AccueilBEAUJOLAISBeaujolais vertLe Patriote en deuil : Mireille Dumas tire sa révérence

Le Patriote en deuil : Mireille Dumas tire sa révérence

C'est avec une grande émotion doublée d'une profonde tristesse que toute l'équipe du Patriote a le regret de vous annoncer le décès de Mireille Dumas, correspondante locale sur le secteur du Val d'Azergues et des Pierres dorées (pas moins d'une vingtaine de communes).

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Depuis plus de vingt-cinq ans, par son sens aiguisé de l'information locale, sa fidélité sans faille au Patriote et un amour immodéré pour sa région, Mireille Dumas aura marqué l'histoire du journal. Ce n'est pas rien.
Ils étaient nombreux mercredi à s'être déplacés en l'église de Létra pour lui adresser un dernier hommage. Dans les rangs de nos correspondants, les messages de sympathie se sont multipliés.
Il faut dire que Mireille Dumas, son chapeau vissé sur la tête, était une véritable figure locale. Active dans le milieu associatif, elle a été une cheville ouvrière de nombre d'initiatives : organisation de la Nuit des caves à Létra, encadrement des jeunes à la MJC d'Amplepuis, animation à l'auberge du Lac des Sapins (La Voisinée)… De sensibilité écologiste, elle s'était aussi brièvement engagée politiquement, se présentant à une élection locale.
En parallèle, elle a commencé à s'investir dans l'écriture, rejoignant Le Patriote Beaujolais dès la fin des années 80. A l'époque, notre titre était bien différent et les correspondants se comptaient sur les doigts d'une main. Mireille laissait alors ses manuscrits au siège du journal rue de Thizy.
Plus qu'une correspondante, une ambassadrice qui n'hésitait pas à assurer la promotion du journal partout où elle allait.
Durant toutes ces années, elle n'aura reculé devant aucun sujet, même ceux créant la polémique. Mireille aimait bien s'y frotter, avec cette volonté farouche de dire les choses telles qu'elles étaient, sans langue de bois. Une façon d'être qui ne plaisait pas à tout le monde. Elus, viticulteurs, elle s'est parfois fâchée avec certaines personnes, mais aussi réconcilié avec d'autres. "Maintenant, j'ai des copains chez les chasseurs", plaisantait-elle encore il y a quelques semaines.
Ses prises de positions personnelles n'entravaient pas son travail. Une info donnée par Mireille Dumas, c'était presque toujours un bon tuyau.
Il était dès lors bien naturel de laisser quelques colonnes ouvertes à son imagination à l'approche des fêtes, le temps d'un conte chaque année aussi étonnant. En 2013, le Père Noël de Mireille Dumas ne passera pas…
"J'aimais décrocher mon téléphone pour lui demander les dernières nouvelles du Val d'Azergues, vérifier avec elle rumeurs et bruits de couloirs. Je pouvais lui faire une confiance aveugle, un lien naturel s'était créé, délivre Julien Verchère, rédacteur en chef. Je garderai en mémoire l'image de son sourire franc, mais aussi celle de cette bulle de liberté dans laquelle elle volait au-dessus de la mêlée."
"Mireille, même au téléphone, c'était un sourire que l'on imaginait, des yeux bleus pétillants sous son chapeau et une humeur toujours égale. Lorsqu'elle n'était pas contente, elle le disait. Mais elle savait surtout dire merci lorsque ses papiers étaient mis en valeur, témoigne Jacqueline Fabre, secrétaire de rédaction qui relisait ses textes. Les échanges étaient toujours très riches entre nous et ses coups de fil à répétition vont certainement beaucoup me manquer."
"Quand on lui demandait un papier pour "l'actu" comme on dit, elle était toujours heureuse car pour elle c'était se mettre au même rang que les journalistes, une sorte de reconnaissance, mais elle restait modeste et ne le disait pas, souligne Laurence Chopart, journaliste. Elle répondait parfois "tu me demandes cela mais lui il m'agace, mais je vais quand même l'interviewer". Elle ne disait jamais non, tous les sujets l'intéressaient. Pour nous c'était une bonne gardienne de la déontologie journalistique à laquelle nous sommes tant attachés."
A sa famille et à ses proches, toute l'équipe du Patriote adresse ses sincères condoléances.

La rédaction

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