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La saga de la Maison Ferraud

Cinq générations se sont succédé depuis plus de 140 ans à la tête de cette entreprise familiale de la rue Maréchal-Foch à Belleville-en-Beaujolais.
La saga de la Maison Ferraud
DR - La dynastie des Ferraud.

ACTUALITESViticulture Publié le , Jacques Brunand

En 1882, Philibert Ferraud, natif de Régnié, arrive à Belleville pour créer sa maison de négoce. À cette époque, les vins quittaient le vignoble dans des "pièces" (fût traditionnel de 215 litres) sur des chars à bœufs. Les vins étaient expédiés ensuite par péniches, puis par le chemin de fer. En 1890, Tony Ferraud rejoint son père pour contribuer au développement du négoce. Il a 41 ans en 1914, au début de la grande guerre, et est mobilisé dans la "territoriale", pouvant ainsi rester à proximité. Son fils Antoine entre dans la maison à 14 ans, au début de la guerre. Il succède à son père dans les années 30. Le marché parisien compte 70 clients.

Pendant la guerre, Antoine Ferraud est maire de Belleville, défendant ses habitants très souvent au péril de sa vie. Cette période laisse des traces sur sa santé. Il tient la maison jusqu'en 1954 et y reste jusqu'en 1960, apportant, comme chacune des générations Ferraud, son expérience à la génération montante. En 1948, Pierre Ferraud, à la sortie de la guerre, assiste son père pour remettre l'entreprise sur les rails. On retrouve à cette époque des livraisons vers nos voisins suisses. Vers 1962, il effectue les premières mises en bouteilles manuelles. En parallèle subsiste en activité principale les ventes en fûts. En 1977, une nouvelle construction se justifie par la place que prennent les ventes de bouteilles et leur stockage.

Les techniques de transport, de communication ont évolué et les nouvelles technologies aident à être à l'écoute du plus grand nombre. Les containers sur les bateaux permettent d'expédier rapidement sur d'autres continents et l'avion offre à la Maison Ferraud d'être présente pour les beaujolais nouveaux le 3e jeudi de novembre dans une quarantaine de pays dans le monde.

"Les foudres en bois centenaires sont toujours là et rappellent ce qu'est l'élevage traditionnel des vins"

Ensuite, toutes les appellations du Beaujolais et du Mâconnais sur les deux hémisphères sont proposées tout au long des saisons. Les techniques œnologiques les plus modernes permettent d'apporter toute la sécurité aux mises en bouteilles en préservant la qualité des vins.

Yves-Dominique est fier de sa maison : "Les foudres en bois centenaires sont toujours là et rappellent ce qu'est l'élevage traditionnel des vins. Cette phase fait toute la différence. Nous pratiquons cet élevage plus en amont dans les diverses propriétés, entourés par des personnes compétentes en œnologie. Cette symbiose du traditionnel et des techniques contemporaines assure l'authenticité et la régularité des appellations au fil des millésimes. Ces critères sont chers à notre génération qui se veut garante de notre nom et de l'image de notre maison".

Article tiré du supplément Les 100 histoires en Beaujolais - Val de Saône édité en 2015

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