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Journal d'une confinée / Jour 7 : "Ça ira mieux demain"

Chaque jour jusqu'à la fin du confinement, une habitante du Beaujolais nous raconte cette expérience dans la quatrième dimension. Légumes verts, papier de verre, journée à l'envers. Épisode 7.
Journal d'une confinée / Jour 7 :

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Jour 7

J'ai râlé exactement toute la journée sauf entre 18 h 02 et 18 h 09.

J'ai râlé au petit déjeuner, parce qu'E. m'a interrompue cinq fois alors que je buvais mon sacro-saint thé.

Sept jours que je lui explique qu'ON S'EN TAPE s'il fait ses exercices dans le cahier bleu plutôt que le cahier jaune ou vert ou zut, tant que le boulot est fait. Il se pourrait que j'aie légèrement aboyé. Mais bon, on ne dérange pas un animal qui mange, et je ne fais pas exception à la règle.

LES ENDIVES DE LA DISCORDE

J'ai râlé parce que certains légumes commençaient à flétrir et qu'il allait falloir se décider à en faire un gratin. J'ai re-râlé parce que j'avais trop la flemme de cuisiner.

Une heure plus tard un gratin était dans le four, une potée sur le feu et je faisais du pop-corn pour le goûter parce que je ne suis pas à une contradiction près.

J'ai râlé parce qu'E. a glissé du tabouret et a embarqué le saladier de pop-corn dans sa chute. Je l'ai envoyé poncer la cloison avec S., qui m'a soigneusement évitée toute la journée.

CHAMPIONNE DU MONDE DE CONFINEMENT

A 18 h 02, elle a annoncé ne plus jamais sortir de sa chambre, ce qui la rend éligible aux championnats du monde de confinement. Son annonce a eu lieu quelques instants après LE DRAME : dansant comme une possédée dans sa chambre, papier de verre dans une main, smartphone dans l'autre, elle a croisé le regard de la voisine d'en face, hilare.

J'avoue, j'ai ri aussi…jusqu'à ce que le musicien de l'autre côté de la rue, qui d'habitude nous envoie le doux son d'un instrument plutôt cool appelé hang (à découvrir ici), pète un plomb (pas d'autre explication) et se mette au djembé. Il était 18 h 09.

Du coup, pour compenser cette chronique un rien ronchon, je vous offre ces deux brèves croustillantes. Dans le Vaucluse, tous les moyens sont visiblement bons pour se promener. Et à Toulouse, un joggeur s'est totalement déconfiné.

Et comme disait Annie Cordy, "ça ira mieux demain".

A.


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