AccueilACTUALITESJournal d'une confinée / Jour 47 : "Quand le malheur des uns fait le bonheur des autres"

Journal d'une confinée / Jour 47 : "Quand le malheur des uns fait le bonheur des autres"

Chaque jour jusqu'à la fin du confinement, une habitante du Beaujolais nous raconte cette expérience dans la quatrième dimension. Profiteurs de guerre, distanciation des poux et biscuits emblématiques. Épisode 47.
Journal d'une confinée / Jour 47 :

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Jour 47

Ce matin, j'étais en pétard, mais en pétard ! Je me suis rendue compte que j'avais oublié de faire ma commande de légumes à mon producteur. Il a fallu que j'aille me dépanner chez un autre commerçant qui, je pense, a multiplié ses prix par quatre en me voyant arriver.

J'ai bien vérifié, ses artichauts ne contenait pas de pierres précieuses dans leur coeur, pas plus que les asperges n'étaient plaquées or. J'ai donc fait demi-tour avec en tout et pour tout une salade et un kilo et demi de patates. Quand on dit que toute guerre a ses profiteurs, c'en est bien la preuve.

A L'ÉCOLE, NE PAS SE COMPORTER EN ENFANT

J'aurais bien aimé me défouler en allant courir un peu mais le déluge a vite calmé mes ardeurs. Les mauvaises langues disent que les "vrais" sportifs ne sont pas arrêtés par la pluie. Non non, ça c'est les drogués du running. Et les masochistes. Même les décathloniens ne sont pas aussi dingues.

J'ai donc pris mon mal en patience et fait ma petite revue de presse quotidienne durant laquelle j'ai notamment pris connaissance du protocole sanitaire pour le retour en classe des enfants.

Alors le principe est simple. Si j'ai bien compris, pour que tout se passe bien, il suffit que les enfants ne se comportent pas en enfants. Pas le droit de jouer, de toucher des choses ni d'éternuer… à un moment j'ai cru que c'était Gru, le personnage de Moi Moche et Méchant qui avait écrit le document.

LA FIN DES POUX ?

Finalement je n'étais pas si loin, l'autre jour, quand je parlais de la chorégraphie de l'enseignant. A vrai dire, je ne sais même pas comment ils vont trouver le temps de se laver les mains entre deux désinfections de bureaux.

Je crains qu'à force on finisse par trouver anormal, voire dangereux, des enfants qui jouent serrés les uns contre les autres, mais comme on dit, à toute chose malheur est bon. Au moins, ils ne risquent plus de nous ramener des poux. Et soyons honnêtes, je suis sûre que je ne suis pas la seule que cette perspective met en joie.

A.


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