AccueilACTUALITESEconomieGrève chez Bayer à Villefranche-Limas : le ras-le-bol des salariés

Grève chez Bayer à Villefranche-Limas : le ras-le-bol des salariés

L'usine est quasiment à l'arrêt à la veille du week-end.
Des salariés grévistes vendredi après-midi devant l'entrée du site de Villefranche-Limas.
Julien VERCHERE - Des salariés grévistes vendredi après-midi devant l'entrée du site de Villefranche-Limas.

ACTUALITESEconomie Publié le ,

Les salariés de Bayer Villefranche-Limas sont en colère et le font savoir. A l'appel de la CGT, ils ont lancé un mouvement de grève vendredi 30 novembre dès 6 h. "Cette grève est massivement suivie et la production se trouve pratiquement à l'arrêt", soulignait vendredi après-midi Gaëtan Cornut-Chauvinc, délégué syndical CGT.

Depuis le milieu de matinée, un piquet de grève est installé devant l'entrée de l'usine du chimiste allemand située avenue Edouard-Herriot. Le tout dans une ambiance bon enfant, mais non exempte de détermination. 70 personnes auraient cessé le travail aujourd'hui, même si le décompte n'est pas simple.

En effet, par le jeu du travail par postes successifs, cette "journée" de grève devrait s'étirer jusqu'à mardi matin 6 h. A noter que certains grévistes sont également à compter dans les rangs du syndicat CFTC.

"DES CONDITIONS DE PLUS EN PLUS DIFFICILES"

Alors que dans la foulée du rachat de l'Américain Monsanto, Bayer a annoncé jeudi la suppression de 12.000 emplois dans le monde d'ici 2021, c'est un mouvement inverse que réclament les salariés du site beaujolais.

"Les cadences sont très élevées et les conditions de travail de plus en plus difficiles, dénonce Eyup Temizoz, secrétaire général CGT Bayer-Limas. "Résultat, les arrêts de travail se multiplient et le ras-le-bol devient généralisé. Nous demandons donc des embauches !"

Ce n'est pas le seul grief fait à la direction. Sont pointés du doigt - entre autres sujets de crispation - un manque de considération général, la problématique des primes adossées à des objectifs individuels, ou encore des risques psycho-sociaux accrus.

Les responsables CGT locaux n'excluent pas d'autres journées d'action dans un futur proche si leurs doléances ne sont pas entendues. Vendredi après-midi, ils étaient toujours dans l'attente d'un premier contact avec la direction. Le site de Villefranche-Limas emploie au total 360 salariés.

Julien VERCHERE

Partager :
Abonnez-vous
  • Abonnement intégral papier + numérique

  • Nos suppléments et numéros spéciaux

  • Accès illimité à nos services

S'abonner
Journal du 01 décembre 2022

Journal du01 décembre 2022

Journal du 24 novembre 2022

Journal du24 novembre 2022

Journal du 17 novembre 2022

Journal du17 novembre 2022

Journal du 10 novembre 2022

Journal du10 novembre 2022

S'abonner
Envoyer à un ami
Connexion
Mot de passe oublié ?