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Football/National : comment le FCVB a renversé Cholet

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Football/National : comment le FCVB a renversé Cholet
FRANCK CHAPOLARD - Renaut et Agounon à la lutte avec Rochetau le buteur choletais en première période. Une des images d'un duel qui allait basculer dans la folie quelques temps plus tard.

Dans une fin de match ébouriffante, les Caladois ont signé un succès venu d'ailleurs (3-2) pour ouvrir 2020 et retrouver le podium du National. Récit d'un soir qui restera.

Il est un peu plus de 22h00 vendredi soir à Armand-Chouffet. Une ambiance qui rappelle tant de choses. Chacun y va de ses souvenirs. L'épopée de l'an dernier en coupe de France, la montée en National un an auparavant. Tout se mélange un peu. La définition des instants rares. On voit de tout : un gardien caladois, Alexis Sauvage, en glissade sur la pelouse dans une célébration à l'arrache, un public qui n'y croyait plus vibrer comme jamais, un staff sur le terrain qui se congratule sans fin, des chants des joueurs micro en main. Dans la furia finale personne ne contrôle plus grand-chose.

Alain Pochat : "C'était stressant vu d'en haut"

Pourtant, ce n'était que le premier match de la phase retour du National. Mais le FCVB est passé par tous les sentiments pour signer un succès d'ampleur (3-2), dans les arrêts de jeu. Une remontada. Trois buts dans les huit dernières minutes, ça se savoure. Alors au baromètre des émotions vécues, la folie était tout en haut, sur le podium. Alexis Sauvage confiera ceci, quelques minutes après : "C'était n'importe quoi, on ne savait plus trop quoi faire. J'ai vu le staff, le banc se lever. Dans la tribune je ne sais même pas si les gens étaient encore là, peut-être qu'à 2-0 contre nous personne n'imaginait une telle fin". Personne ne pouvait l'imaginer, à part les joueurs, à part leur coach Alain Pochat, exclu du banc bien avant la fin et qui aura souffert, comme tout le monde, jusqu'au bout : "C'était stressant vu d'en haut. Tu ne sais plus vraiment quoi faire, entre donner les consignes, replacer les gars, y croire encore…A la fin tu finis éteint, plus de son, plus d'image."

Le lendemain, Rémi Sergio, le milieu caladois n'en n'était toujours pas revenu : " Sur le terrain, on a ressenti une adrénaline de fou ! C'est dur de trouver le sommeil mais on dort bien après ce genre de victoire". Un match au scénario de fada. Et un metteur en scène, l'arbitre (M. Benchabane) qui aura grandement contribué à faire de cette rencontre, un match pas comme les autres. Cholet aura terminé à neuf (exclusion de Mexique et Trabelsi), Villefranche à dix sans le défenseur Renaut exclu à la 55e pour un second jaune, Alain Pochat étant lui aussi invité à suivre la dernière demi-heure de jeu hors du banc. Mais il y aura eu surtout pour nourrir ce scénario de dingue, une première mi-temps manquée par le FCVB, dominé dès l'entame par des Choletais inspirés offensivement avec une ouverture du score précoce de Ketkeophomphone (0-1, 3e) qui a changé la suite des débats.

Ketkeophomphone, le diable était choletais

Déboussolé, Villefranche mettra une bonne demi-heure pour se relever d'une entame pareille. Ce que traduisait Sauvage ainsi : "On ne pensait pas qu'ils viendraient nous chercher aussi haut, pas de cette manière-là. On a mis trop de temps à trouver la parade à leur dispositif." Une impression corroborée par Alain Pochat : "On a très mal démarré. On ne peut que louer la générosité des garçons pour avoir réussi à renverser la vapeur". Un coach qui aura su prendre sur lui une partie des responsabilités de cette entrée en matière sans relief des siens : "Je m'en veux un peu. J'en ai fait peut-être un peu trop sur ce le potentiel offensif de Cholet. Je pense que j'ai généré un peu de pression. Mes joueurs sont rentrés dans le match en étant tendus et c'est ma faute. Au final, Cholet avait quand même beaucoup de qualité devant : leur buteur Rocheteau ou Ketkeophomphone qui a joué en Ligue 1, il fallait se les farcir !"

Guilavogui et Labhiri, le poids du banc

Car à 0-2 à la 75e minute avec le doublé de ce diable de Ketkeophomphone pour Cholet, les carottes semblaient cuites pour un FCVB moribond et opérant à dix dès la 55e minute. Le salut est venu du banc. Des réajustements aussi : Fischer est repassé dans l'axe gauche gauche, N'diaye est redescendu en piston gauche et Labhiri est entré au milieu. Puis l'enchaînement des événements positifs. Ce pénalty de Robinet (84e, 1-2). Cette égalisation de Fischer ensuite (89e) et cette libération signée Guilavogui dans les arrêts de jeu (90e+2, 3-2) ! "On a un groupe avec de vraies ressources", se réjouissait Alain Pochat dans son vestiaire, entouré de ses adjoints, eux aussi dans les nuages. Il terminera par cette remarque : "Gagner de cette manière, c'est comme une victoire en coupe de France face à un adversaire du niveau au-dessus. Lundi, on n'aura pas de difficultés pour démarrer une nouvelle semaine d'entraînement !" Et préparer le derby à Lyon-Duchère dans quinze jours plus sereinement. Sans toutefois oublier la liesse d'une nuit où le FCVB a renversé Cholet, en bout de ligne.

Ralph NEPLAZ

Correspondant local de presse




Ralph NEPLAZ
Journaliste

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