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Football GOAL FC/ Jonathan Mambu : "C'est le terrain qui parle"

Double buteur samedi dans le derby face à Lyon-La Duchère (5-1), l'attaquant d'un Goal FC leader du championnat, revient sur la marche d'une équipe en confiance en N2.
Football GOAL FC/ Jonathan Mambu : "C'est le terrain qui parle"
FRANCK CHAPOLARD - A l'affût de tous les ballons, Mambu a été décisif à deux reprises face à La Duchère, samedi.

SPORTSFootball Publié le , RALPH NEPLAZ

Son nom est apparu à trois reprises seulement jusqu'ici en championnat et samedi au stade Giuly, c'était sa première vraie titularisation de la saison à domicile, face à La Duchère pour un récital offensif de grande ampleur qui lui a offert réussite personnelle – un doublé – et sursaut collectif après la sortie de route en coupe de France, à Crest-Aouste. Jonathan Mambu, l'ancien ailier du FCVB (2017-2019), est revenu sur tout cela, ce lundi matin. Avec les réponses brèves d'un attaquant désormais bien dans sa saison. Au Goal FC. Sa nouvelle maison depuis cet été, après des excursions moins heureuses à Toulon et à Hyères.

Ce doublé face à La Duchère, samedi, cela ressemble à un retour vers la grande forme pour vous ? 

"Pas vraiment ! Je suis encore loin de mon vrai niveau. Un doublé au bout, c'est aussi un beau match pour toute l'équipe."

Comment avez-vous vécu ce début de saison, en étant blessé à la cheville assez vite après votre arrivée en juin au Goal FC ?

"Je suis arrivé blessé en faisant une prépa' en juin, à la cheville. Cela a duré de mi-juin à mi-juillet. Quand j'ai repris, je suis peut-être allé trop vite. Au bout de deux jours d'entraînement, de deux matches amicaux je me suis blessé à l'ischio." 

A Hyères l'an passé, vous aviez aussi connu quelques pépins …
"Je m'étais fait une déchirure à l'épaule. Le Covid ne nous a pas aidé. On a arrêté en octobre 2020, derrière on a très peu joué. Je suis arrivé ici presque sans prépa'. Sans le cacher, j'ai eu du mal à revenir."

Le choix du Goal FC, cet été, c'est pour se relancer ou parce que le projet sportif est tentant ? 

"C'est un beau projet. Je connaissais le travail d'Edouard Chabas (recruteur du club). Je savais qu'en signant ici, il y aurait une belle équipe. C'est un tout qui m'a convaincu."

"On devait mieux faire, en coupe de France"

Voir vos coéquipiers débuter la saison ainsi, en haut de tableau, c'était une frustration pour vous ? 

"Honnêtement ? Non. Quand t'es en tribunes, c'est plaisant de les voir jouer. Tu as juste hâte de revenir pour participer à ça, sur le terrain."

Dans ces moments, comment se manifeste la confiance du coach Jamal Alioui ? 

"Il me dit que je dois pas douter, que j'ai sa confiance. Il y a une grosse concurrence ici mais elle est saine. On s'entraide. Il n'y a pas d'ego mal placé. On ne va pas se plaindre de jouer dans une telle équipe."

Après votre élimination surprise en coupe de France, le président du club, Jocelyn Fontanel, a régi comment ? C'était tendu ? 

"Tendu ? Oui et non. Il nous a surtout dit qu'il fallait se projeter sur le match suivant, La Duchère, en championnat. Après, c'est sûr que contre une R2 (Crest-Aouste), on devait mieux faire, en coupe de France."

Le derby contre La Duchère avait quel enjeu alors ? 

"Il fallait bien se remettre dans le championnat, remettre le bleu de chauffe pour l'emporter. En marquant tôt, on a rendu la suite plus simple. On s'est souvent retrouvés à trois ou quatre dans la surface. Quand il y avait un ballon entre deux, on était les premiers. Collectivement on était au point."

Avoir autant de monde dans la surface, est-ce une demande de votre coach ?

"Clairement, oui."

Vous avez connu l'exigence d'Alain Pochat à Villefranche. Celle de Jamal Alioui, votre entraîneur à Chasselay, se traduit comment ?

"Il est exigeant parce qu'il voit la qualité de ce groupe. Je ne dis pas qu'il en demande beaucoup mais il sait qu'avec autant de talent dans une équipe, on ne doit pas faire moins."

"A Villefranche, c'était une autre histoire"

Une saison réussie pour vous au Goal FC, ce serait quoi ?

"Ce serait de rester dans le haut de tableau jusqu'à la fin."

Et à titre personnel ?

"Une montée en National".

Comme celle que vous avez connue à Villefranche en 2018 ?

"A Villefranche, c'était une autre histoire, un autre groupe. Là aussi on essaie de vivre de bons moments avec ce groupe."

Vous avez gardé quoi de ce passage au FCVB ?

"L'épopée en coupe de France et ce 8e face au PSG. C'était une belle aventure à vivre."

En N2, il y a, avec Hyères notamment, des clubs qui mettent de gros moyens pour monter alors que la poule ressemble plus à National bis. Vous voyez ça comment ?

"C'est pas l'argent, ni les noms sur le papier qui comptent. C'est toujours le terrain qui parle, à la fin."

Propos recueillis par Ralph NEPLAZ

Correspondant local de presse

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