AccueilSPORTSFootballFootball GOAL FC/National 2 : A mi-chemin, Fabien Pujo a (déjà) trouvé la bonne direction

Football GOAL FC/National 2 : A mi-chemin, Fabien Pujo a (déjà) trouvé la bonne direction

Arrivé cet été au poste d'entraîneur du Goal FC, le technicien originaire du sud-ouest n'a pas tardé a posé sa signature sur la marche d'un club qui reprend samedi le chemin de ses ambitions vers… Le National.
Fabien Pujo dans le couloir du stade Ludovic Giuly a pris ses marques depuis cet été avec une certaine réussite.
Archives FRANCK CHAPOLARD - Fabien Pujo dans le couloir du stade Ludovic Giuly a pris ses marques depuis cet été avec une certaine réussite.

SPORTSFootball Publié le , RALPH NEPLAZ

Juin dernier. C'est un temps où le Goal FC se cherche une manière de rebond après avoir essuyé une véritable déception, cette longue course en tête de la plus rude poule de N2, celle du sud, évaporée au printemps quand tout se jouait. Le Goal FC doit reconstruire tout un effectif et se choisit un nouvel entraîneur – Le passage de l'ancien joueur du club, Jamal Alioui n'aura duré qu'une saison à ce poste - pour remplir cette tâche : Fabien Pujo. Sa réputation et son CV parlent pour lui. Un homme de terrain. Originaire du sud-ouest, cet ancien joueur amateur (CFA) a commencé son parcours de coach à Lormont (2006), l'œil d'éducateur en éveil. Un club qu'il accompagnera de la DHR à la CFA2 avant de migrer vers Bergerac pour un même destin et une montée en CFA au bout de deux ans et un joli huitième-de-finale en coupe de France face au LOSC (2016-2017). A Toulon, qu'il aura fait grimper en National (2019), il n'a laissé que des bons souvenirs. Et si sa dernière aventure sur un banc en N2, la saison passée à Saint-Malo avait été écourtée en février, au bout de deux ans, cela n'aura, en rien, fait douter les dirigeants du Goal FC pour l'enrôler, l'été venu. Bien au contraire. "Tous ceux qui l'ont connu, avant que l'on décide de le signer, étaient très positifs sur lui au niveau sportif, tactique et humain, explique le DS du Goal FC, Edouard Chabas, ajoutant : Il avait pour lui d'avoir déjà fait une montée de N2 en N1 dans un club très compliqué à Toulon. Sa connaissance de la poule sud où nous devions joué était importante aussi…"

"Quand la saison va basculer, au printemps, c’est là où il faudra être fort…"

Le sens de l'adaptation. Fabien Pujo a ça dans ses bagages. Il ne s'attendait peut-être pas à autant de départs au sein d'un effectif qu'il découvrait, cet été, alors il lui a fallu vite enclencher la machine du changement, sans non plus tout balayer, dans une autre poule, cet ouest qui n'est pas une inconnue pour lui. Edouard Chabas de rappeler ceci : "Il n'a pas tergiversé longtemps quand les joueurs que nous pensions pouvoir garder au Goal FC avant qu'il signe, sont partis. Sa connaissance, ensuite de la poule ouest a beaucoup compté. Il a entraîné en Bretagne, en Gironde. Par rapport à d'autres coaches que j'ai croisésau club, lui connaissait très bien les joueurs. Il nous a fait gagner du temps." Quand les arrivées des Dufau, Reale, Goncalves, Touil, Camelo, pour ne citer qu'eux, se sont concrétisées avant que le championnat ne débute, Fabien Pujo, conscient du temps qui manquerait pour reconstruire une équipe, une façon de jouer, une manière de se faire craindre par ses adversaires, a balisé le sentier des attentes avec une certaine prudence. Dès les premiers matches amicaux, son discours s''inscrit dans la durée : "La marge est réduite mais l’idée c’est de progresser. Dans l’histoire qui nous attend, et c’est que je raconte aux joueurs, il y aura un sprint, une dernière épreuve. On sait qu’on a droit à l’erreur en septembre-octobre, à cinq ou six points derrière. Par contre quand la saison va basculer, au printemps, c’est là où il faudra être fort. Et le club est en train de se donner les moyens de l’être". Dans un club qui fait depuis quelques saisons déjà la part belle au jeu offensif, ce 4-3-3 où la possession est une constante, Pujo ne veut surtout pas tout bouleverser. "Je suis venu pour l’ADN qui existait déjà l’an dernier. On sera dans un jeu où on veut prendre l’initiative, en ayant le ballon, sans avoir peur d’attirer l’adversaire", annonce-t-il d'entrée, dans les pas de son prédécesseur Jamal Alioui.

Antoine Philippon : "Il se sert de tout ce qu'il voit pour nous transmettre sa rage"

Ses joueurs sont conquis par son appétence pour le domaine tactique, sa préparation des matches. Les anciens de la maison, d'abord. "C'est un dingue de jeu. Il se sert de tout ce qu'il voit pour nous transmettre sa rage. Il a tout le temps la "gagne" en tête. Il est habité par ça, par le beau jeu. Bon, parfois quand tu gagnes 1-0 en n'étant pas brillant, il prend aussi ! (rires)", synthétisait le gardien Antoine Philippon cet automne, séduit par sa façon de concerner tout le monde : "Il sait vraiment gérer un match en ayant toujours un mot pour chaque joueur : les jeunes, ceux qui jouent moins. C'est important dans la vie d'un groupe." Les nouveaux abondent aussi dans ce sens. Le milieu Enzo Reale, récemment : "Je n'ai pas souvent eu la confiance des coaches. Avec lui, j'essaie de lui rendre, au mieux. Il y a longtemps que l'on ne m'avait pas demandé de jouer autant au ballon. On voit clairement la patte du coach, partout où il est passé. En peu de temps, ça fonctionne."

Jocelyn Fontanel : "On aura sans doute quelque chose à jouer au bout du championnat…"

Reste le plus dur à accomplir quand, à mi-chemin, ce coach-là semble avoir trouvé la bonne direction. Un élan à maintenir, cette place de leader avec cinq longueurs d'avance, avant de reprendre le championnat ce samedi à la maison contre l'un de ses plus proches poursuivants, Les Herbiers, à cinq longueurs. Son président Jocelyn Fontanel, en connaissance de cause, ne veut surtout pas agiter le drapeau d'une quelconque pression à l'endroit de son coach. Il y a quelques jours, au moment des vœux, il avait donc le regard tourné vers le printemps, comme Pujo, rappelant ceci :"Un championnat c'est 30 matches, il en reste 16. Ce se sera très long jusqu'à début juin… Rien n'est fait mais avec 9 matchs à domicile et de l'envie, on aura sans doute quelque chose à jouer au bout du championnat, au printemps avec le coach Fabien Pujo…"

Ralph NEPLAZ

Correspondant local de presse.

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