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Ibrahim Maalouf : "Le public me donne tous ses sourires"

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Ibrahim Maalouf : "Le public me donne tous ses sourires"

Musicien, compositeur, enseignant et producteur, le Franco-Libanais a animé aux Nuits de Fourvière jeudi soir. L'occasion pour le Patriote Beaujolais de l'interroger sur son actualité.

Quelle est la suite pour vous après le concert de ce soir ?

"Vendredi, je vais jouer avec Quincy Jones à Montreux. J'ai deux/trois concerts dans deux/trois festivals français. J'enchaîne avec une petite semaine de repos avec ma fille et je termine avec quatre ou cinq festivals français de jazz, de musique du monde… etc."

Pouvez-vous nous parler de l'orchestre balkanique Haïdouti Orkestar qui vous accompagne ?

"C'est un groupe avec qui j'ai beaucoup travaillé. J'ai même fait partie de cet orchestre il y a plus de 15 ans. J'aime beaucoup cet orchestre, sa diversité et sa mixité culturelle ressemblent à ce que je défends depuis longtemps. Il y a des musiciens roumains, serbes, tziganes, des gitans, kabyles, maghrébins, catalans, italiens, espagnols, moyen-orientaux… tous français, finalement, avec ces origines. Ils jouent une musique qui est une sorte d'hymne, de mélange de toutes ces cultures qu'ils représentent."

Votre musique comprend toujours un mélange de genre ?

"Je n'essaie pas de le faire, il existe par lui-même. J'ai un instrument déjà métis : une trompette un peu particulière que mon père a inventée dans les années 1960 qui me permet de faire ce métissage de manières très naturelles. C'est aussi ce que j'aime dans la musique. C'est mon regard sur l'art, sur l'identité et certainement sur la musique."

Vous êtes un fan de Michael Jackson, quels artistes d'aujourd'hui vous inspirent ?

Vous citez Mickael Jackson, il y a plein d'autres artistes dont je suis éperdument fan. Bien sûr, il y a des artistes d'aujourd'hui que j'aime beaucoup. Disons que, ce qui est passionnant est l'histoire qu'on racontait les chemins d'artistes qu'on aime, les musiques qui deviennent intemporelles tellement on les a écoutés, comme "Billie Jean". Si je citais des chansons et des artistes, il risque d'y avoir une liste un peu trop longue.

Votre treizième Album S3NS sort le 27 septembre, pouvez-vous en dire un mot ?

"Il est inspiré des musiques sud-américaines. J'ai des invités Cubains qui font du featuring, un orchestre d'un peu plus de quinze musiciens. On va faire une grosse tournée des Zeniths avec cet album. Un titre est déjà sorti "Happy Face", que vous pouvez écouter sur Internet."

Votre public participe au clip d'"Happy Face", cela vous tient à cœur ?

"Complètement ! Après les concerts, j'aime bien rencontrer les gens, savoir ce qu'ils ont aimé et ceux qu'ils n'ont pas aimés, ce que la musique leur a évoqué. Cela permet de rester proche du public et de ne pas se sentir trop indifférent. Parfois, des artistes s'isolent un peu et se retrouvent déconnectés de la réalité et du public, après le succès des albums ou des tournées. J'essaie de garder une sorte de lien. C'est le public surtout qui me fait des "Happy Face", qui me donne tous ses sourires, après les concerts ou dans la rue. Grâce à ce public, je ressens ce qui m'a inspiré ce morceau. Je trouvais ça logique de rendre ce bonheur à ceux qui me le communiquent, en le faisant interpréter par les gens qui m'encouragent dans cette direction."

Vous défendez l'improvisation, comment-a-t-elle évoluée en France ?

"Bien avant que je commence à le défendre, c'est quelque chose qui était en train de revenir sur le devant de la scène. Entre autres, les écoles ont beaucoup participé à brider les esprits, même les conservatoires sont un peu responsables. D'être finalement garant d'une certaine rigueur, ça a poussé les établissements scolaires et artistiques à chercher une solution trop laxiste et donc trop ouverte ou bien trop rigide. Il n'y a pas eu de compromis. L'idéal aurait été d'avoir une éducation qui enseigne les bases, la structure et la discipline, tout en encourageant les initiatives personnelles et la créativité. C'est quelque chose qui n'existe pas beaucoup à l'école et qui n'existait quasiment plus dans les conservatoires. Depuis quelque temps, ça commence à revenir. Je vais dans le sens de ce que font déjà beaucoup de pédagogues. Je l'encourage grâce à une forme de popularité, à laquelle j'ai la chance d'avoir accédé ses dernières années, grâce aux Victoires de la musique et des choses comme ça. Je ne sais pas si ça a beaucoup changé, mais je pense que ça va dans le bon sens."

Maud SARANO




Maud SARANO
Journaliste

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