AccueilSPORTSFCVBFootball/National : le FCVB s'installe sur le podium de la délivrance !

Football/National : le FCVB s'installe sur le podium de la délivrance !

Patients et suffisamment opiniâtres pour aller chercher un précieux succès (3-0), les Caladois ont renversé Créteil dans les dix dernières minutes et vont squatter le podium jusqu'à ce week-end. La suite promet encore de belles luttes pour la place de barragiste.
Sergio, était l'homme à tout faire, ce mercredi soir. Et cela s'est vu. Il a ouvert le score sur pénalty.
FRANCK CHAPOLARD - Sergio, était l'homme à tout faire, ce mercredi soir. Et cela s'est vu. Il a ouvert le score sur pénalty.

SPORTSFCVB Publié le ,

Mercredi 21 avril. Match en retard de la 30ème journée de National, à huis clos, au stade Armand Chouffet, FC Villefranche-Beaujolais bat US Créteil-Lusitanos 3-0 (0-0). Arbitre M. Cédric Dos Santos. Avertissements : Antunes (21e) à Villefranche, Fofana (53e) à Créteil. Buts : Sergio (79e sp), Lauray (89e), Taufflieb (90e) pour Villefranche. Composition du FCVB : Caruso – Dauchy, Renaut, Flegeau – Fleurier, Sergio, Taufflieb, Antunes (Lauray, 84e), Bonenfant – Garita (Dabasse, 66e), Segbé (Guilavogui, 74e). Entraîneur : Hervé Della Maggiore.

Normalement, les heures qui arrivent devaient être optimisées, pour enchaîner à Orléans samedi, en un duel aux allures de nouvelle finale pour la troisième place. Mais il va falloir patienter, sans doute jusqu'à la semaine prochaine pour vivre ce face-à-face, des cas de Covid ayant été détectés dans le groupe orléanais. Un report appris ce mercredi, avant la visite de Créteil à Chouffet qui a sourie au FCVB, tenace en bout de ligne pour enquiller trois buts et effacer tout ce qui s'était passé avant : une longue litanie de situations fermées. La victoire fait souvent tout oublier. Surtout quand elle vous installe sur le podium.

LE MATCH

Quand tout se termine dans une joie si grande, c'est que le chemin emprunté a été suffisamment laborieux pour que l'on puisse savourer l'issue, heureuse. Le genre de délivrance comme le murmure d'un groupe qui veut garder son destin dans ses pieds, jusqu'au bout. Celui de l'un de ses leaders techniques, le milieu Sergio, n'a pas tremblé, à onze minutes de la fin pour transformer le pénalty du mérite, celui de l'équipe qui en avait fait le plus pour arracher le succès. Un pénalty survenu au cœur d'un vrai temps fort caladois, sur corner, la tête du capitaine Renaut trouvant sur son chemin le bras du défenseur Fofana masqué par l'écran total de Guilavogui (était-ce intentionnel ou pas ? Voilà un débat de plus qui ne videra pas la Saône de ses poissons…), Sergio prenant Veron à contre-pied (1-0, 79e) pour ouvrir ensuite la voie aux autres : les entrants (Dabasse-Guilavogui-Lauray) qui s'invitent au bal de la réussite avec la volonté de changer le cours d'un match qui prenait une mauvaise tournure.

On songe à ce piqué-pied-gauche de Lauray sur Veron, dont la course avait épousé celle de Taufflieb sentant à merveille la profondeur pour venir assurer le succès beaujolais en un finish devenu la recette maison (2-0, 89e). Et puis il aura fallu que l'un des architectes de ce succès, Taufflieb, relayeur devenu "killer", s'en aille lober Veron encore, une minute après avoir dessiné un boulevard à Lauray, sur une inspiration qui finira sans doute dans la corbeille des buts de la semaine en National (3-0, 90e). Une fois que l'on a raconté ces trois belles guirlandes sur le sapin caladois, il ne faudrait pas oublier tout ce qui a précédé, surtout en première période : le manque de mouvement devant du duo Garita-Segbé, la fermeture des espaces et un milieu harcelé constamment.

