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Football/National FCVB : Arnold Garita et les attentes caladoises

Le FC Villefranche-Beaujolais a compensé le départ de son meilleur buteur Thomas Robinet à Laval par le prêt d'Arnold Garita. Un défi que le colosse avant-centre se dit prêt à relever.
Football/National FCVB : Arnold Garita et les attentes caladoises
FRANCK CHAPOLARD - Arnold Garita ici en amical contre Martigues en juillet dernier à Armand-Chouffet n'est pas un novice du National. Son expérience servira le destin du FCVB à cette échelle.

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Depuis sa naissance à Douala au Cameroun, il y a 25 ans, son itinéraire n'a jamais ressemblé à un long fleuve tranquille. Arnold Garita. Le foot comme il se vit aujourd'hui. Le nouvel avant-centre du FCVB, à la lecture de son parcours, donne la sensation d'avoir vécu plusieurs vies. Entre son arrivée en France puis son décollage au jeu au CO Vincennes, à 13 ans, en région parisienne, puis sa signature à Châteauroux à 15 ans, sa jeunesse a essaimé suffisamment d'espoirs pour qu'une fois arrivée aux portes du monde des grands, il puisse saisir l'opportunité donnée. C'était un 30 novembre 2012 face à Auxerre, où Garita eu le double bonheur d'égaliser pour sa première en pro avec Châteauroux. La suite, elle, sera moins rose.

"En National, il faut savoir attendre son heure"

En quatre ans, il ne jouera que 29 matches avec son club formateur. Le foot comme il se vit aujourd'hui. Un crochet en Angleterre moins heureux à Bristol (Championship) puis à Plymouth (League Two) puis un contrat à Charleroi en Belgique qui le prêtera successivement à Dunkerque puis à Boulogne en National. En deux ans, il aura cumulé une dizaine de buts en National, suffisamment pour en dire ceci : " C'est un championnat qui varie beaucoup. Quand on va arriver en décembre, des équipes vont arrêter de jouer. On ne peut pas se dire, au départ, que l'on va jouer les premiers rôles. L'an passé avec Boulogne, on disait que l'on visait la montée, et on a rejoint le podium tardivement. Le National reste un championnat tellement instable, qu'il y a juste à travailler pour attendre son heure."

Attendre son heure, il sait ce que cela signifie. A Boulogne, l'an dernier, il a vu sa saison s'arrêter un peu avant les autres, un peu avant le Covid, fin février contre Le Puy (1-0), touché au genou. "Le confinement, vu mon gabarit nous a fait un peu de mal. Il faut du temps pour remettre la machine en marche, ça va le faire", rassure-t-il aujourd'hui, après une préparation avec le FCVB contrariée par une déchirure au quadriceps. Ce qui lui a fait manquer les derniers matches amicaux, un petit caillou dans sa relation à venir avec Guilavogui, l'autre attaquant sur qui Alain Pochat mise beaucoup. Sur ce manque de temps de jeu estival, Garita temporise et dit croire à une suite favorable, après avoir découvert son nouveau cadre de travail : " Je reviens petit à petit. J'ai eu moins de temps de jeu que les autres. C'est un nouveau challenge. Très différent de ce que j'ai connu jusqu'ici. Il y a beaucoup d'intensité. On sait, au moins, à quoi s'attendre dans la saison."

"Excitant de commencer par un derby"

Le 30 juin dernier, il a resigné à Charleroi un nouveau bail d'un an avec une option pour une saison supplémentaire. Des clubs plus fortunés l'ont sondé. Il a choisi le projet d'Alain Pochat, en prêt. Là encore, les convictions du coach basque ont fini de le convaincre : "Aujourd'hui, je ne suis pas forcément à la recherche d'un club huppé où l'aspect financier va compter. Je veux surtout travailler avec un coach qui veut vraiment de moi. Et c'est le cas avec Alain Pochat". Alors, si beaucoup d'attentes escortent sa venue en Calade, il faudra patienter pour le voir pleinement à l'œuvre, le temps de mettre le physique au point. Le voir titulaire à Saint-Priest face au SC Lyon pour le derby, en ouverture du National, n'était pas la tendance cette semaine. Cela ne l'empêchera pas d'en mesurer la portée pour la suite de sa vie en terre beaujolaise : "C'est excitant de commencer avec un tel match. Il faudra l'aborder comme le premier d'une très longue série même si un derby n'a pas la même saveur que tous les autres rendez-vous."

Ralph Neplaz

Correspondant local de presse

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