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"L'aide à la personne ? Indispensable mais peu reconnue"

le - - Pierres dorées

"L'aide à la personne ? Indispensable mais peu reconnue"
Denis BRUDZYNSKI - Les bénévoles et les secrétaires administratives de l'ADMR Côteaux d'Azergues

Ce deuxième confinement aura permis une fois encore de placer certaines professions sur le devant de la scène. Tel est le cas des métiers d'aide à la personne, qui souffrent pourtant toujours d'un manque de reconnaissance. L'avis de Claude Bochard, président de l'ADMR Coteaux d'Azergues, au Val d'Oingt.

Comment travaillent vos salariés durant ce deuxième confinement ?

Avec un stress supplémentaire dû à l'épidémie de Covid-19. Mais ils accomplissent leurs missions avec beaucoup de professionnalisme et d'engagement, soucieux du bien-être et des besoins des personnes fragilisées, tout en respectant les gestes barrière afin de limiter au maximum les risques de propagation du virus. Toutes nos réunions et formations sont suspendues. Les passages à notre bureau (NDLR : rue Fond Perou) sont limités aux besoins indispensables : masques, gants, remise de documents, etc. Nous essayons néanmoins de maintenir le contact en envoyant des messages d'information et de soutien et en échangeant par téléphone ou SMS.

Le télétravail est-il possible ?

Une permanence à la Maison des services est indispensable pour le bon fonctionnement de nos services. Mais pour limiter les risques, nos trois secrétaires administratives effectuent du télétravail à tour de rôle. Cependant, tous nos outils de gestion ne sont pas utilisables ou consultables à distance, ce qui complique la tâche et la transmission des informations. D'autre part, il est parfois difficile d'assurer la confidentialité nécessaire à domicile, sans compter le stress, qui pénètre l'espace personnel et n'en ressort pas ci facilement.

Arrivez-vous à mener toutes vos missions d'aide à la personne ?

Hélas non, pas à cause de la pandémie mais par manque de personnel. Les compétences et l'engagement de nos salariés nous permettent d'assurer toutes les missions en cours. Mais la gestion très complexe des plannings est difficile, en particulier en cas d'arrêt de travail. Nos salariées administratives assurent un travail exemplaire, qui doit-être salué dans ces circonstances exceptionnelles.


"La revalorisation des salaires à la hauteur des compétences, responsabilités et pénibilité du travail est indispensable"


Vous manquez donc d'effectifs en cette période chaotique ?

Les salariées et bénévoles s'engagent avec beaucoup de dévouement, mais nous manquons d'auxiliaires de vie pour répondre à toutes les demandes, et ce malgré les campagnes de recrutement. L'ensemble du secteur de l‘aide à domicile est malheureusement impacté par ce problème. La revalorisation des salaires à la hauteur des compétences, responsabilités et pénibilité du travail est indispensable, mais ne dépend pas de notre petite association. Cependant, le réseau ADMR fait le maximum pour améliorer les conditions de travail (prise en compte des temps de déplacement et indemnités kilométriques, service social d'entreprise, plateforme psychologique, primes, chèques cadeau, solutions d'aide à la mobilité…) et les bénévoles se déplacent sur le terrain pour les aider en cas de besoin.

Vous sentez-vous soutenus par les treize communes de votre secteur d'intervention ?

Oui, les municipalités ont toujours été des partenaires attentifs et efficaces (NDLR : mise à disposition de locaux et de salles de réunion, subventions…). Mais au fil du temps, nous n'avons pas su maintenir un lien régulier suffisant et nous constatons que nous sommes l'association ADMR la moins subventionnée du département. Nous avons donc entrepris une campagne de communication et de rencontres auprès des nouvelles municipalités, d'autant plus que notre structure assure une mission de service public. Les premières rencontres avec les élus ont été très positives, avec des échanges riches et beaucoup d'écoute.

Auprès de qui l'ADMR des Coteaux d'Azergues intervient-elle ?

L'ADMR des Côteaux d'Azergues intervient auprès de plus de 200 personnes sur un territoire de treize communes. Pour 76 % chez des personnes âgée et pour 19 % chez des personnes en situation de handicap, et le reste pour de l'aide familiale, de la garde d'enfants et de l'aide de confort, c'est-à-dire pour des personnes qui souhaitent être déchargées d'une partie de leurs tâches ménagères pour consacrer plus de temps à leur famille en dehors de leurs heures de travail.




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