AccueilACTUALITESHôpital Nord-Ouest de Villefranche : importante mobilisation des personnels soignants

Hôpital Nord-Ouest de Villefranche : importante mobilisation des personnels soignants

Applaudis tous les soirs pendant près de deux mois, les personnels soignants de l'hôpital Nord-Ouest de Villefranche ont maintenant hâte de voir leurs revendications aboutir.
Ce matin devant l'entrée principale de l'hôpital Nord-Ouest de Villefranche.
Laurence CHOPART - Ce matin devant l'entrée principale de l'hôpital Nord-Ouest de Villefranche.

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"Soignants épuisés, patients en danger, "On n'est pas des héros, on veut des euros", "Soignants en colère, on veut une revalorisation de nos salaires", "Réanimation USC en grève", "Ehpad, plus de personnel pour nos anciens", "Prime Covid pour tous", "Ni bonnes, ni nonnes, ni connes" : des pancartes étaient portées à bout de bras mardi matin par de nombreuses infirmier(e)s, aide-soignants(e)s-cadres de santé, agents de service hospitalier, brancardiers… soit plus d'une centaine, qui étaient rassemblés dès 8 h 30 sur le parvis de l'entrée principale de l'hôpital Nord-Ouest de Villefranche pour faire part de leurs revendications lors de cette journée de grève.

"Nous demandons le versement de la prime Covid-19 de 1 500 euros promise par le gouvernement pour tous les agents présents pendant la période de crise y compris pour ceux dont le contrat n'a débuté qu'après le 1er avril et qui sont encore en poste aujourd'hui, souligne Laetitia Houssaye, secrétaire générale de la CGT à l'hôpital Nord-Ouest. "Pour avoir le droit à la prime, il faut justifier de 30 jours de présence calendaire sur la période du 1er mars au 30 avril. Certains soignants n'en totalisent que 27. On voudrait malgré tout qu'ils puissent en bénéficier. Mais la direction ne veut pas faire de cas par cas."

Un ostéopathe, porté volontaire qui a signé un contrat sous l'intitulé "gestion de crise Covid-19" n'aura pas le droit à la prime, car il lui manque trois jours."J'ai pourtant travaillé 12 heures par jour 7 jours/7, pendant deux mois comme coursier, brancardier, témoigne-t-il. On demande juste de l'équité". "En cas de seconde vague de Covid-19, ces gens-là ne reviendront pas, s'il n'y a pas de reconnaissance", fustige Laetitia Houssaye. Des infirmières et des aides-soignantes du service réanimation demandent aussi une revalorisation des salaires.

POUR UNE RECONNAISSANCE DU TRAVAIL DE NUIT

Au listing des revendications également, la revalorisation de la prime de nuit à hauteur de celle des dimanches et jours fériés, soit 46 euros brut au lieu de 9 euros brut par nuit de 10 heures.

Ce que demande aussi le syndicat c'est le recrutement massif de personnel, l'augmentation des budgets alloués à tous les établissements de santé publique et la fin de la tarification à l'acte "pour accueillir et soigner dignement". "Dans les services de soins, nous avons besoin de prendre les patients dans leur globalité, poursuit LaetitiaHoussaye. C'était l'une de nos revendications qu'on a pointée lors de nos manifestations organisées en début d'année. Travailler dans l'urgence et la rapidité, ce n'est pas comme cela qu'on arrivera à endiguer les maladies. Les patients veulent aussi une prise en charge de qualité."

Pendant la période Covid-19, l'aide-soignante fait remarquer : "c'était compliqué, mais il y avait davantage de soignants dans les services de médecine pour moins de patients. Nous avons été aidés entre autres par des étudiants infirmiers et tout le personnel s'est rendu disponible. Avec le retour à la normale, on se rend compte qu'il manque des lits ce qui entraîne une suractivité. S'il y a un afflux aux urgences, il manquera des lits pour répartir les malades. Tous les lits ne sont pas ouverts. Nous revenons donc à une activité de grande ampleur."

"NOUS REDEMANDONS UNE REVALORISATION SALARIALE"

La section locale du SMPS (Syndicat de managers publics de santé) HNO Villefranche affilié à l'Unsa-santé était aussi représentée. "Nous demandons une revalorisation salariale, a souligné Julie Ragnotti, déléguée et cadre de santé. Le versement de la prime de risque, avec rétroactivité, pour tous les personnels paramédicaux exerçant majoritairement aux urgences même s'ils sont rattachés à d'autres unités fonctionnelles (manipulateurs en électroradiologie, brancardiers) fait partie aussi des revendications du SMPS-UNSA.

En milieu de matinée, les manifestants se sont dirigés vers le bureau de la direction. "Ce que j'ai indiqué aux trois organisations syndicales reçues cette semaine, et tout au long de la crise, en ce qui concerne les rémunérations des agents publics que soient des fonctionnaires ou des contractuels, sont des questions régies par des textes réglementaires nationaux, nous a confié Sophie Léonforte, directrice générale adjointe. Au niveau local, il s'agit d'une question que l'on ne peut pas négocier". Concernant la prime Covid, "nous l'avons attribuée comme le prévoit le décret, à tous les agents éligibles à cette prime sans distinction particulière entre les agents des Ehpad et ceux de l'hôpital.S'ils n'ont pas travaillé 30 jours, ils ne sont pas éligibles. Et pour les effectifs : "Tous les ans, nous créons 30 équivalents temps plein. Tous nos projets de développement d'activité s'accompagnent de création de postes médicaux ou non médicaux".

Reste à savoir maintenant quelle suite sera donnée à cette journée nationale d'action et de revendications dans les hôpitaux.

Laurence CHOPART

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