Pourtant, tout avait bien commencé : ce centre de Fleurier, désertant son couloir gauche pour trouver la tête non cadrée de Segbé, au premier poteau (3e). Tout avait bien commencé mais on sentait, déjà, que Da Costa, le coach cristolien, en densifiant autant son milieu, aurait de quoi enquiquiner son homologue Della Maggiore au cœur du jeu, en demandant également à ses attaquants de mettre le bleu de chauffe de circonstance, de mettre le pied, de râler beaucoup, bref d'être concernés. Cela se traduisait par une pression sur les premières relances beaujolaises, à l'image de Farade sur Renaut, le service de ce dernier n'étant pas exploitée par Sangare pourtant en bonne posture (8e). Dans le plan de Da Costa, il y avait aussi ceci : de la discipline à la perte du ballon, Créteil se repliant systématiquement dans sa moitié de terrain pour, in fine empêcher l'exploitation des couloirs par les pistons caladois. On vit moins souvent Fleurier et Bonenfant prendre l'air, dans les couloirs.

Alors comment trouver la clé dans ce rideau défensif francilien, sans trous apparents ? La question a duré un peu plus d'une heure, avec, souvent, comme mode opératoire les coups-de-pied-arrêtés. Les Caladois y ont répondu par Sergio sur coup-franc finalement flottant dans la surface malgré la remise de Renaut dans un second temps (11e) puis cette opportunité de Taufflieb dans la surface reprenant un ballon mal renvoyé par un défenseur cristolien, Veron paradait à sa manière, efficace (33e). On relevait encore ce long coup-franc rentrant de Sergio pour la tête de Garita, près de Veron, sans danger (38e). La situation aurait pu se décanter par Antunes au duel avec Llambrich (41e) et bousculé dans la surface après une belle remise de la tête de Bonenfant, mais le jeune milieu du FCVB, par manque de métier, n'obtiendrait pas de penalty (41e). L'action avait été initiée par une longue transversale de Renaut, précise, comme d'habitude cette saison.

Bon, derrière il y avait eu, en contre, Farade, et cette demi-volée à deux doigts de tromper Caruso (42e) mais cela n'était qu'un feu de paille pour des Cristoliens, qui peu à peu, allaient manquer de gaz et d'idées offensives, en seconde période malgré les éclairs du même Farade (60e et 66e). Villefranche monterait lentement en régime. Par Taufflieb qui enlevait trop sa reprise (52e) alors que la tête de Bonenfant en pleine course, finalement mal ajustée sur un centre de Taufflieb était une esquisse de qui se préparait (67e). Créteil était au bord de la rupture. Ce dont Guilavogui, contré au dernier instant, était tout près de profiter (78e). La fin on la connait. Villefranche, toujours en vie, aura quelques nuits pour dormir sur le podium d'une belle ambition: la course pour les barrages est plus que jamais un horizon accessible, à quatre finales de l'arrivée.

LE JOUEUR

Depuis le temps que l'on rappelle son nom dans la colonne des joueurs des mois qui s'enchainent en National, on va finir comme les anciens sur un banc, à raconter les mêmes histoires. Il n'empêche, avec Sergio c'est souvent la même story qui se déroule : il monte souvent en cadence au fil d'un match pour finir sur des notes élevées qui alimentent la régularité de ceux qui font tourner un collectif, dans l'ombre. Ce mercredi a été un théâtre pour lui à Chouffet.

Il a tiré le corner qui amené le pénalty du 1-0 qu'il a transformé lui-même, effaçant son échec face à Laval (0-0), il y a une éternité, en novembre. Puis il a été à l'avant-dernière passe du but de Lauray en offrant la profondeur à Taufflieb. Et il a fini sur une verticalité de son camp pour répondre à l'appel de Taufflieb et son lob du 3-0. Sergio, était l'homme à tout faire, ce mercredi soir. Et cela s'est vu. Avec les stats qui accompagnent ce genre de belle soirée. Sur le chemin du joueur du mois d'avril ? Les paris sont ouverts…

Ralph NEPLAZ

Correspondant local de presse

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