AccueilVILLEFRANCHEFriperie Villefranche : avec Bichonnez-moi, la fripe, c'est chic

Friperie Villefranche : avec Bichonnez-moi, la fripe, c'est chic

Les amateurs et amatrices de pièces vintages et de vêtements originaux peuvent désormais trouver leur bonheur à Villefranche, dans la boutique Bichonnez-moi où la mode s'affiche sous toutes ses coutures.
Friperie Villefranche : avec Bichonnez-moi, la fripe, c'est chic
©Zoé Besle - Adèle Fouquet, fondatrice de Bichonnez-moi, et son associée Anaïs Raimondo.

VILLEFRANCHE Publié le ,

"Pour nous, la mode est un divertissement assumé, peut-on lire sur le site d'e-commerce de Bichonnez-moi. Et nous pensons qu'on peut se divertirsans gaspiller, en recyclant, et même en investissant dans des pièces de mode vintage dont la valeur va augmenterdans les prochaines années". Une philosophie qui transparait largement dans la boutique physique de la marque, ouverte depuis le 15 juin au 49 route de Frans à Villefranche.

La boutique Bichonnez-moi est ouverte depuis le 15 juin à Villefranche.

©Zoé BesleLa boutique Bichonnez-moi est ouverte depuis le 15 juin à Villefranche.

Les poissons et les motoculteurs de Michel Brevet ont laissé place à une décoration soignée et des vêtements de seconde main sélectionnés avec soin, 100 % vintage"Nous n'avons pas de seconde main moderne : nos pièces les plus récentes datent des années 2000, qui reviennent en force en ce moment", note Adèle Fouquet, fondatrice de Bichonnez-moi. Après un parcours dans l'industrie, la Saint-Cyrienne quitte ce domaine en 2016 et s'oriente vers le e-commerce en reprenant la marque parisienne Calechemise, qui propose des caleçons chemises masculins en une seule pièce.

Les marques Calechemise et La Totale

"J'ai eu beaucoup de retour de clients sur la difficulté d'aller aux toilettes, chose que les femmes connaissent bien quand elles portent une combinaison. On a donc ajouté des boutons pressions sur tous les modèle et depuis, il n'y a plus de problème", sourit Adèle Fouquet. La marque Calechemise dispose d'un espace dédié à l'intérieur de la boutique caladoise, tout comme la marque La Totale. Créée en 2018, elle propose des combinaisons homme et femme disposant toutes d'un système d'ouverture permettant un passage aux toilettes plus aisé : des pressions invisibles sur les modèles courts, ainsi qu'un système de zip à l'arrière pour les combinaisons longues.

"Tous les vêtements sont conçus ici : j'achète les tissus en Europe et maintenant beaucoup en France. J'essaye de relocaliser toutes mes matières premières près de Villefranche : je travaille pas mal avec Sprintex notamment". L'assemblage des pièces est en revanche effectué en Tunisie, afin de garder des prix abordable "Pour travailler avec de la confection française, je serai obligée de vendre les combinaisons à 300 ou 400 € et ce n'est pas ce que je veux", explique Adèle Fouquet. Les calchemises restent ainsi abordables (59 €), tout comme les combinaisons La Totale, dont les prix débutent dans les mêmes eaux.

Bichonnez-moi : pour une mode à faible impact écologique

Le fait que le textile fasse partie des industries les plus polluantes au monde, Adèle Fouquet en a bien conscience. "Pendant le confinement, je ne pouvais plus aller à Tunis ni récupérer mes matières, dans le même temps je me posais un tas de questions sur l'impact écologique de la mode, un sujet qui m'a toujours préoccupé".

En addition aux vêtements, Bichonnez-moi propose aussi des accesoires de seconde main : ici, une paire de lunettes de soleil vintage.

©Zoé Besle En addition aux vêtements, Bichonnez-moi propose aussi des accesoires de seconde main : ici, une paire de lunettes de soleil vintage.

De cette réflexion est née Bichonnez moi, concept qui fait la part belle aux vêtements de seconde main portant en eux une histoire. Des pièces vintage Céline, Levis ou Yves Saint Laurent côtoient des habits dégriffés, avec des prix allant de 5 € la pièce à 499 € pour une chemise élaborée avec d'ancien carrés de soie lyonnais. Des retouches effectuées sur les vêtements aux étiquettes soignées – elles donnent toutes la période estimée de création de la pièce – en passant par la présentation sur portants, tout est fait pour retrouver le plaisir du neuf dans l'ancien.

Une chemise éllaborée à base de plusieurs carrés de soie lyonnais. Une chemise éllaborée à base de plusieurs carrés de soie lyonnais.

©Zoé Besle

"C'est important de mettre ces vêtements en valeur : une pièce qui a vu passer le mur de Berlin ne peut pas se retrouver vendue dans un carton à même le sol". Sa vision écologique de la mode est partagée par son associée Anaïs Raimondo. "J'ai travaillé pendant plusieurs années dans une enseigne de fast fashion à Lyon. Ça m'a appris beaucoup de choses, mais j'ai aussi pu voir l'impact écologique de cette mode-là, avec des quantités impressionnantes de pièces qui arrivent et partent à la poubelle, explique la jeune femme. La seconde main permet de faire du bien à la planète, tout en continuant de se faire du bien à soi".

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