AccueilVAL DE SAONERégion de BellevilleLa cheminée de l'usine Roux : un patrimoine sauvé de la destruction

La cheminée de l'usine Roux : un patrimoine sauvé de la destruction

Située à Belleville, en bordure de l'ex-RN6, elle vient rappeler la riche histoire industrielle de la ville.
La cheminée de l'usine Roux, dans le quartier de La Croisée.
La cheminée de l'usine Roux, dans le quartier de La Croisée.

VAL DE SAONERégion de Belleville Publié le ,

Si vous circulez sur la RD 306 (ex-RN6) aux abords de La Croisée à Belleville, vous ne pouvez pas manquer la haute cheminée qui se dresse en bordure de route. Vestige d'un passé industriel triomphant, elle appartenait à ce que l'on dénommait couramment l'usine Roux.

L'entreprise de parqueterie et tonnellerie Charles Roux et fils a été créée en 1848. Quant à l’activité de tonnellerie mécanique (un savoir-faire pratiquement unique en France), elle a débuté à 1903. "Cette entreprise a longtemps été l’un des plus gros employeurs de la commune, comptant jusqu’à une centaine d’employés. Elle a définitivement cessé son activité en 1992", rappelait Henri Tonini, adjoint à l'urbanisme, dans un article du journal municipal en 2016.

A partir de 1905, l’usine est devenue autosuffisante sur le plan énergétique grâce à un système associant une machine à vapeur à une chaudière alimentée par les déchets issus de l'activité sur place (sciure et copeaux de bois). Outre le fonctionnement des machines-outils, le dispositif assurait le chauffage de l'entreprise. Une solution écoresponsable avant l'heure !

"C’est parce qu’elle avait connaissance de cette production énergétique exemplaire en matière de développement durable que la commune a pu intervenir auprès de l’acquéreur du tènement Roux pour que lui soit rétrocédés les deux petits bâtiments qui abritent la machine à vapeur, sa chaudière d’alimentation - encore en état de fonctionnement en 2002 -, et la cheminée d’évacuation d’une vingtaine de mètres de hauteur, véritable point de repère visuel pour tous les Bellevillois et même au-delà", soulignait encore Henri Tonini.

La municipalité a ensuite travaillé avec un promoteur immobilier développant un programme à proximité immédiate, afin qu'il lui rétrocède pour l'euro symbolique cette partie du tènement et participe en 2016 à la remise en état des bâtiments, fortement dégradés avec le temps. Aujourd'hui, ce patrimoine industriel est sauvé, inscrivant dans le paysage un pan de l'identité de la ville.

Article tiré du supplément Les 100 lieux en Beaujolais - Val de Saône édité en 2018.

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