AccueilVAL DE SAONERégion de BellevilleFrédéric Brugnot, photographe bellevillois "surréaliste" ?

Frédéric Brugnot, photographe bellevillois "surréaliste" ?

Découvrez l’univers de cet artiste artiste-photographe bellevillois à L'Atelier selon toi, à la Maison de la Saône de Belleville-en-Beaujolais, jusqu'au 28 novembre.
Frédéric Brugnot, photographe bellevillois "surréaliste" ?
Viviane Gobert - Ce squelette de baleine, pris du dessus, est un cri pour défendre ces géants des mers menacés. La réunion des deux mâchoires symbolise un signe de prière christique, ou autre, et la réunion des énergies du corps. D'où son titre "L’impossible pénitence".

VAL DE SAONERégion de Belleville Publié le , Viviane Gobert

Cettte exposition est l'occasion, pour Frédéric Brugnot, de revenir dans sa ville natale après 25 années de vie parisienne. Licencié en études cinématographiques à l’Université Lumière Lyon 2, il a collaboré durant cinq ans, en tant photographe et performeur, avec la galerie Clédalique, à Cadaquès, en Espagne. Une galerie fondée par Salvador Dali et Miette qui fut son élève. Le Bellevillois débute en tant que photojournaliste et travaille durant trois ans à Lyon Matin et au Progrès, pour lesquels il réalise de nombreuses interviews et des portraits d’artistes célèbres. Mélomane averti, il "capte" aussi nombre d’artistes de la scène underground des années 90, tout en présentant une exposition, durant deux ans au Glob, la mythique salle de concert de Lyon. Son travail est de longue haleine. Il s’inscrit dans la durée, au fil de ses pérégrinations dans la nature, d'où il peut bredouille parce qu'il n'a pas trouvé "La" photo capable d'illustrer sa quête d’expression. Il travaille comme Henri Cartier-Bresson, sans retouche, sans recadrage, juste la prise de vue qu’il veut immédiate et parfaite. Il ne fait pas de la "photo", mais de la photographie. Pour lui, l'objectif est un médium de communication au travers duquel il cherche à construire un discours. Son but n'est pas de rendre compte que de ce qu’il voit. Inspiré par le mouvement surréaliste, il développe depuis 2006 son écriture personnelle de la photographie et ses clichés sont pris par rapport à la structure et à l’élaboration des rêves selon Freud. Il joue ainsi avec les profondeurs de champs, utilise les différentes strates et les mets en rapport pour en faire une représentation de la contraction en un seul plan de tous les actes manqués qui constituent le rêve du jour.

Exposition jusqu’au 28 novembre, lundi de 14 h à 16 heures ; mardi de 9h à 12 heures et de 14 h 30 à 17 h 30 ; mercredi de 14 h 30 à 18 heures, jeudi de 10 h 30 à 13 heures, samedi et dimanche de 15 heures à 18 heures.

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