Fermer la publicité

Football/National : sur le chemin du derby FCVB-Bourg avec… Boris Berraud

le - - FCVB

Football/National : sur le chemin du derby FCVB-Bourg avec… Boris Berraud
facebook FBBP01 - Boris Berraud est désormais entraîneur des gardiens à Bourg après avoir été un milieu au parcours lumineux sous le même maillot bressan.

Avant le derby de vendredi prochain à Armand-Chouffet, focus sur l'histoire d'une rivalité qui dure, du Beaujolais à l'Ain. Et c'est Boris Berraud, ancien milieu bressan devenu entraîneur des gardiens au FBBP01 qui ouvre les premiers guillemets de ce récit.

A J-5 du derby FCVB-Bourg, peut-être plus attendu qu'à l'ordinaire avec les présences sur les bancs de deux figures marquantes - Alain Pochat à Bourg après ses années caladoises, Hervé Della Maggiore à Villefranche après ses années bressanes - nous nous sommes penchés sur l'histoire récente de ce duel qui, de l'Ain au Beaujolais, fait beaucoup parler, à travers différentes acteurs. Et on ne pouvait que commencer par Boris Berraud, emblématique milieu et capitaine de Bourg-Peronnas. De 1994 à 2011 il a été l'éclaireur du jeu bressan, avec des exploits en coupe de France (se souvenir de 1998…), et ce pied gauche, redouté ou apprécié selon l'adversaire du jour. Les Caladois le craignaient beaucoup. C'était la marque d'un respect mutuel. Et c'est tout cela qu'il relate ici, aujourd'hui, la mémoire du temps qui passe restant assez juste, dans la peau d'entraîneur de gardiens de but, au sein du FBBP01. Son éternelle maison.

Boris Berraud, les Bressans disent souvent que le vrai derby de leur saison se situe à Villefranche. Qu'est-ce qui nourrit, selon vous, cette préférence-là ?

"Quand j'étais joueur, Villefranche était le derby de notre saison, en effet. C'était peut-être le fruit des duels qui se jouaient avant, en DH. Ils avaient une saveur particulière, déjà. C'était peut-être aussi une histoire de proximité où le passé des deux clubs comptait beaucoup. L'attente avant le derby était surtout autour du match car pour nous, joueurs, c'était une occasion de prendre des points, comme pour les autres rencontres d'ailleurs."

Qu'est-ce qui définit ces deux villes ?

"Parler de Villefranche me semble compliqué parce que je ne connais pas suffisamment cette ville. Mais je dirais qu'entre Bourg et Villefranche il y a des ressemblances. Ce ne sont pas des grosses villes comme Lyon. Et puis nous partageons, je pense, la notion de club familial où les gens peuvent s'inscrire dans la durée. Aujourd'hui cela a peut-être changé au niveau des joueurs mais c'est une évolution qui n'est pas propre à nos deux clubs. C'est le monde du monde du foot qui a changé. Les joueurs naviguent plus facilement d'un club à un autre.

"J'ai eu la chance de finir ma carrière avec Hervé Della Maggiore comme entraîneur"

Ce derby représentait quoi à vos yeux quand vous étiez joueur ?

"Franchement, je ne fais pas partie des gens qui vont te parler de rivalité exacerbée, d'ennemis en face ! J'aime trop le jeu pour ça. Bon, c'est vrai qu'à l'époque j'avais droit à un traitement de faveur quand il s'agissait d'affronter Villefranche. J'avais souvent Nicolas Roux (NDRL : ex-milieu défensif du FCVB) sur le dos. On avait un peu le même profil. On se croisait régulièrement. C'était des matches au couteau mais l'ambiance restait cordiale. Le fait de souvent se rencontrer faisait que l'on arrivait à bien se connaître. On n'était qu'à 50 km les uns des autres, ça aide. Après le match, on avait plaisir à se retrouver, dans le respect parce que ça ne restait qu'un match de foot ! Je n'en faisais pas des caisses. J'ai eu la chance de jouer avec une génération de joueurs qui avaient chacun leur caractère, il était plus ou moins affirmé suivant les personnalités. C'est aussi ce qui fait la vie d'un vestiaire de foot."

Si vous deviez citer un joueur qui a marqué l'histoire de votre club, qui désigneriez-vous ?

"Ce serait Farouk Nouï qui malheureusement nous a quittés tragiquement, il y a bientôt vingt-ans (NDRL : décembre 2001). Il représentait les valeurs du club, c'est à-dire la solidarité. Il aimait les gens et ces derniers le lui rendaient bien. Il y avait chez lui un don de soi irréprochable. Il inspirait tout le monde."

Hervé Della Maggiore, l'entraîneur de Villefranche, est un ancien bressan. Quelle trace a-t-il laissée à Bourg ?

"Il a grandement contribué à l'ascension du club pour atteindre aujourd'hui le milieu professionnel. Sa trace à Bourg est énorme. Elle se voit dans l'évolution de nos structures. Aujourd'hui, on a la chance d'avoir un outil de travail magnifique. Il y est pour beaucoup. Il a été un vrai accélérateur de l'évolution du club. J'ai eu la chance de finir ma carrière avec lui comme entraîneur puis d'intégrer son staff après. Je peux dire que j'ai bien fini à ses côtés. Lui comme moi, nous ne sommes pas des adeptes du téléphone mais vendredi, on aura plaisir à se retrouver, c'est une certitude."

Ralph NEPLAZ

Correspondant local de presse.




Ralph NEPLAZ
Journaliste

Ses derniers articles

Abonnez-vous au Patriote Beaujolais

Le Patriote Beaujolais

  • ›   Pour plus de contenu papier & web
  • ›   l’accès aux annonces légales
Je m'abonne

À lire également


Réagir à cet article

Message déjà envoyé Adresse e-mail non valide


Fermer
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies et de technologies similaires par notre société ainsi que par des tiers, afin de réaliser des statistiques d'audiences et de vous proposer des services éditoriaux et la possibilité de partager des contenus sur des réseaux sociaux. En savoir plus / paramétrer