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Football/National 2/Jocelyn Fontanel : "On est toujours en vie…"

Après la cruelle défaite du GOAL FC à Martigues (3-2), samedi dernier, le président Jocelyn Fontanel, lucide sur les chances plus réduites des siens de monter en National, rappelle la nécessité de bien finir la saison, malgré tout.
Football/National 2/Jocelyn Fontanel : "On est toujours en vie…"
FRANCK CHAPOLARD

SPORTSFootball Publié le , RALPH NEPLAZ

Le point commun de tous – du coach au président - au GOAL FC est de ne jamais avoir cédé à la tentation de se voir déjà en National, alors qu'au cœur de l'hiver, fin février, les dix points d'avance sur la meute des poursuivants, à onze journées de l'arrivée, dessinaient un horizon bien dégagé. Mais cette avance a fondu comme neige au soleil dès que le printemps s'est ouvert. L'ultime secousse vécue à Martigues, samedi, cette défaite rageuse concédée à la 87ème minute (3-2), laissera certainement des traces dans les esprits. Pour la montée en National, c'est désormais Martigues qui a la main. Cependant, comme le rappelle le président du GOAL FC, Jocelyn Fontanel, tant qu'il reste un espoir, aucune lutte n'est vaine. A commencer par la réception de Rumilly-Vallières ce samedi au stade Ludovic Giuly pour une victoire impérative.

Comment avez-vous vécu cette défaite (3-2) ramenée de Martigues, samedi dernier, avec la perte de la place de leader, à quatre journées de la fin ?

"Si on avait réussi à tenir le match nul à 2-2, cela aurait été un bon résultat pour nous. Mais que peut-on dire après ça ? La vie est faite de joie et déception ! Quand tu arrives à égaliser à sept minutes de la fin et que derrière tu prends un but sur coup-pied arrêté à la 87ème alors qu'en première mi-temps tu avais déjà encaissé un but similaire, ça veut dire que mentalement il nous a manqué quelque chose. C'est le foot qui veut ça, parfois."

Vous considérez ce revers comme un vrai coup de massue par rapport à votre saison ou est-ce la réalité du jeu qui veut ça ?

"C'est la réalité du sport. Martigues a pris l'ascendant sur les coup-pied-arrêtés et dans l'agressivité, c'est tout. Même si on a fait un bon match, en première mi-temps ils étaient vraiment plus combatifs. On peut se dire aussi que le pénalty du 2-1 pour eux est litigieux car la faute est en dehors de la surface mais je trouve qu'on a produit une bonne deuxième mi-temps. Le plus dur a été d'avoir une occasion et de la mettre, et c'est ce qui s'est passé sur le pénalty d'Assef à 2-2 (83e). Franchement, après ça, le match devait être fini. Mais cela arrive à un haut niveau aussi ce genre de scénario. Ils nous ont marchés dessus et dans le domaine athlétique ils ont été plus costauds que nous. Ce qui est terrible, ce sont aussi certains faits de jeu. Sur le coup-franc qui conduit au 3-2, l'arbitre de touche qui est à proximité n'indique rien alors que celui du centre choisit de siffler. On peut se demander pourquoi… A quoi cela sert d'avoir plusieurs arbitres dans ce cas ? Au bout du match, ça fait quand même beaucoup de choses. Ceci dit, sur leurs trois buts, on n'est pas présents non plus."

"Les dernières journées de championnat, c'est une suite de combats, ce n'est pas que du football. C'est un peu plus que ça"

Mentalement, vos joueurs peuvent-ils se relever après une telle déconvenue ?

"Il y a quand même des joueurs solides dans cette équipe : Diarra, Assef, Lemb, Chapuis, Quarshie. Mentalement, ils seront là. Les dernières journées de championnat, c'est une suite de combats, ce n'est pas que du football. C'est un peu plus que ça."

L'atmosphère autour de ce match a-t-elle jouée en votre défaveur ?

"Pas spécialement. On sait ce que représente ces déplacements dans le sud. Il y a beaucoup de pression. Pour eux, c'est la guerre. De notre côté, on a un beau collectif mais quand il faut aller au combat, c'est plus compliqué. Les chiffres sont là : à Grasse (2-0), à Martigues (3-2), à Aubagne (1-1), à Fréjus (0-0), tu ne gagnes pas. Or si tu veux monter en National, il faut aller gagner à l'extérieur, pas seulement à domicile. Cela veut donc dire que l'on a des manques."

Qu'est-ce que ces clubs du sud ont de plus que vous ?

"Ils ont sans doute une grinta supplémentaire."

