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Le lyrisme de Gaël Faye en conclusion magnifique des Nouvelles Voix

Dans un Auditorium caladois comble, le rappeur-écrivain-compositeur franco-rwandais a fermé avec émotion une édition des Nouvelles Voix en Beaujolais à la programmation dense.
Le lyrisme de Gaël Faye en conclusion magnifique des Nouvelles Voix
Ralph NEPLAZ - Gaël Faye et le guitariste Samuel Kamanzi ont touché le public caladois au bout d'une lecture musicale saisissante.

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Il fallait bien tout cela pour se remettre de la nuit précédente où de jeunes australiens, Parcels, avaient retourné le théâtre de Villefranche. Gaël Faye a donc investi l'Auditorium caladois de sa plume si poétique que longtemps après que sa voix se soit éteinte, le public était resté sans mots, comme après avoir traversé un long voyage. Il faudra du temps pour en mesurer toute la beauté. Arrivé sur scène avec son compère, le guitariste Samuel Kamanzi, il aura ouvert une large fenêtre durant plus d'une heure, sur cette Afrique des Grands Lacs, sur cette tragédie, le génocide rwandais, au cœur des années quatre-vingt-dix, bouleversante mais cependant tenue debout par la dimension lyrique de son récit, le poignant roman Petit Pays.

Une mélancolie réparatrice

Il dira, tout à la fin de son passage, jouant avec son public : "Ce n'est pas un concert mais une lecture mais j'ai encore une chanson en stock…" Car il s'agissait bien-là, à travers l'émotion d'une longue et magnifique lecture, ponctuée de quelques-unes de ses chansons (Pili-Pili sur un croissant au beurre ou une version originale de son Paris Métèque) de retour au Burundi, au Rwanda, avec ce sac de rimes si propres à une certaine mélancolie réparatrice et à l'apaisement. On retiendra encore cette atmosphère intime, ample, comme en offre parfois les lectures musicales. On retiendra enfin, cette juste conclusion où le public accompagna, au chant en lingala, Gaël Faye et Samuel Kamanzi. En communion. Le rideau pouvait alors tomber sur une édition des Nouvelles Voix dense.

Ralph NEPLAZ

Correspondant local de presse

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