AccueilSPORTSFCVBFootball/National : focus sur le Stade Briochin, l'adversaire du FCVB, ce lundi

Football/National : focus sur le Stade Briochin, l'adversaire du FCVB, ce lundi

Promu surprise de la saison en National, le Stade Briochin a longtemps fait jeu égal avec le top 5 du championnat avant de rentrer dans le rang des équipes assurées de rester à cet échelon.
Football/National : focus sur le Stade Briochin, l'adversaire du FCVB, ce lundi
Archives FRANCK CHAPOLARD - Le gardien briochin Maxime Pattier regarde ce ballon distillé par le caladois Désiré Segbe filer vers son poteau droit. C'était le 8 janvier à Armand-Chouffet lors du match aller remporté 1-0 par Villefranche.

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Finalement, la peur du promu, ne pas être à la hauteur du National, n'a pas eu lieu à Saint-Brieuc. Et cela n'a pas été une grande surprise, parce que dès la fin de la première partie de saison, tout le monde a compris que cette équipe-là, campée sur des principes de jeu assumés, la possession à tout vent, avait sa place en National et pouvait même devenir une sorte de "petite" référence de cette division quand bien même le bilan à l'extérieur était une chimère (trois points pris seulement). A la fin des matches aller, début janvier, elle était venue s'incliner à Armand-Chouffet (1-0 but précoce de Garita dès la 2ème minute) dans une froidure qui avait enchanté la maigre assistance caladoise, à huis clos.

On avait noté, ce soir-là, la confiance bretonne que le ce but encaissé presque d'entrée de jeu, se souvenir de la subtile talonnade de Segbe passeur, n'avait en rien été entamée. Du ping-pong dès l'engagement, dès la première minute et une première cartouche manquée. Et ensuite surtout pas fermer le jeu. Au contraire même, le Stade Briochin avait attaqué à tout crin, Bouet le gardien caladois éteignant tout, et bousculé Villefranche, encore un peu malade de sa réussite offensive pour enregistrer un troisième succès de suite afin de sortir de la zone rouge. Et à la fin, on était tombé sur un jeune coach, Maxime d'Ornano (39 ans) qui avait résumé le revers de sa formation avec le discours de ceux qui savent où ils vont, le spectacle sans public étant quand même une direction continue : "En première mi-temps, on s'est rendus coup sur coup mais on n'a pas réussi à marquer. C'était un contre-la-montre permanent mais on a manqué de justesse technique chez nous. On sort d'ici avec de la frustration. J'ai bien aimé notre envie d'aller de l'avant. On a toujours cette volonté de gagner les matches, que l'on soit à l'extérieur ou à la maison. cela ne changera pas notre façon de jouer, il faut juste être plus équilibré, plus efficace dans les zones de vérité."

La vie sans Maxime d'Ornano

En l'écoutant, on avait quand même insisté sur le danger de s'ouvrir autant face à des adversaires rompus à ce jeu de transition, parfois restrictif, D'Ornano nous avait rétorqué ceci, qui dit ce qu'est une conviction : "On est toujours rattrapés par l'aspect comptable. C'est évident, mais je reste convaincus que l'on prendre des points dans la façon dont on procède, ça reste du foot." On avait aimé cette manière de parler du foot comme d'un jeu. Il avait glissé, en partant : "Il y a des styles différents, le foot n'appartient à personne". On avait acquiesçait en se disant que l'on entendrait parler encore de cet entraîneur-là, peut-être ailleurs, peut-être plus. Les mois ont passé, le Stade Briochin a poursuivi son chemin, et ce printemps il était encore dans la course pour le podium, sans ce coach qui l'avait fait grimper en National. Car, à la sortie d'un hiver où un bon paquet d'entraîneur ont été débarqués en National, on n'a pas bien compris pourquoi Maxime d'Ornano a quitté le navire des Griffons après le succès ramené du Red Star (0-1), le 3 avril dernier, son adjoint David Le Goff prenant le relais, alors que Saint-Brieuc était troisième à égalité avec Orléans et….Villefranche.

Une décision personnelle, actée par les dirigeants bretons. L'arrêt de D'Ornano qui s'ajoute au départ mi-janvier du meneur de jeu Yoann Le Méhauté à Cholet, sans compter la blessure du milieu offensif Zana Allée (fin de saison, rupture du tendon d'achile) cela fait beaucoup pour un promu. Voilà en partie pourquoi les Griffons stagnent et ne gagnent plus : un nul et trois défaites d'affilée. L'idée d'un lâcher-prise poindrait le bout de son nez, en Bretagne, avant la réception ce lundi d'un FCVB au parcours autrement plus porteur d'unités. "On termine la saison dans le dur mais on veut bien finir, assure pourtant le pétillant latéral gauche Hugo Vargas-Rios. On sait que l'on accueille une équipe en pleine confiance." Une réception qui vient après le revers vécu à Bourg (1-0, fin avril), un jour où les Bressans ont donné du boulot au gardien Maxime Pattier. Ce dernier, face aux attaquants caladois en feu actuellement (Segbe, Dabasse, Guilavogui), devrait encore avoir du pain sur la planche pour un duel qui sera tout, sauf fermé.

Ralph NEPLAZ

Correspondant local de presse

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