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Giraud Production : ils veulent sauver leur emploi !

Alors que se déroulait une table ronde, mardi à la sous-préfecture de Villefranche, des incidents sont survenus entre les forces de l'ordre et des salariés à l'extérieur du bâtiment.
Giraud Production : ils veulent sauver leur emploi !
Laurence CHOPART - Mardi, place des Arts, la situation était très tendue.

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"Tendue, l’ambiance était plus que tendue, mardi après-midi lors de la deuxième table ronde organisée en sous-préfecture de Villefranche" rapporte Jean-LouisVermorel, délégué CGT. Les élus du Comité d’entreprise de la société Giraud Production, implantée à Pont-Trambouze ont tenté une nouvelle fois de sauver les emplois menacés dans cette entreprise de menuiserie industrielle qui fabrique des portes et fenêtres en PVC et des baies coulissantes en aluminium. Mais la ligne PVC va fermer, un plan de réorganisation entraînera des suppressions de postes soit 48 postes sur 101 que compte l’entreprise.

"Nous n’avons pas obtenu les réponses attendues de la part des représentants de Lapeyre et de Saint-Gobain", poursuit le délégué. Ils étaient présents mardi après-midi au côté du sous-préfet, des représentants de la DIRECCTE, des élus du Comité d’entreprise, des représentants d'élus du Beaujolais et du directeur de l'entreprise."L’investissement n’est pas suffisant concernant le business plan présenté par Lapeyre, nous a confié Jean-Pierre Vermorel. Nous avons réclamé pour ceux qui resteront, une garantie concernant la production de baies coulissantes en aluminium et une garantie d’emploi sur cinq ans. Ils nous proposent que trois ans ! Autre exigence porté par le Comité d’entreprise : la prise en compte de départs volontaires sans conditions et à la hauteur des attentes et du préjudice subis par les salariés et une prime supra-légale (prime correspondant au montant versé au-delà du minimum légal et définie selon certaines conditions) pour ceux qui seront licenciés. "Le sous-préfet a demandé que de nouvelles négociations soient ouvertes", nous a rapporté le délégué. Celui-ci fustige le fait que le CICE (Crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi) n'ait pas été utilisé par l'entreprise dans sa totalité pour l'investissement et de la formation.

Alors que se déroulait la table ronde, des incidents sont survenus entre les forces de l'ordre et des salariés. Une personne a été placée en garde à vue, puis libérée. Selon la CGT, trois salariés ont été blessés. Et une personne parmi les forces de l'ordre également, nous a confié le commissaire.


Laurence CHOPART

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