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Football GOAL FC/Jamal Alioui : "plus on avance, plus on devient exigeant "

Leader serein de sa poule de National 2 au bout de quatorze journées, le Goal FC du coach Jamal Alioui est dans les temps d'un candidat au National, sans que cela ne soit mis en avant. Pour l'heure.
Football GOAL FC/Jamal Alioui : "plus on avance, plus on devient exigeant "
FRANCK CHAPOLARD

SPORTSFootball Publié le , RALPH NEPLAZ

"Ils m'ont beaucoup donné, alors je vais leur donner du repos, jusqu'au 29 décembre, qu'ils pensent surtout à se ressourcer, à leurs proches, ça va tous nous faire du bien !". C'est sur ce discours résolument optimiste samedi dernier après le large succès remporté (5-1) face à Saint-Priest au stade Ludovic-Giuly, que l'entraîneur du Goal FC, Jamal Alioui, a donné du repos à son groupe. Au bout de six mois d'une saison lancée à grande vitesse – une place de leader, les meilleures attaques et défense, 9 succès, deux revers mais aucune à la maison – son équipe est dans la marche d'un candidat à la montée en National à une journée de la clôture de la phase aller. L'occasion d'un premier bilan, à mi-saison, qui dit beaucoup de la sérénité qui habite le Goal FC, à l'instant d'une trêve hivernale bienvenue.

Vous avez fini cette première partie de saison sur le titre de champion d'automne, après votre belle performance face à Saint-Priest (5-1). C'est une vraie satisfaction ?

"On a pris les trois points en marquant des buts. La seule chose qui m'énerve, c'est d'avoir encaissé ce but. Cela reste une exigence pour moi. Je vais retenir le fait de voir mon équipe concrétiser nos actions sur ce match. Le travail effectué par les garçons, depuis six mois, est admirable. Tout le monde a joué le jeu mais nous devrons en faire plus. On va partir se reposer pour revenir avec les mêmes intentions, rester dans la continuité de ce que nous avons accompli depuis cet été."

Il vous reste un match avant de fermer la phase aller à Fréjus le 15 janvier. Sur quoi va se jouer la préservation de cette première place que vous détenez à la trêve ?

"Il reste seize matches. Le chemin est encore très long (il insiste). Il faudra conserver la même maturité, la même solidité et solidarité pour maintenir notre élan. On sait que l'on sera très attendus, à nous d'assumer cette première place. Pour y parvenir, il faudra rester humble, être encore nous-mêmes et garder cette joie de vivre parce que dans le foot tout va tellement vite… "

Le degré d'implication de vos adversaires va forcément grimper d'un cran en janvier…

"Cela fait partie de ce qui va nous attendre, c'est sûr. C'est pour cela que je répète qu'il nous faudra faire preuve d'humilité, toujours."

"Tout le monde ou presque, a marqué. Nous ne sommes pas prévisibles "

Vous avez remis votre gardien Antoine Philippon dans le rôle de titulaire après les bonnes prestations de son second Yohan Muzy. Est-ce une confirmation pour vous ?

"Je suis surtout content de l'attitude de tous les garçons du groupe. Tout le monde a joué, certains plus que d'autres, mais globalement chacun conserve une très bonne mentalité. Quand on ne joue pas ou peu, on sait qu'il y a toujours de la frustration mais tous tirent dans le même sens. C'est ce qui me fait dire que c'est un groupe à l'attitude positive."

En début de saison, vous courriez après la bonne carburation offensive de vos attaquants. Aujourd'hui, pensez-vous que cette attente soit réglée ?

"La chance que l'on peut avoir c'est que tout le monde (ou presque) a marqué. Nous ne sommes pas prévisibles. Le danger peut venir aussi de nos milieux et défenseurs. Cela indique beaucoup de choix et la possibilité de toujours surprendre nos adversaires."

Vous sortez d'un derby face à Saint-Priest où, dès la mi-temps, le match semblait plié à 2-0. Qu'est-ce qu'un entraîneur peut dire dans ces instants à son équipe ?

"Qu'il faut toujours avoir du respect pour son adversaire quelles que soient les circonstances. On savait que Saint-Priest était une équipe joueuse. Ce qui me dérange ce sont ces équipes qui prônent le jeu, sans être récompensées. Au moins, Saint-Priest pratique un beau football, j'espère que ça va bien tourner pour eux, parce qu'ils ont un super coach (Lionel Bah)."

Que vous inspire la saison de votre meilleur buteur, le milieu Edwin Quarshie qui en est déjà à sept réalisations ? Est-ce étonnant ?

"Il participe beaucoup au jeu, ce n'est pas étonnant de le voir mettre autant de buts. Tous les garçons sont dans cet esprit et sont récompensés par leur travail. Je suis content pour Edwin mais cela vaut aussi pour tout le groupe."

Au regard de votre effectif, on sent quand même que votre équipe a de vraies certitudes, dans toutes les lignes…

"Personne n'est inamovible. Je veux que tout le monde soit concerné par la semaine de travail. J'effectue souvent des changements par rapport à ce critère. Et après un 5-1, il peut m'arriver de modifier mon équipe de départ. Je l'ai prouvé."

On a évoqué, il y a peu, avec votre président (Jocelyn Fontanel), le pari de vous avoir engagé à ce poste de coach, cet été, alors que vous n'aviez pas entraîné à ce niveau. Il a répondu que cela n'en n'était pas un, que ce n'était pas du poker. Vous voyez ça comment, à votre niveau ?

"Je ne sais pas (rire) !"

C'était un pari pour vous ou pas ?

"Cela peut l'être. Mais en restant toujours humble, je suis un jeune coach qui a encore tout à prouver. Je n'ai pas l'expérience d'un mec qui a dix ans de National 2 derrière lui. J'ai ma philosophie de jeu mais surtout pas la science infuse. Je m'entête à travailler pour progresser."

"Toutes les victoires sont des matches références "

En six mois sur un banc de N2, que peut-on apprendre ?

"C'est une question permanente de gestion. On apprend énormément sur la gestion d'un groupe, la gestion des émotions, savoir retranscrire de la sérénité quand ça devient plus dur, gérer les tempéraments. Je perçois, de plus en plus, pourquoi les entraîneurs au niveau au-dessus, sont usés à chaque fin de saison."

Avoir été joueur, ça peut servir pour mettre un gars sur le banc ?

"Ce qui sert vraiment dans ces situations, c'est d'être juste. Je ne veux surtout pas que les joueurs aient une épée de Damoclès quand ils sont sur le terrain. Pour moi, quand il y a une mauvaise prestation, rééditer sa confiance à un joueur, c'est justement une forme de confiance."

Sur cette phase aller, quel est votre match référence ?

"Sincèrement, plus on avance, plus on devient mâture et exigeant. Je n'aurais donc pas de match référence. Toutes les victoires sont des matches références."

Propos recueillis par Ralph NEPLAZ

Correspondant local de presse

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