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Il la frappe, elle ne veut pas divorcer

Lors de la dernière affaire jugée en comparution immédiate vendredi 30 septembre, un homme n'a pas voulu reconnaître les faits de violences conjugales qui lui étaient reprochés. Malgré sa culpabilité sa femme ne souhaite pas divorcer.
Il la frappe, elle ne veut pas divorcer
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Le Palais de justice de Villefranche-sur-Saône est devenu chaque mardi et vendredi après-midi le théâtre des affaires de violences intra-familiales. Pas une audience de comparution immédiate ne se passe sans que des faits de cet acabit soient jugés. Le vendredi 30 septembre ne fera pas défaut à la règle puisque la dernière personne à passer entre les mains de la justice est présente pour des faits de ce type.

Je ne suis pas quelqu'un d'agressif

Un homme de 43 ans est accusé de plusieurs faits de violences sur sa conjointe en date de mai 2022. Durant l'audience, il minimise pourtant ce qui lui est reproché. Lorsque la juge le met devant le fait accompli, l'homme trouve facilement une parade pour se défendre. Selon lui, une claque partie à la volée n'est pas synonyme de violence. Il explique seulement s'être bagarré à plusieurs reprises avec son épouse et que les coups étaient simplement défensifs. "Je n'ai jamais mis de coups de poings, juste des claques. Je ne me suis jamais battu avec quelqu'un, je ne suis pas quelqu'un d'agressif", explique-t-il, tant bien que mal.
Même les coups qu'il a pu porter à ses enfants sont justifiables, selon lui. La juge lui demande alors :"vous avez également mis des gifles à vos enfants ?". Il répond sereinement, "oui parce qu'il l'avait mérité, c'est une correction éducative". Une correction éducative qui ne passe pas auprès de madame la procureure. "Vous banalisez ce que vous dites", souligne-t-elle.

Une situation délicate pour la victime qui ne souhaite pas, malgré son dépôt de plainte en mai 2022, divorcé de son mari. Elle avoue par ailleurs l'avoir déjà poussé. "Je veux qu'il revienne à la maison, je pense qu'il a bien réfléchi, c'est compliqué sans lui", assure-t-elle.

Ça paraît difficile de dire qu'il n'est pas violent alors qu'il donne des coups

Malgré ses déclarations, lors de ses réquisitions, la procureure reste dubitative quant à l'innocence de monsieur. "L'enquête a été rapide mais les déclarations sont là. Les explications de monsieur sont floues. Ça paraît difficile de dire qu'il n'est pas violent alors qu'il donne des coups. Je pense que les faits pourraient se reproduire. Je pense que madame se contentera de cette relation violente parce qu'elle est dans une situation familiale compliquée. Il y a encore beaucoup de pédagogie à faire avec monsieur", déclare-t-elle. Elle demande donc à son encontre six mois d'emprisonnement avec sursis probatoire de deux ans ainsi qu'une obligation de soins.

Déclaré coupable, il écopera finalement de quatre mois d'emprisonnement avec un sursis probatoire de dix-huit mois, une obligation de soins, ainsi qu'une obligation de suivre un stage sur les violences intra-familiales.

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