C'est un point sur lequel vous comptez travailler ?

"Forcément. Il ne faut pas être que "beau" dans le jeu ! Pour moi, on a été trop propres par rapport à ce que demande cette poule du sud. Dans le foot, il y a une dimension athlétique et mentale qui pèse énormément. C'est ce qui fait les niveaux des clubs."

"Si nous ne montons pas cette saison, cela ne changera pas le projet du club. On a un stade à refaire. On va poursuivre notre progression."

Ne pas monter en National cette saison, est-ce que ce sera un échec pour le club ?

"Si tu regardes le verre à moitié plein, tu te dis que l'on a accompli une saison comme on n'en avait jamais connue. Surtout en se rappelant d'où nous sommes partis l'été dernier quand Cris a donné sa démission pour aller au Mans. On a remonté une équipe assez rapidement avec au final de belles choses : des buts à domicile, des matches pleins, un public qui se régale constamment. Si tu regardes le verre à moitié vide, tu te dis comment est-ce possible de se faire rejoindre en ayant eu dix points d'avance en championnat ? Mais il faut se souvenir de ce que nous disions à ce moment de la saison : la route était encore très longue, avec beaucoup de points à prendre. Quand tu es leader du championnat, logiquement, tu es très attendu, partout. Et souvent, le meilleur moyen de taper le leader, ça reste le combat ! On le sait parfaitement, on a joué le maintien pendant plusieurs années. On tapait souvent les leaders sur des scores (1-0) serrés parce que nous étions dans le besoin de nous sauver. Cela ne peut pas s'oublier ! Jamais ! Si nous ne montons pas cette saison, cela ne changera pas le projet du club. On a un stade à refaire, on va poursuivre notre progression. On ne s'arrêtera pas en chemin, c'est certain. Mais si nous étions montés dès la fin de cette saison, cela aurait été un véritable accélérateur à notre projet. On aurait mis le pied dans une autre dimension. Il n'y a qu'à regarder ce qui se passe à Villefranche. Je dis bravo à leur président Philippe Terrier. Ils sont passés, en quatre ans, d'un budget à 1,5 à 3 millions. Ils sont dans une autre dimension. Nous en sommes loin, de par nos infrastructures. Mais on va maintenir cette volonté de grandir. Il faudra bien terminer ces quatre derniers matches pour ne pas avoir de regrets. On ne sait jamais ce qui peut se passer. Le match de Rumilly ce samedi chez nous sera déjà une étape très rude parce qu'ils jouent leur maintien. Ce sera encore un gros combat."

Vous n'avez plus la main pour la montée…

"Peu importe. Ces dernières saisons, Annecy est monté alors que le championnat s'était arrêté (NDRL : en 2019-2020 au bout de la 21ème journée). L'an dernier, Sedan avait été repéché pour être en National. Il peut se passer tellement de choses… Mais sur le plan sportif, et c'est ce qui m'intéresse, il nous reste quatre journées. On se doit de finir le plus haut possible. Il y a douze points à prendre encore. Et souvent, celui qui monte c'est celui gagne ces quatre derniers matches. Chaque match aura sa vérité. A la fin, le champion aura eu ce petit quelque chose en plus. Attention, cela ne veut pas dire que le second est mauvais !"

"Le coach Jamal (Alioui), sur le plan du football, a fait un travail extraordinaire"

Qu'est-ce que vous pouvez attendre de vos joueurs et de votre staff, dans cette dernière ligne droite ?

"Je voudrais que nous soyons dignes sur ces matches-là, en allant davantage au combat. On ne peut pas dire que jusqu'ici nous avons loupé nos matches. Il n'y a qu'une réalité, dans le sport, c'est le meilleur qui l'emporte, la plupart du temps. On avait comme objectif de jouer la montée jusqu'au bout. Et aujourd'hui, même si n'avons plus notre destin en main, on est toujours en vie."

Quelle que soit la conclusion de ce championnat, ce parcours aura quand même donné un certain éclairage sur votre club…

"C'est certain. Avec nos 1700 licenciés, on a aujourd'hui une image vraiment positive. Au niveau de la N2, le coach Jamal (Alioui), sur le plan du football, a fait un travail extraordinaire. Alors, quelle que soit la fin, notre saison est réussie. Mais elle est peut encore être exceptionnelle… Le foot c'est jusqu'au bout que ça se joue…92ème ou 95ème minute. Martigues nous a mis un but à la 87ème minute. Pourquoi pas nous ?"

Propos recueillis par Ralph NEPLAZ

Correspondant local de presse.

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