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Le Platane d'Orient à Thoissey, un nouvel espace de vie pour les seniors

Ouvert depuis un an déjà, le nouvel Ehpad des bords de Saône a été inauguré récemment. Retour sur l'histoire chaotique de ce projet initié en… 2012.
Le Platane d'Orient à Thoissey, un nouvel espace de vie pour les seniors

AIN Publié le ,

Rue de l'Hôtel-de-ville, en lieu et place de l'actuelle maison de retraite, dont la vétusté des locaux ne laissait pas envisager une réhabilitation, la direction du centre hospitalier Ain Val de Saône, soutenue par les autorités régionales de santé et par le conseil départemental, a pris le parti il y a dix ans de bâtir une nouvelle unité à proximité de l'hôtel-Dieu historique. "La possibilité d'acquérir du foncier, à l'époque, nous a permis d'opter pour cette solution permettant de réunir, sur un même site, tous les services d'accueil des personnes âgées ou en perte d'autonomie", a souligné Claude Maréchal, directeur de l'établissement.

Un virage à 360°

Début 2012, alors que l'ensemble des partenaires est prêt et que commence l'esquisse des plans des futurs bâtiments, un incendie à la maison de retraite entrave fortement le projet de construction : expatriation des 73 résidents, travaux nécessaires à la réhabilitation… Celui-ci est relancé en 2013, et un premier projet est soumis à l'ARS et au conseil départemental de l'Ain.

Début 2014, "changement de cap avec l'opportunité d'acquérir le terrain attenant à l'hôpital", souligne Claude Maréchal. Le projet est complètement revu et permet la construction d'un bâtiment de 4 307 m², incluant 80 chambres sur trois niveaux, mais également une unité de vie protégée, un accueil de jour de six places et un Pasa (Pôle d'activités et de soins adaptés). Parallèlement, la réhabilitation et la reconstruction du pavillon Bastide, ancienne maternité et unité de long séjour, est lancée avec l'objectif d'aménager 48 chambres particulières.

Un chantier chaotique

Suite au concours d'architecte, le marché de la première tranche de travaux est signé le 15 mai 2015. La proposition de la SARL Pascal Mollard, de Voiron, est retenue par le jury. Le plan de financement est fixé en 2015. La subvention du conseil départemental est fixée à 1 274 000 €, le projet est financé à près de 70 % sur les fonds propres de l'hôpital. Un emprunt bancaire et des crédits accordés par les caisses de retraite viennent compléter le montant global, estimé à plus de 11,3 M€.

Le chantier débute à l'hiver 2016-2017, pour une durée initialement prévue de 24 mois. Il se prolongera finalement plus de trois ans et demi, du fait de la découverte de terre polluée, de la défection de cinq entreprises attributaires et, surtout, de l'épidémie de Covid-19. Début octobre 2020, enfin, le déménagement de la majeure partie des résidents de l'Ehpad Milroses et de ceux du Pavillon Bastide durera trois jours.

Un bâtiment impressionnant aux lignes fines

La volonté de créer un espace de vie tout à la fois fonctionnel et chaleureux a dominé l'ensemble du chantier. Les teintes des murs, sobres, claires ou chatoyantes, confèrent à l'ensemble une sensation de calme et de sérénité. La création d'une cour intérieure ornée de l'arbre remarquable dont le bâtiment tire son nom, le parti-pris de privilégier la lumière naturelle dans le bâtiment, la taille plus que confortable des 80 chambres particulières (21 m² avec salle de bain privative attenante bâtie par blocs en Italie), les larges dégagements panoramiques, les espaces de vie de chaque niveau… Tout a été pensé pour le bien-vivre des résidents et du personnel.

Anne-Marie Hyaumet et Gilberte Broyer, résidentes du Platane d'Orient, sont unanimes :"Nous sommes bien ici, les chambres sont grandes et lumineuses, nous ne regrettons absolument pas notre choix. Même si, au début, lorsque nous partions en balade dans le bâtiment, on avait un peu de mal à retrouver nos chambres !"

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