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Jeux Olympiques : fin de l'aventure pour l'aviron caladois

Le Monégasque Mathias Raymond a rempli le contrat qu'il s'était fixé : atteindre la finale C du skiff aux jeux olympiques de Londres.

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Terminant 5e de son quart de finale, il est satisfait de sa course : "Je ne voulais pas terminer dernier et obtenir le meilleur temps possible, je savais qu'il serait très difficile de décrocher une place qualificative". Mais il s'est avant tout fait plaisir : "J'ai réalisé plus de 500 mètres bord à bord avec les grands noms de l'aviron ; sur une course olympique, ramer à côté de rameurs que j'ai regardé à la télé et dont je connais les courses par cœur est un plaisir auquel je n'ai pas pu résister". Un autre de ses plaisirs est d'avoir ramé devant sa famille mais aussi devant le Prince Albert de Monaco. "Savoir que son chef d'Etat fait l'effort de venir motive encore plus et, dans l'intérêt de notre sport, avoir une personnalité dans les tribunes est toujours une bonne chose."

Pour Benjamin Chabanet, l'aventure s'arrête en demi-finale du quatre de couple où son embarcation termine 4e. La déception est grande dans le camp français. "On a fait un bon parcours, explique l'entraîneur du quatre de couple Sébastien Vieilledent, mais plus on approche du très haut niveau et plus ça se complique. Les conditions météo sur notre ligne d'eau n'ont pas été favorables, de meilleures conditions auraient pu nous permettre une qualification. Les bateaux sont partis très vite, et même si on a été distancés on a su remonter pour échouer à seulement deux secondes des Polonais champions du monde." Pour Sébastien Vieilledent, Londres aura été profitable à Benjamin : "C'est un rameur qui a de grandes qualités techniques, en fluidité et en précision, il a beaucoup appris, et pourra faire une prochaine olympiade dynamique. Le quatre de couple doit maintenant aller chercher une première place en finale B".

Côté ambiance, les rameurs ont vécu reclus dans le village olympique installé spécialement pour eux dans les environs du bassin d'Eton, pour mieux se concentrer sur leurs courses. "Un seul regret, note Mathias, l'absence totale d'informations internationales, rien ne parvient à filtrer dans l'enceinte du village si on ne prend pas la peine d'aller sur internet ; c'est un peu dommage de nous couper du monde extérieur." Mais autour du bassin, l'engouement pour l'aviron outre-Manche a été profitable aux rameurs, les tribunes et abords du plan d'eau d'Eton n'ont pas désempli malgré une météo pas toujours clémente.

Fabrice Petit

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