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Football/National : Le FCVB se rassure avant la lumière de la coupe de France

Auteur d'une solide prestation, le FC Villefranche-Beaujolais a tenu en échec le coleader du championnat, Chambly (0-0). Les heures vont désormais, sereinement, défiler d'ici mardi et ce 16e de finale de coupe de France tant attendu face aux Herbiers, au stade Armand Chouffet.
Football/National : Le FCVB se rassure avant la lumière de la coupe de France
FRANCK CHAPOLARD - Camelo et les Caladois ont tenu tête à Chambly, sans se désunir à Chouffet, ce vendredi soir.

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Vendredi 18 janvier, 19ème journée de National. A Villefranche, au stade Armand Chouffet, FC Villefranche-Beaujolais et FC Chambly-Oise font match nul (0-0). Arbitre M. Thierry Bouille. Composition du FCVB : Sauvage, Martin, Gonzalez, Camelo, Belkorchia, Pagerie (Mambu, 76e), Burel (c), Sergio, Blanc (Joufreau, 87e), M'Madi (Benedick, 70e), Toko. Entraîneur : Alain Pochat.

C'était un match à ne surtout pas perdre. A gagner si possible. Mais un match où il fallait sortir indemnes pour ne pas perdre ses atouts avant le jour J, mardi prochain à Chouffet, en coupe de France. Une mission (presque) accomplie. Champion des partages (onze en National), le FCVB n'a rien cédé à Chambly (0-0). Enfin si, juste un point. Et seulement ça. Et rien d'autre de plus.

LE MATCH

Un drôle de parfum. Entre deux eaux. Difficile de savoir ce qui animait les esprits caladois, à l'instant d'entrer dans ce duel face au coleader du National, Chambly, qui en dépit d'avoir une foule de talents dans toutes les lignes, promène une solidité comme un rempart aux équipes joueuses, porté par le meilleur buteur du National Joris Correa (9 buts). Car, le FCVB a, rendez-vous ce mardi avec sa propre histoire en coupe de France avec la possibilité d'arrimer ses rêves au stade des 8es de finale en sortant les Herbiers (N2) à la maison. Mais il y avait, avant cette nuit des étoiles, la réalité du quotidien en National, et ce besoin de points. Et après ce 11ème nul de la saison, Villefranche est toujours à deux petites longueurs de la zone des relégables. Mais ça, c'est une autre histoire qui reprendra à Avranches (15e) dans un face-à-face de la peur, le 1er février. Mais en attendant, il y aura eu cette belle résistance, contre Chambly, ce vendredi dans un stade d'Armand Chouffet frigorifié.

Des Caladois, qui, assez tôt, étaient passés tout près d'un sacré coup de froid. Chambly restant cette escouade capable des meilleures entames. Le centre tendu Doucoure pour la reprise précipitée de Correa (13e) indiquait le sens de la marche du leader dans le Beaujolais, à savoir une propension à attaquer souvent à trois (Heinry, Dadoune, Correa) voire à quatre avec la vélocité de Doucoure dans le couloir droit. Il a fallu à la jeune charnière du FCVB, Gonzalez-Camelo-Belkorchia, un peu de temps pour prendre la mesure de ces menaces-là, habiles au pressing haut. Alors, si la possession n'était pas, pour une fois, du côté caladois, agir en contres, comme sur cette belle frappe enroulée de Burel cherchant la lucarne de Pontdemé, vigileant (21e), était une manière de riposte beaujolaise. Peu à peu, Villefranche montrait les dents, au milieu, se procurant de vrais opportunités : M'Madi 28e, Blanc 33e, Burel encore 45e. Mais Chambly, par Doucoure, de la tête, gardait de quoi inquiéter Sauvage (38e), sans cadrer, cependant. Plus équilibré, plus intense également, en seconde période, ce duel demeurait sur le fil de l'imprécision. Jacques, prompt devant M'Madi sauvait Chambly sur un centre de Toko, remuant (54e). Villefranche finissait mieux. Toko, dans la surface, sur un énième ballon dans la surface, usait du contrôle de trop (86e) tandis que Benedick, légèrement tenu avant d'entrer dans les seize mètres de Pondemé, ne pouvait suffisamment armer sa frappe (89e).

C'était là, la dernière velléité d'une équipe caladoise qui avait su se débrouiller sans son milieu N'Diaye et son attaquant Labeau, retardataires d'avant-match et privés de National. Une sanction assumée par leur coach Alain Pochat, après la rencontre : "Il y a un cadre. Et quand on rabâche les choses durant toute le semaine par rapport à Marignane (1-1) et le professionnalisme que chacun doit avoir, des décisions sont prises. Je leur ai dit qu'ils allaient vivre deux matches intéressants à domicile sur une courte période. Je ne voulais voir personne en retard à l'heure convoquée. Deux joueurs n'ont pas compris le message. Il fallait marquer le coup, vis-à-vis du groupe. Je sais que je me suis privé de deux bons joueurs mais c'était trop important pour le groupe et la suite de la saison. C'est un choix. On a un groupe homogène." Et à la question de savoir si Labeau et N'Diaye seraient réintégrés mardi en coupe de France, Pochat de répondre : "Je ne suis pas rancunier mais j'espère surtout qu'ils seront à l'heure si je les convoque cette fois-ci…"

LE JOUEUR

Il aurait pu débuter en charnière centrale si d'aventure N'diaye avait été retenu dans le groupe au milieu, mais c'est finalement devant la défense, à la récupération que Nicolas Burel, qui retrouvait son ancienne équipe de Chambly, a évolué, avec en sus, le brassard de capitaine. Que dire de sa prestation ? Encore un match plein pour l'un des éléments les plus expérimentés du FCVB. Un sens du placement, une facilité à temporiser quand il y a le feu, à mettre le bon tampon ou le bon tempo quand il le faut. Bref, Burel a été solide au poste, comme un équilibre, couvrant ses défenseurs quand ces derniers apportaient le surnombre offensif, parfait complément de Sergio, celui-ci plus dans la projection, coupant les trajectoires à bon escient et rassurant ses coéquipiers en permanence. Une performance qui fit dire, dans le vestiaire visiteur de Chouffet, à Jean-Michel Rouet, vice-président de Chambly et ancien journaliste à L'Equipe, ceci : "Il a toujours autant de métier le Nico !". On n'aurait pas dit mieux.

Ralph NEPLAZ

Correspondant local de presse

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