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Innovapeek en pince pour l'orthodontie

Cette start-up basée à Montmerle débute la commercialisation de pinces médicales innovantes pour l'orthodontie. Un premier aboutissement. Rencontre avec Thomas Ondet, 32 ans, cofondateur de la société.
Innovapeek en pince pour l'orthodontie

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Comment est née l'idée de concevoir des pinces innovantes pour l'orthodontie ?

"J'ai créé la société en 2015 avec un associé et ami d'enfance, Thomas Charrue, avec l'idée de développer des instruments et des services médicaux innovants. Nous sommes complémentaires puisque je dispose d'une formation en école de commerce et que lui est ingénieur plasturgiste. Nous avons fait le choix de débuter par une gamme de pinces pour les orthodontistes, un marché dont je connais les besoins et au sein duquel je dispose d'un réseau. Nous souhaitons apporter de l'innovation dans un domaine qui a connu assez peu d'évolutions depuis une trentaine d'années. Il existe aujourd'hui des nouveaux matériaux, de nouvelles technologies qui doivent permettre d'améliorer ces outils ou en tout cas d'apporter des services supplémentaires. Nous avons mis deux années pour développer notre première gamme, que nous commencerons à commercialiser à la fin de ce premier trimestre 2018."

Quelles sont les spécificités qui vont démarquer vos pinces de celles de la concurrence ?

"Ce produit de fabrication 100 % française recouvre trois innovations majeures. Il est écologique et économique pour le praticien puisque nous proposons le changement de la partie usée plutôt que de jeter la pince. Il existe un code couleur comprenant dix teintes pour retrouver facilement les outils. Enfin, il s'agit des premières pinces connectées au monde. Cela permettra d'améliorer la sécurité et la traçabilité, de pouvoir prévoir les renouvellements en fonction du taux d'usage, mais aussi de retrouver plus facilement chaque pince. A terme, cette solution pourrait intéresser les hôpitaux, très souvent confrontés à la difficulté de retrouver les objets."

CAP SUR L'INTERNATIONAL

Le chemin a été long et ardu pour parvenir jusqu'à la commercialisation aujourd'hui ?

"Il a fallu lever 300 000 euros dans un premier temps pour développer le produit. Nous avons eu la chance de compter sur une banque qui nous suive dès le départ, tout comme BPI Ain qui s'avère extrêmement dynamique, des partenaires orthodontistes… On a tapé à toutes les portes. Nous avons aussi des sous-traitants qui font figure de véritables partenaires, ce qui apparaît indispensable pour une start-up comme la nôtre. Mais ensuite, nous avons dû à nouveau réunir un tour de table d'environ 150 000 euros pour poursuivre le projet jusqu'au déploiement commercial. Beaucoup de gens croient en nous et au produit, ce qui s'avère essentiel dans la réussite du projet."

Vos ambitions dépassent le simple marché français…

"C'est une nécessité. Il s'agit d'un marché qui concerne environ 2 000 praticiens en France. Notre produit a vocation à être distribué au niveau international, aux Etats-Unis, en Allemagne, au Japon, en Corée du Sud, en Inde… Nous avons déjà beaucoup de distributeurs spécialisés intéressés à l'étranger."

Propos recueillis par Julien VERCHÈRE

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