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Handball/Nationale 2 : Une désillusion et des questions pour Villefranche

Après une première période encourageante, malgré un léger retard au score (13-15), l'Entente beaujolaise a totalement coulé au retour des vestiaires.
Handball/Nationale 2 : Une désillusion et des questions pour Villefranche
Franck CHAPOLARD

SPORTSHandball Publié le ,

Samedi soir à l'Escale à Arnas, l'Entente beaujolaise attendait beaucoup de son match contre Nevers, un adversaire qui lui aussi recherchait sa première victoire. Et c'est l'équipe de la Nièvre qui est sortie victorieuse de ce duel de mal-classés, plongeant les Caladois dans de sombres doutes qu'il faudra surmonter avant un périlleux déplacement chez le leader Dijon.

Pourtant, les premières minutes du match faisaient état d'un équilibre des forces, Villefranche-Limas s'appuyant sur un six de départ remanié, avec notamment les clés du jeu confiées à l'habituel ailier Adel Bourhani. Sous l'impulsion de son arrière droit d'un jour Gaëtan Chambry (4/5), l'équipe caladoise restait à l'affût de Nevers, sans parvenir cependant à faire la course en tête. En cause, des échecs au tir et quelques errements défensifs.

"Loin de la culture de la gagne"

Mais ce n'était rien en comparaison de la deuxième mi-temps cauchemardesque de l'Entente beaujolaise. Au fil des minutes, les coéquipiers de Mathieu Charvet perdaient tous leurs repères et Nevers n'en demandait pas tant, marquant presque sur chacune de ses attaques.

"C'est une grosse désillusion. On savait que c'était un match à ne pas perdre. On n'a pas mis ce qu'il fallait pour gagner. Ce soir, ça fait mal", confiait Grégoire Martin après la rencontre, autant sonné que son entraîneur qui ne mâchait pas ses mots. "Je fondais beaucoup d'espoirs sur ce match. Je voulais qu'on enclenche notre vrai départ. À la place, on se prend une grosse tarte. Elle remet en question beaucoup de choses, à commencer par notre niveau. Est-ce qu'on a le niveau de la N2 ou sommes-nous une équipe de N3 ? Je me pose sérieusement la question. Sur le plan handball, nous sommes capables de montrer de belles choses. Mais on est loin d'avoir cette culture de la gagne."

Le discours est fort et traduit surtout des manquements au sein du collectif. "On doit se remobiliser très vite, car le championnat est encore long. Il faut mettre nos égos de côté et se remettre au travail, avec de la rigueur et un gros coup de pied au cul", ajoutait Grégoire Martin. En Calade, l'état d'urgence est déjà décrété…

David Duvernay

Correspondant local de presse

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