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Le Nizerand a changé de lit

L'érosion de la route de Montmelas à proximité de la rivière et la volonté de préserver la diversité écologique de cet affluent de la Saône ont conduit les élus à engager de vastes travaux à l'été 2013 pour déplacer le lit du Nizerand d'une dizaine de mètres plus au sud.

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Sur une longueur d'1,6 km, le chantier s'est étalé depuis le hameau de la Grange-Chervet à proximité du cimetière paysager jusqu'aux abords du lycée Louis-Armand sur la commune de Gleizé. "Le Nizerand érodait le pied de la voirie sur plus d'un kilomètre à chaque gros orage, explique Alain Gaidon, conseiller communautaire délégué à l'hydraulique des rivières. Le Département était obligé de consolider les berges par du béton ou des roches." Mais les travaux de confortement, réalisés régulièrement par le Conseil général, propriétaire de la route de Montmelas, ne suffisaient plus pour pallier à l'urgence. Il convenait alors de trouver une solution plus pérenne. Le déplacement du cours d'eau a alors été envisagé. "Il s'agissait de reconfigurer le cours du Nizerand en méandres pour entre autres mieux canaliser le flux de l'eau", poursuit Alain Gaidon

Réalisation de méandres

Ce nouveau tracé va permettre également d'assurer une meilleure continuité écologique, tout particulièrement en améliorant la franchissabilité de la rivière pour la vie aquatique par la suppression de seuils importants. "En effet, auparavant le cours d'eau comportait des ouvrages en cascade d'une hauteur importante qui ne permettaient pas aux poissons de remonter les cours d'eau", explique Mickaël Postalci, technicien des travaux au sein de l'Agglo.

Les premiers coups de pioche ont creusé un nouveau lit pour le Nizerand à quelques dizaines de mètres plus au sud de l'actuel avec la réalisation de méandres plus proches de sa configuration naturelle.

"En mars 2014 a commencé une étape importante du chantier de déplacement du Nizerand avec la mise en eau complète du nouveau lit de la rivière", expose l'Agglomération. Dans un premier temps, il a été procédé à une mise en eau partielle avec seulement un tiers du cours d'eau basculé dans le nouveau lit. La seconde étape a consisté par une pêche de sauvegarde réalisée par la fédération du Rhône pour la pêche et la protection du milieu aquatique pour récupérer le maximum de poissons encore positionnés sur la portion qui, à terme, sera rebouchée.

Cette pêche a permis de produire un état des lieux du cours d'eau. Un total de 75 kg de poissons (chevennes, truites, goujons, loches, vairons) a été capturé pour un linéaire de près de 1?300 mètres.

3 000 plantations

Aux abords du nouveau lit du cours d'eau, près de 3?000?plantations ont été effectuées, dont de nombreux arbustes (aulnes entre autres) pour protéger les berges. Un sentier piétonnier champêtre trouve toute sa place le long de la nouvelle rivière. De nombreux promeneurs et joggeurs l'ont déjà emprunté. "Il faudra sécuriser les entrées et prévoir des petits aménagements", a averti Elisabeth Lamure, maire de Gleizé pour encore quelques jours, qui a souligné que le chantier a été très bien mené malgré les inquiétudes avant sa réalisation. Et pourquoi pas profiter de ce chantier pour aménager des pistes cyclables route de Montmelas tant empruntée par les cyclistes ? "Imposible, répond Ghislain de Longevialle, 1er?adjoint à Gleizé, le gabarit n'est pas assez large." Il en reviendrait de toute façon au Département de décider.

Laurence Chopart

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