AccueilVILLEFRANCHEÇa bouge dans l'aggloLe vélo dans l'agglo : un schéma tout tracé

Le vélo dans l'agglo : un schéma tout tracé

Aujourd'hui, réaménager la voirie consiste à donner de la place à la voiture, mais aussi aux cyclistes.

VILLEFRANCHEÇa bouge dans l'agglo Publié le ,

C'est le but que le Schéma vélo, mis en place actuellement dans les quatre villes de l'ancienne communauté d'agglomération, s'est fixé. Et pour l'instant, les municipalités jouent le jeu. "Cela s'inscrit à la fois dans le plan de développement durable que nous mettons en place, explique Daniel Banck, adjoint au maire en charge de l'espace urbain à Villefranche, mais aussi dans nos travaux ; chaque fois que cela est possible, nous implantons une bande ou une piste cyclable." Car il faut dans un premier temps différencier l'une et l'autre : la bande cyclable est située sur le même niveau que la bande de roulement automobile. La piste sera matérialisée différemment et aménagée de manière isolée de la chaussée, séparée de celle-ci par des bordures ou située sur un trottoir. Les différents aménagements cyclables sont de plus en plus nombreux sur le territoire de l'ancienne agglomération : en 2012, on dénombrait près de 40 kilomètres de voirie aménagés sur les quatre communes. En 2014, le chiffre avoisine les 60 kilomètres. "A Villefranche, ajoute Daniel Banck, on compte ainsi 2 735 mètres en piste cyclable et 23 895 mètres en bande cyclable, auxquels il faut ajouter la voirie de la nef." En effet, cette dernière étant depuis décembre 2012 située en zone 30, les vélos, piétons et voitures ont les mêmes privilèges sur la chaussée. Seule restriction dans le centre-ville caladois : la circulation des cyclistes à contre-sens sur les rues à sens unique. "Pour des raisons de sécurité et de topologie de la voirie, nous ne l'avons pas autorisé. Sur des voies comme la rue Nationale ou la rue Etienne-Poulet, cela aurait été compliqué et dangereux." Tous ces travaux ont un coût, aussi bien en marquage au sol qu'en matière de signalisation verticale par la pose de panneaux indiquant les voies réservées ou protégées pour les vélos. Les frais sont supportés différemment, selon que la voirie est communale, départementale ou intercommunale. Une situation appelée à évoluer, à la fois concernant les compétences que l'Agglomération Villefranche-Beaujolais va se voir attribuées au début de l'année 2016, mais aussi en tenant compte du fait que les routes départementales, situées pour certaines sur le territoire des communes, vont normalement retomber sous le giron du nouveau Rhône. Les aménagements vont néanmoins se poursuivre. Ainsi, sur la rue Claudius-Savoye, la ville de Villefranche va procéder à la mise en place d'un nouveau "barreau" comportant une bande cyclable, afin de compléter son réseau. Il en sera de même pour la route de Frans, entre les rues du 3-Septembre-1944 et l'intersection Ampère. "A chaque fois que nous le pouvons, nous complétons le maillage, commente Daniel Banck, nous nous retrouvons parfois confrontés à des points durs, comme sur le pont au-dessus de la voie ferrée boulevard Burdeau, où la largeur de la voirie ne nous laisse pas beaucoup de marge. Nous avions à l'inverse pu profiter des travaux du pont au-dessus de l'autoroute lancés par APRR, route de Frans, pour redimensionner la chaussée et prévoir des bandes cyclables."

Des arceaux pour les deux-roues

S'il faut pouvoir rouler, il faut aussi pouvoir se garer. Si un vélo peut s'attacher un peu n'importe où, il faut pouvoir le faire en toute sécurité. Du mobilier urbain spécialisé est ainsi mis en place depuis plusieurs années dans toute l'agglomération. Ces installations sont ainsi réalisées sur le territoire des communes par les services de l'Agglo, après concertation avec les municipalités. Chaque arceau coûte environ 300?euros, dont le coût aussi bien de la fourniture que de la pose est pris en charge par l'intercommunalité. Actuellement, ce sont ainsi 188?arceaux qui ont été installés à Villefranche, Gleizé, Limas et Arnas, permettant de parquer 376 vélos, mais aussi 9 abris avec 41 arceaux (pour 82?vélos).

Pistes cyclables aussi pour les sportifs

Quand on pense au réseau de pistes cyclables, on imagine moins souvent que les sportifs puissent s'en servir. Et c'est pourtant le cas, à l'image des coureurs du Vélo Club Caladois. "Quand il y a des pistes cyclables on les emprunte, commente Anthony Barle, manager sportif du VCC, on aimerait même qu'il y en ait plus." Avec quelques nuances toutefois ; la première, l'entretien. "Dès lors qu'elles sont balayées et entretenues, on peut les utiliser sans risques." Un autre souci est leur implantation sur la voie publique. "Si elles sont sur la chaussée, on roule sur les pistes cyclables. Si elles se trouvent sur les trottoirs, on ne les prend pas : c'est trop risqué, notamment avec les sorties de propriété ou de garages."

Fabrice Petit

Correspondant local de presse

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