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Football(Ligue 2)/ Yohan Roche : "Je garde Villefranche dans mon cœur"

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Football(Ligue 2)/ Yohan Roche : "Je garde Villefranche dans mon cœur"
DR - Le maintien au bout de sa première saison en Ligue 2. Yohan Roche et Rodez s'apprêtent à repartir à cette échelle avec un peu plus d'expérience.

Le FCVB opposé à Rodez en amical ce mercredi à Saint Chély d'Apcher croisera la route de l'un de ses anciens défenseurs, Yohan Roche désormais bien ancré en Ligue 2 et qui n'en a pas pour autant oublié ses années caladoises.

La cadre où l'on se révèle nous accompagne un peu partout, en souvenirs plus ou moins heureux, plus ou moins riche. La carrière de Yohan Roche a basculé en janvier 2017 au bout de six mois de présence en CFA (N2) sous le maillot du FCVB. Courtisé à 20 ans par les clubs pros, il avait choisi Reims, alors deuxième en Ligue 2. Puis le cours de sa vie sportive l'avait fait basculer, la saison d'après, à Rodez alors en National pour y décrocher la montée et devenir un des acteurs majeurs de la défense aveyronnaise en Ligue 2. Et le hasard des matches de préparation a ramené à la surface son passage en Calade puisque le FCVB affrontera ce mercredi sa formation, sans lui car il sera ménagé par son coach Laurent Peyrelade. L'occasion de revenir sur son évolution depuis son éclosion dans le Beaujolais et sa découverte du foot pro comme il se joue et se vit aujourd'hui. Entretien.

Yohan Roche, est-ce que, dans la période actuelle, le confinement a changé votre perception du football ?

"Ce qui m'a marqué dans cette période c'est surtout la longueur de l'attente pour avoir enfin l'opportunité de retrouver le terrain. C'était inhabituel et imprévisible pour tout le monde. Ne pas pouvoir se voir, communiquer à distance, tout cela a été particulier. Au final, je ne l'ai pas trop mal vécu. A Rodez, je me suis concentré sur le travail physique et athlétique, tout seul. C'était une ambiance assez spéciale. Entre joueurs on se demandaient quand on allait enfin reprendre et dans quelles conditions. Aujourd'hui, ça reste compliqué. Dès qu'il y a un cas positif au Covid, c'est un peu la panique, les matches sont annulés, les centres d'entraînements sont fermés. A Rodez, on reste très prudent, notamment sur les gestes barrières. On nous prend la température au centre d'entraînement, on est contrôlés toutes les semaines. En dehors, on porte le masque, on ne prend pas de douches dans nos vestiaires pour éviter les contacts même si sur le terrain c'est différent. La chose qui nous rassure, c'est d'être testé souvent. On sent moins de stress à ce niveau-là."

Est-ce une nouvelle façon d'appréhender le football comme métier ?

"Clairement oui. A Rodez, on est un groupe avec une grande cohésion d'équipe, une grande solidarité. La situation actuelle apporte du stress et on essaie de trouver des moyens de se détendre. Entre nous, on n'en parle pas trop justement pour prendre du recul. Mais ce n'est simple pour personne."

"C'est bizarre d'acquérir le maintien en Ligue 2 au bout de 28 matches "

La pandémie liée au Covid 19 a mis fin à votre saison de Ligue 2, sans avoir joué à Rodez dans votre stade qui était en travaux. Est-ce que cela a constitué un handicap ?

"Au début de notre saison, cela nous a plutôt bien réussi. On a joué nos premiers matches à Toulouse. En gagnant assez tôt (ndrl : 2-0 face à Auxerre dès la première journée), ça nous a mis dans le bain de la Ligue 2. On n'a pas perdu lors de nos sept premiers matches. Cela nous a apporté de la confiance, surtout pour ceux qui, comme moi, n'avaient jamais joué à ce niveau. Ces rencontres qui se jouaient non pas à Rodez mais à Toulouse ne portaient aucun poids sur nous. Ensuite, on a connu une période de doute. Le coach (Laurent Peyrelade) a alors eu les bons mots pour nous remonter le moral et surtout prendre moins de buts. A la trêve on a renoué avec la victoire."

L'arrêt du championnat au bout de 28 journées a-t-elle été une bonne chose ?

"J'aurais aimé que le championnat se finisse. C'est bizarre d'acquérir le maintien au bout de 28 matches, c'est une saison tronquée (ndrl : Rodez a fini 16ème). Mais on ne va retenir que ce maintien. Les dirigeants ont bien fait d'arrêter la saison, à ce moment-là, nous ne savions pas grand-chose sur cette pandémie. On a tous une vie en dehors du foot et elle est importante."

"Le FCVB m'a beaucoup apporté"

Qu'est-ce qui fait la particularité de votre entraîneur Laurent Peyrelade qui est en poste à Rodez depuis mai 2015 ?

"Il a apporté son ADN. Il entraîne dans le même esprit qu'il était joueur, c'est-à-dire en étant aussi exigeant avec lui-même qu'avec les autres. Il valorise toujours le collectif et pas un joueur. Ce qui l'a accompli pour le club et la ville de Rodez est vraiment top. Et puis, il a tout connu en tant que joueur et sait comment on se comporte. Il discute beaucoup avec les joueurs. Aucun joueur n'a de problème de communication avec lui. C'est quelqu'un d'ouvert, ça permet de faire avancer les choses. Je n'ai pas connu beaucoup de coach mais lui fait partie des meilleurs qui m'ont dirigé. Il m'a vraiment aidé humainement et en tant que joueur. Peu de monde diront le contraire. Ce n'est pas quelqu'un qui aime les conflits."

Il y a quelques saisons, à vos débuts dans le groupe du FCVB en CFA, vous disiez vouloir viser le plus haut possible. La réalité aujourd'hui, c'est la confirmation de ce rêve ?

"C'est une forme de confirmation mais je reste ambitieux. J'ai envie d'aller encore plus haut. Je vis de bons débuts certes mais ce n'est pas fini. J'attends de voir la suite..."

Suivez-vous encore les résultats du FCVB en National ?

"Je les suis toujours. C'est une grosse étape de ma vie. Il y a encore des joueurs avec qui j'ai joués, pas beaucoup mais il en reste (Jasse…). Je les suis sur les réseaux sociaux. Et mercredi, même si je ne jouerai pas, je serai heureux de les revoir, de croiser les dirigeants du club. Je garde Villefranche dans mon cœur. J'y suis arrivé à 17 ans et en suis parti à 20 ans. C'est un club qui m'a beaucoup apporté surtout par rapport à mon parcours atypique, sans jamais être passé dans un centre de formation."

Ralph Neplaz

Correspondant local de presse.




Ralph NEPLAZ
Journaliste

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