AccueilSPORTSFCVBFootball/National : le FCVB était si près du but…

Football/National : le FCVB était si près du but…

Contraint au partage par une fringante équipe de Marignane-Gignac (1-1), le FC Villefranche-Beaujolais, en nets progrès collectifs, est passé par toutes les émotions pour sa première sortie à domicile. L'apprentissage du National se poursuit.
Football/National : le FCVB était si près du but…
FRANCK CHAPOLARD - La joie manifeste des Caladois (Mambu, Gonzalez, Pagerie, Benedick, Lacour, Lemb) sur l'ouverture du score signée Maxime Blanc.

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Vendredi 10 août, 2ème journée de National. A Villefranche, au stade Armand Chouffet, le FC Villefranche-Beaujolais et Marignane-Gignac FC font match nul 1-1 (1-0). Environ 2 000 spectateurs. Buteurs : Blanc (12e) pour le FCVB, Barka (56e) pour Marignane. Composition du FCVB : Sauvage, Martin (Ertel, 49'), Gonzalez, Lacour, Pagerie, Borgniet, Mambu, Sergio, Benedick (M'Madi, 77'), Lemb (Toko, 68'), Blanc (capitaine) Entraîneur : Alain Pochat.

Sentiments mêlés. Tel pourrait être le résumé de ce premier rendez-vous du FCVB dans son stade Armand Chouffet bien garni pour la seconde journée d'un championnat de National que découvre aussi son adversaire du jour, Marignane-Gignac, l'autre promu. Pour ne pas avoir réussi à doubler la mise, après la belle réalisation du buteur Maxime Blanc, lors des trente premières minutes de jeu, l'équipe d'Alain Pochat a vu revenir Marignane à sa hauteur, faisant dire à l'entraîneur caladois : "Il faut que l'on continue à progresser dans l'efficacité. Un match n'est jamais fini. Ne pas marquer deux buts sur le nombre de nos occasions, c'est dommageable. Mais on apprend pour avoir un peu plus de maturité dans ce championnat".

Le match

Ne pas tomber deux fois dans le panneau est une leçon qui indique souvent si la suite du chemin sera plus ou moins escarpée, en National. La semaine dernière, le FCVB, à Sannois-Saint-Gratien (1-1), avait mis un temps fou à prendre la température du National, de la nécessité d'être en éveil d'entrée de jeu pour ne pas avoir à courir après le score. Et ce fut une évidence. Les Caladois, en démarrant très haut ce duel face à Marignane, n'ont pas laissé le doute s'installer dans l'esprit de leur public. Car l'ouverture du score, signée Blanc à la réception d'un service de l'avant-centre Lemb habile dans son travail en pivot sur une verticalité du latéral Pagerie, a mis toute l'équipe beaujolaise sur de bons rails (1-0, 12e), indiquant le sens de la marche pour la suite des débats. La première demi-heure, entièrement caladoise avec une bien meilleure utilisation des espaces et peu de déchets à la construction, là où Sergio a été fin et Borgniet précis, était pourtant illustré par un manque d'efficacité dans la surface. Ni Mambu, de la tête sur un centre de Pagerie (23e), ni Lemb qui avait trouvé une ouverture à la suite d'une inspiration de Blanc (28e) ne sont parvenus à tromper Kouakbi, le portier adverse qui n'eut pourtant pas de véritable arrêt à effectuer. C'est là tout le paradoxe de la domination caladoise. La suite serait bien moins heureuse. Marignane, plus hardi, sortait enfin de ses bases arrières, insistait souvent dans les couloirs pour porter le danger dans la surface de Sauvage, en deux temps prompt à sauver les siens dans les pieds de Temmar (31e). Ainsi se déroulait le fil de ce qui adviendrait après la pause. Dominés au milieu, et gênés à la perte du ballon, les Caladois allaient souvent manquer de précision technique dans leurs transmissions en seconde période. Marignane reviendrait à 1-1 sur une sorte de cruauté pour le capitaine du FCVB Blanc perdant le ballon au milieu du terrain à l'instant où il allait jouer une situation offensive en surnombre. La contre-attaque se terminait dans les pieds de Barka (56e) habile devant Sauvage. Cela aurait pu être encore plus rude pour le FCVB si Assoumin n'avait pas trouvé le poteau (66e) de Sauvage. Mais avec cette capacité si caladoise d'aller toujours vers l'avant, quitte à le payer en contres, Mambu, servi par Blanc, manquait de spontanéité dans le dernier geste (75e).

Le joueur

En l'absence de l'habituel capitaine Maxime Jasse, c'est pour l'instant Maxime Blanc qui porte le brassard du FCVB. Un symbole , pour beaucoup, de la montée en National. Celui par qui souvent tout devient si simple. Tout ? On veut dire la clarté dans la surface quand d'autres font le contrôle ou le crochet de trop. Le symbole aussi d'une autre idée du foot comme il se joue régulièrement en National ou plus haut : il n'y a pas que le physique qui compte. La subtilité et l'intelligence de jeu peuvent aussi être des viatiques pour exister à cette échelle. Face à Marignane, Blanc aura tout vécu. Un but sur cette reprise pied gauche avec un sens parfait de la course de son passeur (Lemb) et de la couverture des défenseurs centraux adverses pour ne pas être hors-jeu. Puis ce ballon qui lui échappe au milieu, pour finir quelques secondes après dans les filets de sauvage en contre-attaque au goût amer, celle de l'égalisation de Marignane (56e). Un partage aux sentiments mêlés. Pas seulement pour Maxime Blanc.

Ralph NEPLAZ

Correspondant local de presse

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