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Football - MDA : pour se souvenir des belles choses

Une histoire.

SPORTSFootball Publié le ,

Vieille comme la coupe de France. A chaque début d'année, guetter la petite équipe qui aura droit aux honneurs est à la fois une attente et l'espoir renouvelé d'avoir un jour ou l'autre sa chance. En 2014, c'est au tour de Chasselay de s'y coller. Et évidemment, au pays de la poire, samedi, sur les coups de 14?h?30, il n'y a plus de places pour les retardataires. Seule équipe de CFA de la région encore debout en coupe de France, Chasselay s'apprête à recevoir le 18e de Ligue 2, sans le vertige et la peur que promet ce genre d'instant. 14e en CFA, MDA Foot n'a pas vraiment de quoi se sentir irrésistible en ce moment. Le maintien est à l'horizon d'un championnat sans pitié pour ceux qui laissent passer les belles occasions. Mais ce n'est pas le moment d'en parler. L'heure est à la fête. Une attente d'abord. Celle qui escorte la destinée du club depuis des années. Il faut, pour retrouver la trace d'un 32e de finale de coupe à Chasselay, remonter à 2004 et la sortie (2-1) face au FC Nantes. Deux ans après ce parcours, l'homme fort du club, à l'époque, le regretté Gérard Leroy, avait eu ces mots avant de découvrir le CFA2 : "J’ai vécu de belles émotions en coupe de France. Ce 32e de finale face à Nantes on s'en souviendra tous, même dans quelques années. Quand on vit une telle aventure, ça marque, plus que l'on peut imaginer". Au club, on imagine que cet instant a toute sa place aux côtés de l'année 1983 où l'Olympique de Marseille (7e tour) fit déplacer au stade près de quatre mille personnes. Pas d'exploit ce jour-là mais des souvenirs pour la vie. Ludovic Giuly et Jérôme Leroy à l'affiche Et aujourd'hui donc ? L'espoir d'un exploit toujours possible s'inscrira à la marge d'un quotidien pas si rose en CFA. Chasselay a une belle carte à jouer. Et un effectif pour y croire ou du moins pour ne pas lire le mot fin trop vite. Le guide, en pareille situation se nomme Ludovic Giuly. Ecrire qu'avec son palmarès (il a gagné l'épreuve en 2010 avec le PSG), l'ancien petit lutin de Gerland peut éclairer les siens, est aussi pertinent que d'annoncer la neige en hiver. Après quatre matchs de suspension, il sera là, face à Jérôme Leroy (une manière de revivre la L1), comme tous les autres, avec surtout un appétit de jeu qu'une expulsion en novembre lors du derby face au FCVB avait freiné. Il faut croire l'entraîneur Stéphane Santini, arrivé cet été, avec la volonté de faire grandir le club, lui donner, au-delà des infrastructures, une rigueur plus proche du monde professionnel. Evidemment, cela ne se fera pas en un jour. Il faut aussi croire Ludovic Giuly qui, à l'automne dernier affirmait?: "On est en pleine reconstruction. On va jouer le milieu de tableau et la saison prochaine on essaiera de recruter pour jouer plus haut". Prudence et optimisme n'empêchent pas d'avoir de l'ambition. Il y a un an encore, Jocelyn Fontanel, le président parlait d'avenir : "Statistiquement, tous les trois ou quatre ans, nous pouvons vivre un bon parcours en coupe de France. Cela ne nous est pas arrivé depuis longtemps. Pour un village comme le nôtre, attendre c'est long…". Il semble qu'avec la venue d'Istres, cette attente soit comblée, enfin. Il reste à en définir le contenu mais ça, comme on dit à la buvette ou dans les vestiaires, ça appartiendra toujours aux joueurs.

Ralph Neplaz Correspondant local de presse

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