.

Pressenti, Alexandre Portier, 32 ans, n'a pas été choisi par hasard. Après leur rencontre en 2013 à Paris – "je suivais même déjà ses réunions publiques en 2008", a même souligné l'adjoint originaire des Pierres dorées – l'actuel représentant de la circonscription l'a lui-même fait venir au sein de son équipe municipale de l'époque. C'est presque une histoire de filiation et de mentorat politique qui aboutit à ce passage de relais. "On partage les mêmes convictions, assure Alexandre Portier. Ce sont celles de la droite et du centre."

Bernard Perrut-Alexandre Portier : un duo "complémentaire"

Autrement dit, la continuité sera de mise dans le discours de campagne du duo. Elle sera même doublée d'une forme de "complémentarité" : d'un côté un potentiel député au cœur du débat national et proche des aspirations urbaines et de l'autre un suppléant également conseiller régional plus impliqué dans la ruralité. Bien que s'appuyant sur l'expérience de son aîné, Alexandre Portier assure vouloir porter ses propres thématiques.

"Je suis enseignant dans le civil et l'éducation et l'avenir des jeunes me préoccupent. Il faut renforcer les moyens de l'école." Le néo-candidat veut également défendre trois propositions concrètes : concernant le pouvoir d'achat, il milite pour le plafonnement du prix du litre d'essence à 1€50. En qualité d'adjoint à la sécurité, il désire aussi "mettre fin au laxisme judiciaire", qui passerait par l'application, selon lui, de 100 % des peines et la création de 20 000 places de prison supplémentaires. Concernant les retraites, enfin, l'élu ne souhaite pas de retraites en-dessous du Smic. "Je veux une revalorisation annuelle indexée sur l'inflation et non tous les cinq ans comme le défend LREM", tacle-t-il.

"Notre pays est profondément à droite"

Le message est clair : il ne faudra pas s'attendre à voir LR pactiser avec LREM dans cette élection, dans le respect des consignes de Christian Jacob, président du parti. Et ce même si, aujourd'hui, le score de Valérie Pécresse à la présidentielle semble promettre un avenir bien sombre à la liste qui sera portée par Alexandre Portier face à celle, potentielle de la majorité présidentielle. "On ne peut pas mélanger toutes les élections, se défend-il. On élit un député de proximité. Depuis 2017, nous avons remporté toutes les élections intermédiaires. En 2020, nous avons gagné 60 % des communes dès le premier tour. Nous avons trois quarts des départements et la moitié des régions de France. Notre pays est profondément à droite et le Beaujolais y est attaché."

De son côté, Bernard Perrut n'a "aucune inquiétude", sûr de son bilan. Et ce même si en 2017, il ne s'était imposé que de deux points face à son opposante LREM, Marion Croizeau. "2022 n'est pas 2017, tempère Alexandre Portier. Dimanche, il n'y a pas eu de blanc-seing accordé à Emmanuel Macron. Les gens rejettent ce match imposé avec l'extrême droite. Je vais faire campagne tous les jours pour aller convaincre les habitants et les rassembler dans un projet positif." Une campagne de terrain qui débutera mardi prochain, à 19 h 30, pour la première réunion publique du candidat à la salle des Échevins de Villefranche, en présence de Laurent Wauquiez.



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