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Journal d'une confinée / Jour 51 : "A vos masques, prêts, partez !"

Chaque jour jusqu'à la fin du confinement, une habitante du Beaujolais nous raconte cette expérience dans la quatrième dimension. Tempéraments, optimisme et vieilles culottes. Épisode 51.
Journal d'une confinée / Jour 51 :
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Jour 51

A entendre les conversations dans ma rue, j'ai l'impression que l'approche du déconfinement exacerbe les tempéraments. Les grandes gueules parlent plus fort que jamais (et veulent retrouver leurs habitudes) (en particulier les camionnettes blanches le long de la nationale), les angoissés sont en tenue NRBC et les fous du volant sont de sortie (ou alors j'ai complètement perdu l'habitude de regarder avant de traverser).

Sur les réseaux sociaux, les notifications oscillent entre "la fin du confinement ne veut pas dire que la pandémie est finie mais qu'il y a de la place pour vous en réanimation" (youpi) et les propositions de sortie pour le 11 mai.

IL FAUDRAIT DÉJÀ AVOIR DES MASQUES

Du côté des prévisions optimistes, lundi prochain j'ai trois apéros, deux barbecues et une après-midi shopping avec S. qui, je cite "n'a plus rien à mettre pour cet été" (effectivement, une fois sur elle ses vêtements ont l'air d'avoir rétréci au lavage). Et du coup mardi j'ai réa, selon les pessimistes.

De toute façon ça va être vite vu : il va faire un temps de chien (vous savez, le fameux complot) Et puis pour sortir, il faudrait déjà avoir des masques. Je ne vais quand même pas piller toute ma réserve de vieilles culottes pour trouver assez d'élastiques à coudre sur des mouchoirs en tissu et équiper toute la famille.

Famille qui, je l'apprends à l'instant, vient d'opposer son droit de veto et déclare préférer rester confiné plutôt que porter mes masques faits maison.

SOUTIEN-GORGE ET FILTRE D'ASPIRATEUR

Apparemment, on peut aussi en faire avec un soutien-gorge et un filtre d'aspirateur et ce n'est pas la matière première qui manque, mais je sens que l'idée ne va pas bien passer non plus.

En tout cas, les masques de la ville n'ont pas encore été distribués mais la pollution est déjà arrivée rue Nationale. J'en ai vu trainer par terre lors de ma sortie quotidienne, ça m'a désespérée. C'était bien la peine de râler à propos de la pénurie si c'est pour qu'ils jonchent le sol, bouchent les égouts et finissent dans la Saône.

J'espère qu'Edouard Philippe a prévu une amende au moins aussi élevée pour les pollueurs que pour ceux qui sont sortis sans attestation. Quand je vous dis que les tempéraments sont exacerbés...

A.


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