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Football GOAL FC/Jamal Alioui : "on sera attendus, à nous de l'assumer"

Seul leader de sa poule de National 2 au bout de douze journées, le Goal FC veut finir l'année sur des bases élevées, en décembre, comme le souligne son coach Jamal Alioui.
Football GOAL FC/Jamal Alioui : "on sera attendus, à nous de l'assumer"
FRANCK CHAPOLARD - Jamal Alioui et son staff ne manquent pas d'ouvrage dans cette première partie de saison réussie.

SPORTSFootball Publié le , RALPH NEPLAZ

C'était samedi dernier, sur cette pelouse du stade Ludovic Giuly, où il a fermé sa carrière de joueur en 2016, cette parenthèse qu'on lui rappelle souvent, et Jamal Alioui, le coach du Goal FC venait de concéder un second match nul à la maison (1-1) face à Martigues, archétype de ces équipes qui défendent pour mieux punir en contres ceux qui assument la possession, sans que cela ne vienne nuire au constat du moment : les Chasselois, leaders du championnat, à trois journées de la fin de la phase aller, sont les (très) bons élèves de cette poule où la lutte pour la montée en National s'annonce comme un long et indécis feuilleton à suivre, dans les mois à venir. Et visiblement, cela nourrit encore un peu plus l'ambition du groupe de Jamal Alioui.

Le dernier match à domicile s'est soldé par un nul (1-1) face à Martigues au bout d'un match où votre équipe a buté contre un adversaire bien en place défensivement. Quelle analyse avez-vous fait d'un tel match ?

"Ils étaient venus pour nous contrer et ça s'est bien vu. Quand on regarde bien la physionomie de ce match où l'on domine sans pouvoir renverser la rencontre, on peut se dire qu'il faut parfois ne pas savoir perdre. A 1-1, c'est vrai, on a eu les opportunités de l'emporter. C'est ce qui est frustrant c'est de ne pas avoir concédé beaucoup d'actions à part ces contres qui n'ont rien donné derrière pour eux. Je le répète, ça reste un résultat frustrant. On a eu une équipe qui a essayé de jouer et une autre qui s'est contentée de défendre et de contrer. Le terrain ne nous aide pas non plus..."

A part le manque de justesse technique, qu'est-ce que vous pouvez dire à vos joueurs après un match pareil ?

"Je leur ai dit que j'étais fier d'eux après un match pareil. Il y a des matches où ça rentre, d'autres où c'est l'inverse. Par contre, l'abnégation et la solidarité ont été présentes surtout après l'exclusion de notre attaquant Mambu (69e). On va s'atteler à continuer notre petit bonhomme de chemin, en restant solidaires, croire en soi pour avancer encore et encore."

Qu'avez-vous pensé de l'exclusion de votre attaquant Mambu à la 69ème minute de ce match ?

"Il avait pris un jaune sévère en première mi-temps (21e) mais l'arbitre devait aussi avertir un adversaire pour une faute sur Kamel (Bennekrouf) un peu avant pour être plus juste. Certaines décisions sont incompréhensibles. Tout le monde fait des erreurs, les coaches, les joueurs, l'arbitre aussi. Il faut l'accepter."

"On est dans une poule où beaucoup d'équipes n'ont pas encore trouvé leur vitesse de croisière"

Ce nul face à Martigues, est-il un faux pas même si vous restez leader ?

"On en est où ? A la 12ème journée seulement. La saison est encore très longue. Faire des plans sur la comète ne sert à rien aujourd'hui. Ce n'est pas faire la fine bouche que de dire cela. Il y aura beaucoup de rencontres où l'on sera dans cette configuration face à des équipes qui se projettent très vite devant. Ce sera à nous de concrétiser ces actions, être plus tueurs comme on a pu le démontrer lors de nos précédentes confrontations dans ce championnat. On est dans une poule où beaucoup d'équipes n'ont pas encore trouvé leur vitesse de croisière. Nous nous devons de rester dans une dynamique positive."

Il vous reste deux matches encore en décembre (à Rumilly le 4 et réception de Saint-Priest le 11). Vous voulez finir l'année sur quelle note ?

"On ne va surtout pas se projeter sur une victoire parce que ces matches sont à jouer ! On va les préparer au mieux. C'est un peu toujours la même histoire : on a tendance à se répéter quand on est entraîneur en parlant du calendrier... On a quinze jours pour avancer vers ces rencontres. Rumilly, ce sera sans doute le même genre de match que Martigues."

Ces blocs bas, ça devient un vrai casse-tête pour les équipes joueuses quel que soit le niveau. Quelles sont les solutions ?

"Il faut parvenir à les faire déjouer. Je ne critique pas la stratégie des entraîneurs qui procèdent ainsi. Chacun a sa façon de voir le football par rapport à son effectif, aussi. Avec mon staff on travaille pour trouver des solutions face à ces équipes bien regroupées, quotidiennement."  

"On aura besoin de tout le monde"

La concurrence que vous prônez s'étend de plus en plus à tous les postes. Comment parvenir à gérer les égo des joueurs qui jouent peu ?

"On aura besoin de tout le monde et étant un ancien joueur, quel que soit le niveau, pour garder un groupe mobilisé il faut faire appel à eux non pas quand on est dans la difficulté mais quand on est bien vivant, dans la bonne mentalité. Ce serait trop simple de dire que la gestion d'un groupe n'est pas difficile. De manière générale, dans toute entreprise, gérer l'humain est compliqué. On essaie de le faire avec le maximum de franchise et d'honnêteté."

Le poste de gardien où le titulaire en début de saison Antoine Philippon s'est blessé avant de revenir. Aujourd'hui vous maintenez Yohan Muzy dans les buts en vous basant sur quoi ?

"Sur la forme du moment."

C'est difficile de dire au numéro 1 d'attendre ?

"Je suis le premier à me remettre en questions perpétuellement. Antoine (Philippon) a été blessé (genou). Il a besoin de temps pour revenir à son niveau. On sait ce qu'il peut apporter quand il est à son niveau. Yohan (Muzy) a fait des bonnes prestations et continue à être sérieux. On tranchera lors des prochains matches avec Nico (Nicolas Puydebois, entraîneur des gardiens). Je ne peux pas dire à un joueur que je me sers de lui puis de l'enlever derrière."

"Je suis le premier à me remettre en questions, perpétuellement"

Vous êtes à trois journées de la fin de la phase aller. Quel regard portez-vous sur ces premiers mois sur un banc de N2 au Goal FC ?

"C'est fatiguant mais ça reste une bonne pression ! (rire). Je comprends certains entraîneurs quand ils prennent un coup de vieux au bout de quelques années. Je reste encore un jeune coach."

Vous êtes leader avec désormais sur vous une certaine attente…

"On le sait parfaitement. A nous d'assumer cela. Restons humbles, continuons à jouer comme on arrive le faire. Quoi dire de plus ? On est attendus. On est devant. C'est la logique de ce championnat qui veut ça."

Propos recueillis par Ralph NEPLAZ

Correspondant local de presse

 

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