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Football GOAL FC/Jamal Alioui : "L'équipe a faim !"

De retour au championnat ce samedi à Fréjus-Saint-Raphaël, après deux matchs reportés, le Goal FC du coach Jamal Alioui trépigne d'envie à l'idée de reprendre et assume pleinement son rôle de leader.
Football GOAL FC/Jamal Alioui : "L'équipe a faim !"
FRANCK CHAPOLARD - Jamal Alioui lors d'une rencontre de N2, à l'automne dernier à Chasselay.

SPORTSFootball Publié le , RALPH NEPLAZ

Les matchs amicaux se sont enchaînés en ce mois de janvier 2022 où le Covid a touché quelques joueurs de son effectif, mais pour le coach Jamal Alioui qui a pu compter sur un groupe assez stable qui sera privé de son attaquant Bennekrouf attiré par le projet d'Hyères, l'heure est à la relance avec une place de leader de sa poule de N2 à défendre au cours des semaines à venir. Pour espérer toucher au National. En fin de saison. Une deuxième partie de championnat qui vaudra le détour...

Comment se sont passés ces dernières semaines où vos deux déplacements à Fréjus et Aubagne ont été reportés pour des cas de Covid ?

"C'était assez stressant, épuisant, tout ce qui se finit par "ant!" (rires)

Vous arrivez à en rire, c'est que finalement vous avez bien digéré ces moments-là…

"Que veux-tu ? Il faut savoir prendre du recul dans des situations pareilles pour mieux rebondir derrière."

La question de l'intensité qui sera demandée samedi à Fréjus pour la reprise, est importante quand vous n'avez pas joué en compétition depuis le 11 décembre dernier. C'est une préoccupation pour vous ?

"On a eu la chance de pouvoir jouer en amical contre Le Puy (N2) et à Saint-Etienne (Ligue 1). Tout le monde a eu du temps de jeu. On a fait comme on a pu pour maintenir tout le groupe dans le rythme."

A aucun moment vous n'avez relevé de lassitude dans le groupe ?

"Non, pas vraiment. Ils ont plutôt envie d'en découdre. C'est une équipe qui a faim et qui a besoin de compétition. Comme eux, j'ai envie d'entrer dans l'arène, de retrouver le championnat."

"Je compte sur tout mon groupe"

Il y a quand même eu un petit rayon de soleil dans l'équipe avec les sélections (Mauritanie) de Moussa N'Diaye et Diadie Diarra pour la CAN au Cameroun…

"Eux, au moins ils ont pris chaud, contrairement à nous ici ! (rires)."

Cela a quand même dû vous réjouir ?

"Evidemment. Pour avoir joué plusieurs CAN avec le Maroc, c'est toujours une grande fierté de pouvoir défendre les couleurs du pays de ses parents, pour l'éducation qu'ils ont pu nous donner."

Que leur avez-vous dit avant leur départ ?

"De se faire plaisir en donnant leur meilleur d'eux-mêmes parce qu'ils seront regardés par des millions de personne dans leur pays. Lors de ces compétitions, on sait très bien que quand on commence mal, c'est difficile de poursuivre derrière (NDRL : la Mauritanie a perdu 1-0 face à la Gambie lors de son premier match et s'est de nouveau inclinée 4-0 face à la Tunisie et 2-0 contre le Mali). Ce sont des conditions très difficiles, plus rudes que celles que l'on peut connaître en Europe."

Toutes ces polémiques qui ont accompagné cette épreuve au Cameroun, ça vous fait mal au cœur ?

"C'est surtout de la part des africains que cela me fait mal au cœur. Ce qui est malheureux, c'est ce manque de solidarité, sur le continent africain. Ensuite, que la CAN soit dénigrée, c'est navrant quand on voit que toutes les autres coupes continentales sont plus respectées. Bien-sûr que ça me touche, c'est blessant. C'est le continent de nos ancêtres. J'ai choisi de défendre le Maroc quand j'étais joueur parce que je suis autant marocain que français. Aujourd'hui, combien de joueurs africains y-a-t-il dans les clubs européens ? Ils font les beaux jours de ces équipes."

Comment vos deux joueurs ont-ils digéré cette élimination au premier tour avec la Mauritanie ?

"Ils vont bien. A l'image de Diadie Diarra qui apporte beaucoup de joie de vivre dans le vestiaire. Almike (N'Diaye) est aussi un boute-en-train. J'ai la chance d'avoir un vrai groupe qui sait bien vivre ensemble. J'ai aussi beaucoup évolué en sept mois à leurs côtés. Ils m'ont fait aussi grandir. Chacun a sa part de responsabilité."

Feront-ils partie du groupe pour Fréjus samedi ?

"Je compte sur tout le groupe."

Avez-vous quelques certitudes pour ce rendez-vous, malgré le manque de compétition ?

"Bien-sûr. On en avait déjà le 15 janvier avant les reports de nos matchs. On jouera avec une équipe compétitive à Fréjus, pour gagner."

Vous n'avez pas joué ces deux dernières semaines tout en restant leader. Comment ne pas s'endormir sur ses lauriers dans ces conditions ?

"On est encore deux fois plus exigeant. Être leader, être chassé, être chasseur, qu'est-ce que ça peut signifier ? Il faut savoir gagner les matchs, faire preuve de maturité. En ce sens, j'ai un groupe réfléchi qui met en application ce que l'on travaille la semaine. Donc, je ne pense pas que l'absence de compétition puisse affecter ce groupe."

"Personne n'est au-dessus de l'équipe"

Dans cette équipe, il y a quand même des surprises comme voir votre milieu Quarshie meilleur buteur (7 réalisations) ou votre attaquant Lemb qui charbonne pour l'équipe. Ce sont des points forts ?

"Tout se résume dans cette seule phrase : tout le monde charbonne dans ce groupe. Le point fort c'est l'équipe. Personne n'est au-dessus de l'équipe. Et c'est à travers le collectif que chacun va briller. Celui qui déroge à cette règle ne sera plus là."

En février vous allez affronter Jura-Sud, Aubagne, l'OM et Marignane. Cela va représenter des tournants dans une saison. Souvent, les entraîneurs du National disent que c'est à ce moment-là que se joue une montée. Vous en tenez compte ?

"Je suis à l'écoute de tout ce que l'on me dit. Je prends et après je trie. Un championnat se joue sur une année par sur quelques mois. Pour l'instant, nous n'avons rien fait du tout. Il reste une partie du travail à faire."

Vos rivaux de Saint-Priest et La Duchère ne sont pas restés inactifs pendant la trêve. Vous avez quel regard sur ces clubs ?

"On la chance à Saint-Priest d'avoir un entraîneur, Lionel Bah, qui prône le jeu, tout comme Jordan Gonzalez à La Duchère. Eux comme moi, nous avons des projets de jeu véritables. Il y a dans le Rhône une vraie culture foot."

Votre staff avec Nicolas Puydebois, coach des gardiens ou votre adjoint Samir Chaibeddra au GOAL est lui aussi assez jeune dans le métier. C'est aussi une émulation ?

"Je ne suis pas d'accord avec eux tous les jours et l'inverse est vrai aussi. Ils ont des idées et très souvent je les partage. Quand on rencontre un dilemme, on en discute pour trouver une solution. Mon adjoint Samir Chaibeddra a de la personnalité. Il ne faut jamais dénigrer le travail de ceux qui t'entourent. C'est ce que je voulais. Et j'espère que l'on voyagera longtemps ensemble."

Propos recueillis par Ralph Neplaz

Correspondant local de presse

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