AccueilVILLEFRANCHEÇa bouge dans l'aggloGleizé : la résidence Le Cep célèbre les 100 ans d’Yvonne Mégard

Gleizé : la résidence Le Cep célèbre les 100 ans d’Yvonne Mégard

Yvonne Mégard, toujours vive et pétillante, est arrivée à la résidence du Cep dans sa 98ème année, il y a 18 mois.
Gleizé : la résidence Le Cep célèbre les 100 ans d’Yvonne Mégard

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"J’ai repoussé cette échéance au maximum car je n’avais pas envie de me retrouver avec des vieux, dit-elle avec malice. Mais aujourd’hui, je ne quitterai pour rien au monde mes copines". Yvonne Mégard est née le 17 mai 1922 à Relevant, de l’autre côté de la Saône, au cœur de la Dombes.

Issue d’une famille de cinq frères et sœurs avec lesquels elle n’a jamais eu trop d’affinités, elle a dû arrêter l’école à l’âge de 9 ans pour travailler dans la boulangerie-café-restaurant de son frère ainé, puis a repris l’école à l’âge de 11 ans grâce à sa maman qui l’a sortie de cette situation injuste, avant d'obtenir son certificat d’études. À 18 ans, elle eut envie de voler de ses propres ailes et rencontra un boulanger de deux ans son aîné. Un mariage et quatre enfants plus tard, ils furent gérants d’une première boulangerie à Saint-Trivier-sur-Moignans.

© Hervé ROCLE

Ils attendirent que les enfants aient 10 ans et soient autonomes pour acheter, à 37 ans, une première boulangerie à Villars-les-Dombes, puis Tarare et Écully, chaque fois en prenant une affaire un peu plus grande. "Écully fût notre dernière étape de onze ans, où nous avions fait construire et où nous avons pris notre retraite. C’était il y a 40 ans. Nous avons ensuite fait construire à Relevant puis à Chatillon-sur-Chalaronne, où j’ai vécu en autonomie, avec ma voiture, avant d’arriver à la résidence le Cep, nous confie-t-elle sans nostalgie. Ici, j’ai beaucoup d’occupations, les cartes, la lecture, le tricot, la couture, internet, j’aime bien écrire. Je n’ai aucun problème avec ma vue, et une bonne santé, j’ai de la chance."

"Une vie saine et heureuse"

La centenaire ajoute que "nous avons eu une vie sans grand malheur, nous n’avons pas perdu d’enfants, pas de maladie, une vie saine et heureuse. Mes enfants, une fille et trois garçons, vivent aujourd’hui à Arnas, Jassans, Trévoux et Belleville. J’ai été grand-mère à l’âge de 40 ans et j'ai deux arrières-arrières petits enfants de 7 ans et 3 ans qui vivent dans la région lyonnaise".

Yvonne Mégard a trinqué avec le maire et Sylvie Privat, son adjointe à la vie sociale et familiale : "J’ai eu des chocolats et ce beau bouquet de fleurs. C’est trop, je ne mérite pas autant d’honneur". Ils se sont donné rendez-vous à la réunion de quartier qui aura lieu en juin prochain à la résidence le Cep.

Un souvenir spontané d’Yvonne pour finir : "Je me souviens avoir vu voler le Zeppelin, ce grand cigare de couleur orange, qui a brulé en 1937, qui servait à acheminer le "grand courrier" d’un bout à l’autre de la France. J’ai aussi vu circuler le tacot du beaujolais et ai connu les nationales non-goudronnées". C’était un autre temps.

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