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Football - Jocelyn Fontanel (MDA)/Philippe Terrier (FCVB) : "Que le meilleur gagne !"

Le derby, quel derby ? J.

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Le derby, quel derby ?

J. F. : "C'est quatre points comme d'habitude. On en est à huit victoires, le maintien se jouera à treize succès. On est peut-être un peu en avance sur notre tableau de marche. Si on parvient à prendre le nul à Villefranche, ce serait une bonne chose, car pour eux aussi la situation n'est pas simple. On s'est fixé un challenge : gagner contre les équipes qui sont derrière nous. Notre saison se joue là. Nous avons la chance de faire du sport dans une période où beaucoup de gens sont au chômage, même dans l'équipe. Alors il faut s'arracher, profiter. Villefranche est un club bien géré et une équipe jeune, qui joue bien au ballon. On se ressemble un peu. Ils ont une mairie qui les aide un peu plus que nous, c'est normal : on ne peut pas comparer une ville de 50?000 habitants à un village de 3?000 habitants !"
Ph. T. : "On se dit que c'est un match comme un autre. C'est faux. Il n'y a pas d'animosité ni la même passion qu'à l'époque de Gérard Leroy et Jean Gachon. Mais attention, ce match, on a quand même envie de le gagner. On est dans une mauvaise spirale. A nous de nous battre pour la renverser. Chasselay, qui est plus un voisin qu'un concurrent, traverse une bonne phase. Ils ont eu la chance d'avoir des moyens pour se renforcer au mercato alors que nous, financièrement, on ne pouvait pas prendre un joueur supplémentaire, même si Patrick (Paillot) l'aurait bien souhaité. Aujourd'hui, dans notre situation, un nul ce serait extraordinaire. Si Jocelyn est partant on peut s'arranger ! (rires). Plus sérieusement, ils viendront pour l'emporter. Et ça, on le sait".

De président à président

J. F. : "On a des connaissances communes avec Philippe. On s'est croisés récemment à un repas de chantier, on a bien plaisanté. On s'est retrouvés sur certains points. Pour gérer un club, le nerf de la guerre, c'est l'argent. Ce n'est pas un sacerdoce mais c'est un boulot de tous les jours".
Ph. T. : "J'ai croisé Jocelyn il y a quinze jours, on a mangé ensemble. C'est quelqu'un qui a la même vision du foot que moi. Il est dans le foot par obligation et par plaisir".

S'investir

J. F. : "Tant que je suis dans mon travail, j'ai des relations avec d'autres entreprises. Ça m'aide à ramener du financement pour le club. Ce qui nous manque, même si nos bénévoles ne comptent pas leurs heures, c'est une présence constante au club. On essaie de structurer un club comme une entreprise, la différence c'est toujours une question de moyens. Avant de recruter quelqu'un il faut déjà être sûr de pouvoir le payer ! Ma vie a toujours été réglée autour du foot, depuis tout gamin. Aujourd'hui, chez Fontanel, la journée je suis responsable des études et le soir c'est football. Chasselay, c'est ma terre, ma région. On a tous nos gosses au club. Et question formation, il y a encore du boulot. On part de loin".
Ph. T. : "Mon implication au FCVB est lié à Jean Gachon qui s'est battu comme un fou pour son club pendant plus de cinquante ans. Au début, j'étais présent pour lui donner un coup de main. Personne ne pensait qu'il partirait si vite. Je lui apportais quelques partenaires et lui m'expliquait comment fonctionnait un club de foot. Rapidement je me suis retrouvé tout seul. Pourquoi rester à ce poste ? Le plus difficile, c'est de trouver un remplaçant. On pense aux gamins et on se dit que ce serait dommage que le club s'arrête. On est si peu aidés par les politiques et tellement critiqués que souvent on a envie de partir. Mais on continue quand même".

Le staff

J. F. : "En début de saison, c'était un peu compliqué, on a gagné nos deux premiers matches et tout le monde croyait qu'on était les meilleurs ! Logiquement, la suite a été plus compliquée. Désormais, notre binôme d'entraîneurs (Picollet-Boudjellaba) fonctionne bien. On a connu, en octobre, une période plus délicate où il a fallu redéfinir le rôle de chacun. On avait besoin de faire comprendre ce message au groupe : on peut gagner ou perdre mais l'essentiel est de s'investir. Or, aujourd'hui, les jeunes ont l'impression que ça peut tourner tout seul ! Mais ça a toujours été comme ça".
Ph. T. : "On ne peut pas tirer sur le staff. Ce qui se passe, il l'avait prédit. Dans son discours, Patrick (Paillot) a toujours parlé de maintien. Il avait raison, depuis le début. Nous avons démarré à cent à l'heure puis connu une accumulation de blessés (Pommet, Dumas) et de cartons. Vu la jeunesse de notre banc, ce n'est pas évident de tenir ce rythme-là. A mi-saison si on nous avait annoncé notre classement actuel, on aurait signé tout de suite. On peut le reconnaître, Patrick (Paillot) ne voit pas le football comme nous. Parfois, il est sans doute déçu de nos façons de faire, de nos moyens. Mais c'est à lui de s'adapter. Il est à Villefranche. Le club ne peut pas faire de folies et connaît des problèmes de terrains. Ça fait trop longtemps que ça dure. Un jour il faudra bien trouver une solution. On n'est peut-être pas dans une ville où le sport est mis en avant".

Ralph Neplaz
Correspondant local de presse

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