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"On en gardera un souvenir inoubliable"

Daniel et Marina Guillin participent au Marathon des Sables, dans le Sahara. Une épreuve tant physique que mentale mais la promesse d'une émotion intense entre le père et sa fille.
Daniel et Marina, une semaine avant leur départ, devant les ratios alimentaires pour une semaine de course.
Daniel et Marina, une semaine avant leur départ, devant les ratios alimentaires pour une semaine de course.

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Le 36e Marathon des Sables, au cœur du Sahara Marocain, a débuté ce vendredi 25 mars, par le départ en avion depuis Paris, en direction du bivouac, d'où seront effectuées les vérifications techniques, administratives et médicales. C'est au 3e jour que les étapes chronométrées en autosuffisance alimentaire débuteront.

Quatre personnes du Beaujolais prennnet part à cette 36e édition : Marlène Chatelus (Saint-Lager) et Céline Bonnetain (Lurcy)*, mais aussi Daniel Guillin et sa fille Marina. À la tête d'une entreprise de maçonnerie à Lantignié, Daniel Guillin n'en est pas à son premier Marathon des Sables. "J'étais déjà parti en 2005, puis en 2013 et 2017 avec l'un de mes deux fils, Kévin. Et grâce à ma fille, qui avait envie de tenter l'épreuve, je repars donc pour une quatrième fois".

"Je me sens prête"

Fort de son expérience, l'homme de 62 ans ne tenait pas à laisser sa fille toute seule dans le désert. "J'aurais été inquiet, dit-il. Mais je sais que Marina a un caractère très fort et qu'elle s'en sortira avec moi". La notaire lyonnaise de 32 ans, qui depuis toute petite, a souvent accompagné son père sur des courses à pied, même les plus longues et difficiles (SaintéLyon, etc.), avoue partir dans l'inconnu pour sa première participation au Marathon des Sables. "On s'est bien entraîné, parfois tôt le matin, dans des conditions hivernales certes, alors qu'il fera forcément beaucoup plus chaud dans le désert. Je ne sais pas comment mon corps va réagir. Mais je me sens prête". Marina a déjà vécu l'ambiance de la course, sur place, en 2017. "Ce jour-là, quand j'ai vu les concurrents encourager les derniers sur la ligne d'arrivée, c'est ce qui m'a donné envie de faire cette course. Cette belle solidarité, cette émulation collective… J'ai déjà participé à des courses à pied et ça faisait un an et demi que je ne m'étais plus fixé d'objectifs, alors que j'ai besoin de ça pour avancer. J'avais envie de revivre une aventure forte, avec toute la dimension humaine que cette course comporte".

Ces prochains jours donc, loin de leurs proches, Daniel et Marina seront totalement déconnectés de leur vie quotidienne, comme coupés du monde, avec pour seuls "alliés" leur sac à dos de moins de 10 kg comprenant leurs ratios alimentaires et le matériel nécessaire, mais aussi et surtout leurs jambes et un mental à toute épreuve pour avaler les quelques 250 km sur la semaine. "Cette course, c'est beaucoup de gestion. Des détails peuvent faire la différence. Je sais que partir ensemble dans la même galère, ça forgera quelque chose d'intense entre nous. Et je sais qu'on en gardera un souvenir inoubliable", répond Daniel.

*Lire notre édition papier du jeudi 17 mars.

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